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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:57

Lu dans Le Parisien du 23/02/2011 (extraits) :

 

"Ils ont posé leur tente dès 4 heures devant les parois de fer et d’acier. Hier matin, le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le collectif de Bagneux de soutien aux sans-papiers a mené une opération spectaculaire devant la sous-préfecture d’Antony.
Une trentaine de militants associatifs et quelques élus de gauche ont manifesté leur aide à plusieurs élèves étrangers des lycées de Châtenay-Malabry et de Sceaux.
Ceux-ci venaient « tenter de faire régulariser leur situation ». Alors que le soleil était encore loin de se lever, un campement s’est installé devant le bâtiment de l’Etat : des tentes, une distribution de café et de viennoiseries, une sono déversant, à partir de 6 heures, les paroles des « P’tits Papiers » chantée par Jane Birkin…
Le réseau dénonce les conditionsd’accueil au service étrangers de la sous-préfecture. Selon RESF, le mardi, seules 15 demandes sont satisfaites aprèsavoir récupéré un ticket d’attente. Et d’accuser : « Ceux qui sont 16es ou plus gagnent le droit de revenir la semaine suivante. (…) Pourquoi faire simple quand on peut multiplier les attentes, les démarches, les rendez-vous et les documents à fournir ?…
Mais ce n’est pas de l’incompétence : c’est une politique délibérément mise en oeuvre par les préfectures pour faire de la délivrance des titres de séjour un parcours dissuasif. »

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:46

Communiqué LDH :

Une fois de plus, c'est à la police que le gouvernement confie le soin de s'occuper d'enfants. Le 15 février 2011 au matin, à Abbeville et à Amiens, c'est un gigantesque déploiement de police que les enfants de deux foyers de l'Aide sociale à l'enfance (Ase) ont dû subir. C'est que l'enjeu devait être de taille pour mobiliser vingt policiers en tenue, deux policiers en civil et deux fourgons de police. Il s'agissait d'interpeller neuf jeunes, pris en charge par l’Ase, résidant dans deux foyers distincts à Abbeville et à Amiens. Leur point commun est d'être tous scolarisés à Amiens : au lycée Romain Rolland pour huit d'entre eux, et au collège C. Franck pour un d’entre eux.

L’interpellation a été « musclée », selon les propres termes de la directrice de l’un des foyers, qui a indiqué que les jeunes de 6 à 18 ans qui y sont accueillis ont été choqués de la violence déployée. Ils bénéficient, depuis, d’une aide psychologique.

Une fois interpellés, la préfecture de la Somme ayant pris à leur encontre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, les neuf jeunes ont été placés dans différents centres de rétention administrative : Oissel-Rouen, Plaisir, Vincennes, Mesnil-Amelot. Le lundi 21 février, le tribunal administratif de Rouen a annulé cinq des arrêtés préfectoraux, au motif notamment que les actes de naissance des intéressés n’étaient pas remis en cause par le préfet, et que les tests osseux n’avaient aucune fiabilité.

A ce jour six des jeunes interpellés ont été libérés, deux comparaissent aujourd'hui, jeudi 24 février, devant la juridiction administrative. Quant au dernier, il risque l'éloignement, son recours ayant été rejeté.

La LDH s'oppose à ce qui est une violation des droits des enfants. D'abord parce que les conditions d’interpellation sont d'autant plus inacceptables qu'il s'agit de mineurs. Ensuite parce que la position de l'Ase n'a pas consisté à assurer leur protection. Enfin parce que l'administration n'aurait jamais dû mettre en œuvre une procédure d’éloignement du territoire, alors qu'elle ne dispose d’aucun élément pour mettre en doute la minorité des jeunes interpellés.

La LDH demande que toutes les mesures à l'encontre des jeunes soient annulées, et leur retour dans leur foyer d'accueil. Elle récuse l'utilisation militarisée des forces de police pour arrêter jusqu'à des enfants. Elle demande que toute la lumière soit faite sur les errements et les agissements des responsables qui ont autorisé leur interpellation, et qui n'ont pas assuré leur protection.

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 08:03

Communiqué du Réseau Universités Sans Frontières de Nanterre :

Le 18 février 2011, Kamilla est venue trouver le Réseau Universités Sans Frontières. Mauricienne, celle-ci a obtenu un baccalauréat dans son pays en 2003 : arrivée en France chez sa tante, elle tente alors de s’inscrire en première année de droit à Nanterre en 2004. Depuis, année après année, l’administration, le bureau A09, lui refuse tout retrait de formulaire d’inscription « pour défaut de titre de séjour » au mépris total des règles en vigueur.

 

Six années. Six ans perdus, broyés par l’administration.

Intermède en 2007 : sortant de leur silence, les agents du bureau A09 lui opposent l’obligation de produire un « dossier blanc », à remplir dans le pays d’origine. Décidant de repartir avec les économies accumulées ici en travaillant comme garde d’enfants et avec la peur de ne pouvoir revenir sur le territoire français, elle remplit le dossier, qui reste finalement sans réponse. Tout dossier transmis à l’administration devrait pourtant donner lieu à un refus ou une acceptation motivés. De retour en France, elle continue ses demandes à Nanterre. Jusqu’à aujourd’hui et même après l’arrêt des demandes de titres de séjour lors des inscriptions, théoriquement obtenu en 2010 (note de service du 19/07/2010 de C. Crowley), Kamilla se voit une nouvelle fois refuser tout formulaire. Les agents se paient le luxe, devant sa demande d’explication, de la remettre à sa place de façon vindicative. Après ces six années passées à tenter d’entrer dans le système universitaire, elle prend alors contact avec des associations de soutien qui la sortent de l’isolement malgré sa volonté d’abandonner et de rentrer dans son pays.

Où en est Kamilla aujourd’hui ?

Après deux entrevues avec le vice-président de l’université, Cornelius Crowley, et malgré la gravité des défaillances et fautes graves de son administration, on veut détourner le problème. On oppose désormais à Kamilla un diplôme de baccalauréat non équivalent pour empêcher son inscription accélérée en L1, l’obligeant à perdre une nouvelle année pour un diplôme d’équivalence au lieu de rééquilibrer le préjudice subi. Cette obligation d’équivalence, il fallait la lui proposer il y a six ans, elle l’aurait remplie avec assiduité.

Qu’est-ce qu’une question d’équivalence en comparaison de ces six années de vies détruites ? Kamilla, comme tous les étudiants sans papiers, doit avoir le droit d’essayer, et pourquoi pas, d’échouer.

Un cas caricatural peut-être, exemplaire certainement

Kamilla représente le paroxysme de ce que l’administration chiffrée des étrangers et l’aveuglement devant des cas humains peuvent offrir de pire. Parce qu’elle se fait dans le silence de bureaux soi-disant soumis à des règles strictes et opposables. Parce qu’elle s’impose à ceux qui, placés dans une situation de fragilité, d’infériorité, se font d’autant plus facilement broyer par les machines administratives qu’ils ont moins les moyens de se défendre.

Et pourtant, si les agents du bureau A09 sont responsables, sont-ils les seuls ? Comment comprendre que des agents continuent à demander des titres de séjour au mépris des règlements, des notes de service censément appliquées et surveillées par les hiérarchies qui en ont la charge ? Jusqu’à quand la présidence de l’université se défaussera de sa responsabilité dans le sort réservé chaque jour aux étrangers ?

Et nous, jusqu’à quand accepterons-nous les différences de traitement entre étudiants français et étrangers ? Jusqu’où laisserons-nous aller ce paternalisme teinté de zèle à l’égard des plus faibles, de ceux qui, comme Kamilla, n’osent pas se défendre autrement que dans les règles ? Que faire lorsque les règles qui, d’ordinaire, sont déjà rarement faites pour eux, ne leur sont même pas exposées ou refusées ?

A ces logiques administratives intolérables, à l’absence de réponses à la hauteur de la situation, aux fausses questions d’équivalence de diplômes jamais assez bons parce qu’ils viennent de pays étrangers, au rouleau compresseur administratif qui écrase des vies, nous décidons aujourd’hui avec Kamilla, avec vous, de dire NON.

Parce que nous pensons qu’à travers ce cas exemplaire, c’est tout un système de gestion des carrières universitaires qui a été trop loin. Parce que nous pensons qu’aux logiques racistes et chiffrées il est encore possible d’opposer des décisions humaines et responsables. Nous appelons tous ceux qui se soucient encore de l’humain, du lieu où ils étudient, où ils professent, où ils travaillent, à refuser cette situation.

Tant qu’une telle inégalité de droit (ne parlons même pas de fait) entre les étudiants existera, cette université méconnaîtra les principes fondamentaux sur lesquelles elle est censée s’être bâtie.



La liberté ôtée à un seul d’entre nous réduit à néant la liberté de tous les autres.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:31

Et si le XXIème siècle venait de commencer avec la révolution tunisienne suivie par celle du peuple égyptien, en attendant d’autres peuples gagnés par la fièvre de la liberté et de l’intelligence, par le courage de ces jeunes avides d ‘écrire à leur tour une page de l’histoire des hommes ?
Nos politiques, nos intellectuels européens sont aujourd’hui incapables de faire entendre notre voix pour dire notre joie devant ces événements qui marqueront à jamais ce début de siècle. Où sont les grandes voix européennes pour dire ce que nous ressentons. Il faudrait un Sartre, un Malraux, un William Blake, ou encore un Bertold Brecht. Chez nous ce sont les  plus âgés qui se font entendre comme Stéphane Hessel et Edgar Morin…
Les « grands » de l’Europe sont aujourd’hui muets. Que craignent-ils ? Ils ne savent qu’ajouter à leur manque courage et de lucidité l’agitation du chiffon rouge de l’intégrisme religieux
Le colonialisme a asservi pendant des siècles ces peuples de l’Orient. L’Occident a cru bon de soutenir des despotes qui ont su à leur tour étouffer les voix de la révolte. Aujourd’hui, le couvercle saute. Que ce soit à Tunis, au Caire, demain peut-être à Alger et dans d’autres coins du monde, les peuples prennent la parole. Les droits de l’homme et du citoyen  n’ont jamais été autant d’actualité ni aussi lourd de sens.
Puisqu’il y a autant de mutisme, autant de réserve de la part des gouvernements européens, il est de notre devoir à nous, peuples de l’Europe,  de dire notre soutien et notre admiration, notre fraternité à ces jeunes femmes et à ces jeunes hommes courageux.

 

Ce sont eux qui, aujourd’hui, sont les héritiers de la Révolution française.
Ce sont eux qui, aujourd’hui, écrivent l’histoire

 

J. Vigoureux

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 08:07

amiable.jpgLa député Marie-Hélène Amiable est intervenue concernant la loi organique et ordinaire relatifs au Défenseur des droits. Elle a ainsi rappelé, avec la création du Défenseur des droits regroupant les fonctions de la Halde, du CNDS et de la défenseure des enfants,  "la crainte que ne se disperse l’essence même des autorités administratives existantes, aussi diverses dans leur fonctionnement que dans leurs missions. Cette crainte, à la lumière des différentes lectures qui ont été faites de ce texte, s’avère fondée tant leurs missions se retrouvent délayées dans un grand tout bien trop vaste. En lieu et place d’un outil intelligent et collégia"l, le gouvernement est "en train de dessiner les contours d’une espèce de colosse administratif, d’une usine à gaz difficilement gérable. Une seule question aurait dû sous-tendre nos travaux, à savoir : quels outils mettre en place afin que les droits fondamentaux et les libertés publiques de nos concitoyens soient le mieux respectés, voire défendus ? Au lieu de cela, le mode de nomination et le mode de fonctionnement choisis sont symptomatiques du fossé qui s’élargit entre citoyens et chose publique et de la mainmise du seul défenseur nommé par le chef de l’Etat. L’omnipotence qu’implique cette nomination aurait pu être, éventuellement, contrecarrée par une collégialité réelle, gage d’indépendance et de libertés. Il n’en est rien puisque les pouvoirs, les cadres d’action et les missions ne sont pas suffisamment partagés. Dans ces textes, au contraire, se dessine un pouvoir arbitraire du défenseur".

Plus d'information en cliquant ici

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 07:59

D'après le Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal :


Après le Rwanda, le Burundi et le Togo, le Gabon est le quatrième pays africain à avoir aboli la peine de mort ces trois dernières années. Il rejoint ainsi les deux tiers des pays de la planète abolitionnistes de droit ou en pratique. Cette très bonne nouvelle et un encouragement de plus pour le combat résolu qui hâtera le jour de l’abolition universelle. Malheureusement, ce début d’année est aussi marqué par de mauvaises nouvelles, à l’exemple des Etats-Unis qui ont déjà exécuté 6 condamnés dont deux par injection létale de produits vétérinaires dans l’Oklahoma … portant à 1.240 le nombre d’exécutés depuis le rétablissement en 1976 de la peine capitale aux Etats-Unis.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:42

mrap.jpgCommuniqué du Mrap : la justice rappelle que l'expression raciste n'est pas une opinion mais un délit.

Eric Zemmour a été condamné pour provocation raciste à la discrimination, à la violence ou la haine.

Le 6 mars 2010 dans l'émission "Salut les terriens" diffusée sur Canal Plus, Eric Zemmour avait déclaré à propos des contrôles au faciès: "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait". Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

Le MRAP se félicite de ces deux condamnations. C'est une victoire pour la République et ses valeurs universelles, au premier rang desquelles se trouve le droit à l'égalité. Le tribunal a sanctionné Eric Zemmour qui a cru pouvoir stigmatiser les individus à raison de leurs origines ethniques. En ce sens, la justice rappelle que l'expression raciste n'est pas une opinion mais un délit.

 

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sos-racismeCommuniqué de SOS Racisme :

Affaire Zemmour : Quand un membre du Gouvernement critique une décision de justice…
   
SOS Racisme tient à exprimer sa consternation suite aux déclarations de Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux transports, à propos de la double condamnation prononcée ce jour par le TGI de Paris à l’encontre d’Eric Zemmour.

Au-delà du fait que Monsieur Mariani se pose une fois de plus en soutien d’une personne reconnue par un tribunal de la République coupable de provocation à la discrimination raciale, il est pour le moins malvenu qu’un membre du Gouvernement se lance dans une critique d’une décision de justice. Si Monsieur Mariani souhaite faire profession d’avocat, c’est son droit. Mais il ne semble pas qu’il ait été appelé au Gouvernement pour exercer cette activité.

SOS Racisme demande au Garde des Sceaux ainsi qu’au Premier ministre de veiller à ce que les membres du Gouvernement cessent de remettre en cause des décisions de justice. Au nom bien évidemment du principe de séparation des pouvoirs. Mais également parce que, face à la haine et à la discrimination, des représentants de la République se doivent de défendre les valeurs de la République et non de contribuer à les miner.

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:23

AI.gifDeux frères ont été arrêtés le 16 décembre à Tripoli. Il pourrait s’agir de prisonniers d’opinion, détenus uniquement en raison de l’intérêt qu’ils portent à la culture amazighe. L’un d’eux a signalé avoir été torturé en détention par les forces de sécurité libyennes. Tous deux risquent de subir des actes de torture à la prison de Jdaida, où ils sont détenus.

Les jumeaux Mazigh et Madghis Bouzakhar ont été arrêtés le 16 décembre à leur domicile de Tripoli, en Libye, probablement par des membres de l’Agence de sûreté extérieure, un service de renseignement du pays. Il semble qu’ils étaient soupçonnés d’« espionnage et [de] collaboration avec Israël et les sionistes ». Amnesty International pense que leur arrestation est due à leur appartenance au Congrès mondial amazigh et à d’autres activités perçues comme faisant la promotion de la culture amazighe (berbère). Ils sont actuellement détenus à la prison de Jdaida, où ils ont été transférés le 27 janvier. Madghis Bouzakhar a déclaré à son père qu’il avait été maintenu en détention à l’isolement et soumis pendant près d’un mois à des actes de torture et à d’autres mauvais traitements lorsqu’il était interrogé par des représentants de l’Agence de sûreté extérieure. Il a expliqué qu’il avait subi la torture de la falaqa (coups assenés sur la plante des pieds, avec un fouet ou un câble) et qu’il avait été roué de coups de bâton et de crosse de pistolet. Il a été interrogé à propos d’un article qu’il a rédigé sur les communautés amazighe et juive en Libye. Mazigh Bouzakhar aurait été injurié pendant qu’il était en détention. Leur père a dit craindre pour la sécurité de ses fils en raison des graves soupçons qui pèsent sur eux.

L’avocat commis d’office pour représenter les deux frères s’est officiellement renseigné à leur propos auprès des autorités le 19 janvier. Il lui a été répondu que les deux hommes étaient sous la responsabilité du parquet général. Toutefois, le 23 janvier, le parquet général a indiqué à l’avocat que Mazigh et Madghis Bouzakhar avaient été déférés au parquet de la Sûreté de l’État le 27 décembre. Cette information vient contredire une déclaration publiée par l’Agence de sûreté extérieure sur son site Internet le 12 janvier, qui indiquait que les deux hommes étaient sous la responsabilité du parquet général depuis leur arrestation, due aux soupçons de « travail et collaboration avec des services de renseignement étrangers » qui pesaient sur eux. Leur père a pu les voir deux fois dans un lieu inconnu en présence d’agents de sécurité, et une troisième fois le 31 janvier à la prison de Jdaida, après leur transfert. Leur avocat commis d’office ne semble pas avoir été autorisé à les voir ni à consulter leur dossier.

 

Plus d'informations sur le site d'Amnesty international

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 20:12

À la veille de la réunion des ministres des finances du G20 organisée à Paris les 18 et 19 février, les organisations Attac, Aides membre de la Coalition Plus et Oxfam France ont lancé la campagne de mobilisation Robin des Bois en faveur d’une taxe sur les transactions financières. « Taxer la finance pour un monde plus juste. Rejoignez le mouvement ! » est le message de Robin des Bois venu himself de la forêt de Sherwood avec sa bande à Paris ce matin pour entraîner les Français dans cette grande campagne déjà active dans plus d’une dizaine de pays à travers le monde.  Inspirée par la taxe Tobin qui proposait de taxer les transactions de change, la taxe Robin des Bois s’appliquerait à toutes les transactions financières. Fixée à seulement 0,05%, elle pourrait rapporter plusieurs centaines de milliards d’euros par an, et permettrait de lutter véritablement contre la spéculation.

La taxe Robin des Bois pourra financer les urgences sociales et environnementales mondiales, par exemple la lutte contre le sida ou contre le changement climatique. Mais elle financera aussi la construction sur le long terme d’un monde plus juste et plus stable, libéré de l’emprise de marchés financiers livrés à eux-mêmes.. Complément de l’aide au développement, la taxe sera décisive pour espérer atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

En 2011, pour la première fois, les dirigeants des 20 pays les plus riches vont consacrer une partie de leur rencontre à discuter de cette taxe. La France, qui préside cette année le G20, s’est publiquement déclarée en sa faveur ; Nicolas Sarkozy doit tenir sa promesse d’une taxe à la hauteur des besoins dès cette année et éviter une taxe au rabais.

Le mouvement Robin des Bois, ce sont déjà des centaines de milliers de personnes à travers le monde et plus de 200 organisations. Des militants, des économistes, des hommes et femmes politiques, des écrivains, des sportifs, des célébrités mais surtout des citoyens et citoyennes qui veulent que la finance se mette au service de l’humanité et non l’inverse !

Pétition en page : www.taxerobindesbois.org

La campagne Taxe Robin des bois est soutenue par les coalitions Réseau Action Climat, Action Mondiale contre la pauvreté, Action for global health et Avocats pour la santé dans le monde ; ainsi que par les organisations ATD Quart Monde, Care France, CCFD –Terre solidaire, Défi Michée, Eau Vive, Peuples solidaires (en association avec Action Aid), Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Sidaction, Solidarité laïque et Vision du monde.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:15

soshomo.gifCommuniqué de SOS Homophobie :

 

SOS homophobie et le Caélif (Collectif des Associations Etudiantes LGBT d'Île-de-France) publient, ce 17 février 2011, une enquête sur les représentations de l'homosexualité dans le milieu étudiant, réalisée au printemps 2010 en Île-de-France. Cette enquête, la première de ce genre en France, permet de dresser un panorama des perceptions de l'homosexualité et de l'homophobie chez ce public rarement ciblé. Parce que les étudiant-e-s bénéficient d'un accès facilité aux savoirs et ont toujours connu une société où l'homosexualité n'est considérée ni comme un délit (depuis 1982) ni comme une maladie mentale par l'OMS (depuis 1992), on pourrait s'attendre à ce qu'ils et elles manifestent une ouverture d'esprit certaine.

Les plus de 4000 réponses obtenues révèlent pourtant que l'homophobie n'épargne pas l'enseignement supérieur. Ainsi, parmi les principaux résultats de l'enquête, il faut souligner le fait que, pour près d'un-e étudiant-e sur cinq, l'homosexualité n'est pas « une manière d'aimer comme  une autre », et 13% des répondant-e-s estiment que l'homosexualité est « une orientation sexuelle déviante ». De même, ils et elles sont 19% à se dire « choqué-e-s » ou « dégoûté-e-s » par un couple de même sexe qui se tient la main ou s'embrasse en public.

D'après notre enquête, trois étudiant-e-s sur quatre défendent pourtant les grands principes d'égalité des droits : 73% des sondé-e-s estiment « absolument nécessaire » ou « souhaitable » que la société reconnaisse l'égalité des droits (ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels). C'est l'homophobie ordinaire et quotidienne (insultes, « plaisanteries » et moqueries) qui est minimisée et banalisée : une majorité des répondant-e-s estiment que les insultes « pédé », « enculé », « gouine » ou « tapette » ne sont pas forcément ou pas du tout homophobes. De même, 47% des répondant-e-s hétérosexuel-le-s ne constatent « jamais » d'insultes homophobes sur leur lieu d'études, contre seulement 30% des homo et bisexuel-le-s : cet écart montre combien les difficultés rencontrées par les homo et bisexuel-le-s restent méconnues.

Dans ce contexte, les administrations des établissements d'enseignement supérieur ont pleinement leur rôle à jouer pour le bien-être des étudiant-e-s homo ou bisexuel-le-s. Pourtant, de nombreux établissements d'enseignement supérieur semblent refuser de se saisir du sujet – en témoigne les difficultés que nous avons rencontrées pour diffuser ce questionnaire plus largement. Des  efforts  conjoints  doivent  être  menés  par  les  associations,  les  administrations  et  les pouvoirs publics. Aussi cette enquête se conclue-t-elle sur différentes pistes : campagnes de sensibilisation, soutien des associations LGBT de campus par leurs administrations, prise en compte de la lutte contre les discriminations dans les règlements intérieurs... Il est indispensable que le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et les établissements se saisissent véritablement de la lutte contre l'homophobie.

Pour consulter l'étude complète, cliquez ici

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