Communiqué commun Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) – Association Montgolfière – Association Toits du Monde - Orléans – Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) – Défense des enfants international (DEI-France) – Fédération de l’entraide protestante (FEP) – Hors la rue – Réseau éducation sans frontière (RESF) :
A l’approche du vingtième anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire va devoir tirer des conclusions des travaux du groupe qu'il a réuni sur la situation des "mineurs étrangers isolés", composé de représentants de différents ministères, d'institutions et d'associations.
Tout en reconnaissant l'intérêt des travaux menés par ce groupe – qui n’ont cependant pas permis d’aboutir à un diagnostic partagé, nos associations regrettent que la nécessité de respecter en toutes circonstances les droits des mineurs ne soit pas retenue par l'administration.
Nos organisations, dont certaines ont été invitées à ce débat, avaient remis aux membres du groupe de travail des recommandations Pour une application du droit commun dans la prise en charge des mineurs isolés étrangers en quête d’asile et de protection (en pièce jointe) et tiennent à en réitérer certaines, telles que :
- l’exigence de prohibition de l’enfermement de tout mineur isolé, notamment en zone d’attente, incompatible avec la nécessité de sa protection ;
- la nécessité d’abandonner le recours à l’expertise médicale pour tenter de déterminer l’âge des personnes se présentant comme mineures ;
- le caractère impératif de la mise en œuvre d’une protection renforcée des mineurs demandeurs d’asile ;
- la délivrance de plein droit d'un titre de séjour au jeune majeur ayant fait l'objet d'une mesure de protection ;
- le caractère indispensable d’une réelle application des mesures de protection de l’enfance, y compris du point de vue sanitaire ;
- la nécessaire prise en compte de tous les éléments de danger afin de mieux protéger les mineurs isolés étrangers ;
- la nécessité de mettre en place des mesures de protection spécifiques concernant les mineurs en situation de traite, sous la responsabilité du juge des enfants.
C’est donc avec la plus grande inquiétude, dans un contexte de suppression annoncée de l’institution de la Défenseure des enfants et d’incertitude quant au financement du dispositif de protection de l’enfance à Paris dit Versini, que nos organisations attendent l’officialisation des conclusions ministérielles sur le sujet.
A rebours des pratiques actuelles de l'administration, la protection des mineurs isolés doit primer sur la politique de gestion des flux migratoires.
A l'occasion des 20 ans de la Cide (Convention internationale des droits de
l'enfant), la FCPE et la Ligue des droits de l'Homme d'Antony vous invitent à une conférence-débat avec notamment la participation de Françoise Dumont, vice-présidente de la LDH et Serge Portelli,
vice-président du Tribunal de Paris.Instance de participation régionale de 140 jeunes de 15 à 23 ans issus des huit départements franciliens, le Conseil Régional des Jeunes (CRJ) d'Ile-de-France, renouvellera la totalité de ses membres en décembre 2009.
Organe de consultation et de proposition, le CRJ a été créé par le conseil régional d’Île-de-France en novembre 2004 pour mieux connaître les attentes des jeunes franciliens, favoriser l’accès des jeunes à la vie socio-culturelle de l’Île-de-France, développer le sentiment d’appartenance régionale et contribuer à l’apprentissage actif de la citoyenneté. La durée du mandat des membres du CRJ est de deux ans.
Inscription en ligne impérativement avant le 21 octobre 2009. Un tirage au sort en novembre 2009, désignera les nouveaux 140 membres du CRJ 2009-2011.
Téléchargement du bulletin d'inscription en ligne : cliquez ici
Communiqué de la LDH :
Le vote de la loi CARLE est un nouvel exemple de l'obstination avec laquelle les gouvernants actuels cherchent à détruire ou à fragiliser les bases du vivre ensemble démocratique que sont la laïcité, les services publics et le réseau de proximité des collectivités territoriales.
Obliger les communes à financer la scolarisation d'élèves dans le secteur privé en dehors même de leur territoire, c'est un nouveau cadeau à l'enseignement privé, une négation de toute différence entre service public pour tous et entreprise privée d'éducation, un pas vers le chèque éducation destructeur d'école publique et, pour couronner le tout, un « contre-transfert » vers les ménages et les collectivités qui en ont le moins besoin.
La Ligue des droits de l'Homme constate que même la faillite du tout-marchand ne décourage pas les démolisseurs de service public et que les préférences religieuses affichées jusqu'au sommet de l'Etat continuent à heurter frontalement le principe constitutionnel de laïcité de la République.
La LDH appelle la représentation nationale à revenir au respect des règles et des valeurs qu'elle a pour mission de protéger.
Communiqué de la LDH :
Après avoir aménagé des centres de rétention pour y enfermer des enfants et même des nourrissons, après avoir osé prétendre qu'en France on a l'habitude de ne pas séparer les enfants de leurs parents lorsqu'on les rafle... Avant qu'un préfet ne propose au contraire à des parents en voie d'expulsion d'abandonner leurs enfants aux services sociaux français, le gouvernement poursuit à sa manière la préparation du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant : il envisage tout simplement... la suppression de l'institution du Défenseur des enfants, créée par la loi du 6 mars 2000.
Sans doute l'actuelle Défenseure des enfants a-t-elle déplu en prenant au sérieux la défense des enfants et de leurs droits, comme la Commission nationale de déontologie des forces de sécurité avait eu le tort de reconnaître l'existence de violences policières, ce qui lui avait valu naguère une tentative d'étranglement budgétaire. La punition sera donc la même pour ces deux Autorités trop indépendantes : elles disparaissent au profit du Défenseur des droits prévu par la récente révision constitutionnelle, institution généraliste et donc moins gênante. Dans le projet débattu en Conseil des ministres, on ne trouve pas même une référence, fût-elle symbolique, au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant. La France, si ce projet devait être adopté, se singulariserait une fois encore tristement parmi les démocraties européennes.
Et pour que la forme soit digne du fond, le gouvernement a soigneusement évité de consulter la Défenseure des enfants et même de répondre à ses demandes de concertation : la « rupture » avec la tradition républicaine concerne le respect des contre-pouvoirs et du dialogue institutionnel autant que la garantie des droits fondamentaux.
La Ligue des droits de l'Homme appelle toutes celles et ceux qui considèrent que le respect des droits des enfants doit être préservé des manœuvres politiciennes à se mobiliser pour éviter cette inacceptable régression de l'Etat de droit.
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Communiqué de l'Inter-LGBT :
Suppression du poste de la Défenseure des enfants : un recul des droits et des libertés fondamentales
L'Inter-LGBT déplore l'annonce de la suppression du poste de Défenseur-e des enfants. Alors que le travail de Dominique VERSINI est reconnu par l'ensemble de ses interlocuteurs, la disparition de cette fonction présage-t-elle d’un recul des droits fondamentaux pour les enfants ?
En effet, dès 2006, dans son rapport intitulé « L'enfant au cœur des nouvelles parentalités », la Défenseure des enfants préconisait la protection des enfants vivant dans une famille homoparentale à travers la création d’un véritable statut du tiers, l’une des revendications portées par l’Inter-LGBT. Dans l'intérêt supérieur de l'enfant, elle s’engageait donc en faveur des liens affectifs essentiels et pérennes qui existent entre un enfant et un tiers qui participe à son éducation. Dans son rapport de 2007 « Adolescents en souffrance, plaidoyer pour une véritable prise en charge », elle abordait la question de la sur-suicidalité des jeunes homosexuel-le-s.
En juin 2008, Dominique VERSINI était venue à l’ouverture de la Marche des fiertés et avait défilé avec nous « Pour une école sans AUCUNE discrimination ».
L'Inter-LGBT, dans la ligne de ce qu'elle préconisait déjà en 2006, affirme la nécessité pour les enfants vivant dans un cadre homoparental de voir enfin à l'ordre du jour du calendrier parlementaire l'examen du projet de loi sur la réforme de l'autorité parentale et du droit des tiers. Elle salue le travail accompli en ce sens par la Défenseure des enfants et estime injustifiée la disparition de cette autorité indépendante. Elle s'en inquiète, car cela ne préjuge rien de bon pour les libertés publiques et pour les droits des enfants, et demande instamment au gouvernement de revenir sur cette décision infondée.
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Communiqué de l'Unicef :
« Le projet de suppression du poste de Défenseur des enfants est un recul certain et dangereux pour les droits des enfants. Ils risquent aujourd'hui d'être orphelins de leur avocat »
martèle Jacques Hintzy, Président de l’Unicef France. Véritable «douche froide», le projet de loi déposé par le gouvernement et visant à supprimer cette institution indépendante n’a fait l’objet
d’aucune concertation. « Il n’y a pas eu de groupe de travail, de discussion ouverte, déplore Dominique Versini, actuelle Défenseure des enfants. J’ai découvert cette disposition par
hasard, c’est de la maltraitance institutionnelle.»
Signez la pétition en page :
http://www.unicef.fr/contenu/pour-le-maintien-du-defenseur-des-enfants
A l'appel d'Ensemble contre la peine de mort :
Pour la 7e Journée mondiale Contre la Peine de mort de 2009, la Coalition mondiale appelle les pays ayant ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant à respecter leurs
engagements et à ne plus exécuter de mineurs. Cet appel concerne plus particulièrement les quatre pays qui continuent à exécuter des mineurs : l’Arabie saoudite, l’Iran, le Soudan et le
Yémen.
La pétition leur sera remise le 20 novembre 2009, date du 20e anniversaire de la Convention.
En 2007, onze mineurs (personnes mineures au moment du crime pour lequel elles ont été condamnées) ont été exécutés : huit en Iran, deux en Arabie saoudite et un au Yémen. En 2008, au moins huit
mineurs ont été exécutés en Iran selon Amnesty International et au moins 140 autres étaient dans les couloirs de la mort, selon l’organisation Stop Child Executions. Au premier semestre 2009, au
moins cinq mineurs ont déjà été exécutés : trois en Iran et deux en Arabie saoudite.
Au Soudan, quatre adolescents de 17 ans seraient actuellement jugés pour avoir participé aux attentats de Khartoum, tandis qu’un mineur âgé de 17 ans et un autre, qui serait âgé de 16 ans, auraient été condamnés à mort en juillet et août 2008 selon le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'homme au Soudan. Selon la Convention internationale relative aux droits de l’enfant « ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans » (art.37).
A l’occasion du 20e anniversaire de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et de la Journée mondiale contre la peine de mort, nous, les signataires, appelons les autorités d’Arabie saoudite, d’Iran, du Soudan et du Yémen à respecter leurs engagements internationaux et à ne plus exécuter de mineurs !
Signez la pétition en ligne : cliquez ici
Appel lancé par RESF (dont la LDH est signataire) :
« Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière. Il est donc inenvisageable de séparer les enfants de leurs parents lors du placement en centre de rétention administrative ».
Eric Besson, juin 2009, Réponse à F.C.
« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. »
Convention internationale des droits de l’enfant (art.9),
Les étrangers privés du droit au séjour par une loi sans cesse plus restrictive sont des travailleurs. Ce sont aussi souvent des pères et des mères de familles, « coupables » d’être venus vivre en France, « coupables » d’y avoir fondé ou reconstitué une famille, « coupables » de vouloir pour eux-mêmes et leurs enfants un avenir meilleur. Ces familles en danger sont, pour un grand nombre d’entre elles, protégées par la solidarité et la mobilisation actives autour d’elles.
Mais quand les autorités préfectorales interpellent un père, une mère ou toute une famille et les envoient dans des prisons pour étrangers en vue d’une expulsion, cet enfermement administratif ignore l’intérêt supérieur de l’enfant, viole la Convention Internationale des Droits de l’Enfant :
- Aucun enfant ne sort indemne de son enfermement arbitraire, de son arrachement brutal au milieu dans lequel il vit, à son école et à ses copains.
- Aucun enfant n’échappe à un traumatisme majeur, quand il a vu son père entre deux policiers, menotté et traité comme un criminel.
- L’expulsion familiale est une humiliation collective dont personne ne se remet, les enfants moins que tout autre.
- L’expulsion d’un père ou d’une mère est un tremblement de terre qui détruit parents et enfants jour après jour. Celui qui est frappé perd tout à la fois son compagnon, ses enfants, son travail, la vie qu’il a construite et se retrouve, démuni de tout, déposé sur le tarmac d’un aéroport où personne ne l’attend.
- Le conjoint et les enfants demeurés en France, privés d'un père ou d'une mère, restent sans ressources, sans appui, au minimum pour des mois, le plus souvent pour des années, parfois pour toujours. Qui pourra mesurer et dire leur souffrance ? Pour beaucoup, c’est un lent engloutissement dans le silence. Il faut survivre, trouver des ressources, espérer un retour qui ne vient pas, tenir, replié sur sa honte ou alors, comme l’espèrent préfets et ministres, partir, acculés par le désespoir et le dénuement.
Le ministre qui légitime l’emprisonnement des enfants au nom de l’unité familiale la méprise souverainement dès lors qu’il s’agit de démembrer une famille en expulsant l’un des deux parents, le père le plus souvent ou, parfois, la mère. La liberté qu’il accorde aux parents d’abandonner leurs enfants pour leur éviter leur enfermement est une monstruosité. Le placement de mineurs en centre de rétention, leur expulsion éventuelle, leur existence bouleversée sont insupportables. Nous ne les admettons pas
Mais nous demandons aussi que soit mis un terme à la traque des familles.
- Le maintien de l’unité familiale doit devenir la règle et ne plus servir de prétexte à l’enfermement d’enfants.
- Le droit de vivre en famille dans la sécurité et le droit à la scolarité doivent être reconnus de façon intangible.
- Le démembrement des familles doit être proscrit.
- Les parents qui ont été expulsés en violation de ces principes doivent être rapatriés.
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Sur la base de cet appel, RESF organisera
- à Paris à partir du 20 septembre un rassemblement de signataires (associations, personnalités, citoyens)
qui se relaieront chaque dimanche de 17 h à 18 h sur le parvis de Notre-Dame, face à la Préfecture de police de Paris, pour dénoncer une politique migratoire qui fait bon marché des droits de l’Homme en général et de ceux de l’enfant en particulier.
- partout en France au cours des mois d’octobre et de novembre, des initiatives sur la défense des droits de l’Enfant, des jeunes et des familles sans papiers.
Nous vous invitons à participer nombreux et à faire participer autour de vous à cette campagne !
Alors que cette semaine plus de 6,6 millions d'enfants ont fait leur rentrée scolaire... :
- Chen, 4 ans, contraint de vivre caché à Clermont-Ferrand, n'a pas pu faire sa rentrée des classes.
Lu à ce sujet dans France Soir : "Chen n’est pas venu avant-hier à l’école
Nestor-Perret. « C’était trop dangereux, ses parents ont peur et nous craignons qu’ils soient arrêtés », explique Corine Mialon, membre de RESF (Réseau éducation sans frontières) qui soutient la
famille, comme diverses associations, des parents d’élèves et des élus de la ville. Une peur qui amène le couple à vivre désormais caché et à ne plus répondre au téléphone. « L’Etat
français leur demande de retourner en Chine et de demander, par la suite, un visa pour la France, mais on sait bien que c’est impossible ! » s’emporte Marie de la Ligue des droits de l’homme
(LDH). La famille avait ordre d’embarquer pour Pékin, mercredi soir, mais elle a choisi de ne pas le faire et de se cacher sous la protection de RESF. Une décision risquée, assumée par leurs
défenseurs. Tous implorent le préfet du Puy-de-Dôme, Patrick Stéfanini, « de ne pas s’entêter et de régulariser les Tang-Zhou »".
Bien que le cartable de Chen était prêt, il n'a pas pu faire sa rentrée scolaire. « C’est dommage parce que symboliquement on aurait bien aimé qu’il rentre pour montrer que les enfants ne
doivent pas subir ce genre de situation », souligne Fabienne Irondelle, de la FCPE (parents d’élèves) dans un article de La Montagne.
- Mohamed, en Isère, privé de ses parents pour sa rentrée.
Lu dans Le Dauphiné
Libéré : "À huit ans, Mohammed, le cadet d'un famille de trois enfants, rentrait hier à l'école. CE2, Pont-du-Drac, Fontaine, un bonhomme parmi d'autres. Mais lui a traversé son été
caché, « traqué » dixit Sylvie Labatte membre de RESF (Réseau d'Education sans frontières) quand ses camarades passaient leurs journées au grand jour. Eux dehors, lui dedans. Eux avec leurs
parents à la rentrée des classes, lui sans maman Mahjouba, restée cloîtrée dans un lieu tenu secret pour ne pas s'exposer à la lumière, source de toutes les craintes, notamment d'une arrestation
policière.Karine Leveel, l'institutrice nouvellement arrivée, ouvre grand les yeux sur une histoire qu'elle a découverte récemment avec l'effarement d'une première de ce type à gérer. « Mon but,
c'est qu'il fasse sa rentrée comme tous les autres ». Impossible, au milieu des flashs. Impossible quand enseignants et soutiens jettent un œil régulier devant le portail où tous redoutent
l'arrivée des uniformes".
- Chama Dieumerci Abel Gabriel a cinq ans et demi, devait rentrer en cours préparatoire à Saint-Denis. Il vit déjà séparé de sa
maman qui ne peut s’occuper de lui. Son père, qui vit en France depuis 2002, avait demandé en 2006 la régularisation au titre de la circulaire Sarkozy. Ne l’ayant pas obtenue, il est sur le point
d’être expulsé en Angola.
Lu dans l'Humanité : "Chama, petit garçon est rentré seul au CP hier, à Saint-Denis. Le tribunal
administratif de Cergy-Pontoise a rejeté, hier, le recours contre la procédure d’expulsion de son père, Joao Abel Gabriel, arrêté mercredi dernier et placé en centre de rétention. Depuis, Chama
est livré à lui-même".