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A l'occasion des élections municipales 2008, la section LDH a interpellé les candidats de Malakoff, Bagneux et Montrouge en leur soumettant 5 questions. Vous trouverez ci-après l'ensemble des réponses qui nous ont été retournées :

1. Quelle politique comptez vous mettre en place pour favoriser l'intégration des immigrés sur votre commune? Quelles mesures concrètes?

Bagneux

- Frédéric Napoléone (UMP/NC) :

- Marie Darves-Bornoz (Modem) : Je vous avoue ma perplexité devant votre question. Que signifie, ici, le mot « immigré » ? S’agit-il de primo-arrivants, de sans papiers, d’étrangers séjournant de façon régulière sur notre sol, de naturalisés, de Français dont les parents étaient étrangers ? Les problèmes et les remèdes étant très différents d’un cas à l’autre, je ne puis vous répondre.

- Marie-Hélène Amiable (PCF/PS/Verts) : Bagneux est une ville multiculturelle et plurielle et j'ai toujours eu à cœur de défendre les droits et les devoirs des populations d'origine étrangère. Cette attention, cette action, nous les inscrivons dans une démarche de construction d'une ville pour tous, sans exclusion et ou chacun puisse trouver sa place. Pour nous, les immigrés sont des citoyens à part entière et je suis attachée à l'idée de «communauté de citoyens» avec des droits et des devoirs partagés. Dans ce cadre là, ils bénéficient comme l'ensemble des habitants des services et prestations proposés, des équipements mis à disposition. Ils peuvent également participer aux conseils de quartier et à la vie associative. Des cours d alphabétisation sont également proposés par nos deux centres sociaux et culturels. Nous organisons une fois par an une réception pour les personnes ayant obtenu la nationalité française. Nous apportons également avec le Réseau d'Education Sans Frontières et le Comité local de Sans Papiers notre soutien et aide aux familles sans papiers avec des enfants scolarisés. Ce travail et cette action se poursuivront. Enfin, dans la future équipe municipale, c'est tout naturellement que des candidats issus de l'immigration seront présents.

Malakoff

- Jean-Emmanuel Paillon : Malakoff est une ville où la mixité est et doit rester une valeur partagée, ce qui explique que l’intégration des immigrés dans la commune est plutôt bonne. Nous étudions néanmoins la possibilité de proposer à la communauté musulmane la mise à disposition d’un lieu de prière. L’aide aux devoirs, les politiques sportive et culturelle sont également des vecteurs de l’intégration. Notre engagement est de favoriser le fonctionnement de ces associations qui apportent tant aux citoyens de toutes origines.

- Catherine Margaté (PCF/PS/Antilibéraux) : Pour notre part, nous considérons que les immigrés sont des citoyens à part entière au même titre que les français. Ils sont intégrés naturellement à la vie de la cité et bénéficient dans les mêmes conditions que l’ensemble des habitants de la ville, des prestations de la commune (quotient familial, 40% de logements sociaux, Centre municipal de santé etc...).
Une fois par an, nous organisons une petite réception conviviale, très appréciée, pour les personnes ayant obtenu leur naturalisation française accompagnées de leur famille. Nous pensons que ce qui a contribué et contribue à la richesse et au dynamisme de la France tout au long de son histoire, ce sont notamment, les apports des multiples vagues d’immigration qui ont permis un enrichissement mutuel et un brassage des cultures. Cela contribue à la diversité de notre ville, à laquelle nous sommes très attachés.

- Thierry Guilmart (UMP/NC/PR) : Chaque individu désireux de s’intégrer dans une nouvelle aire géographique est avant tout un être « déraciné », avec des repères mouvants. Il est dans ces conditions en proie à des paramètres qu’il n’avait pas forcément mesurés lors de son émigration tels que le degré d’appartenance au monde qui l’entoure, il est soumis à la pression de n’avoir aucun point d’appuis sur lesquels reposer ses interrogations.  A cela vient se greffer le choc culturel pour les immigrants extra européen car chaque zone géographique est le produit de civilisation distincte qui tire, pour chacune d’elle, sa légitimité de par son histoire commune construite siècle après siècle, mais également de comportements et de valeurs communes. C’est pourquoi il est important, comme postulat de base, que l’immigrant manifeste un minimum d’intérêt pour la civilisation qu’il souhaite intégrer et adhère à ses valeurs. Dans ce cadre, ce dernier devra montrer non seulement une connaissance mais aussi un intérêt pour la culture, les traditions  et afficher une certaine maîtrise de la langue française afin de favoriser ses relations et son intégration au sein d’une communauté désireuse de l'assimiler. En effet, ce dernier point est un point central au bénéfice de l’immigrant, il ne faut pas l’exclure ou favoriser le communautarisme mais bien au contraire faire en sorte qu’il sente avoir acquis le droit de faire parti d’une communauté d’intérêts.

- Ziad Goudjil (Verts) : Cours municipaux d'appropriation des principes laïques avec mise en exergue des approches communes dans les cultures d'origine. Mise en place d'un conseil consultatif des résidents étrangers. Encouragements à l'acquisition de la nationalité française.

- Malakoff autrement à gauche ! (soutenue par la LCR) : Les immigrés qui vivent dans la commune, qui parfois y travaillent, qui y paient des impôts doivent avoir les mêmes droits que les autres citoyens. Pour ce faire la municipalité pourra prendre des initiatives pour tenter d'imposer une loi pour le vote des étrangers (Statut d'élus associés au conseil municipal, par exemple…)

Montrouge

- Wilfried Vincent (PS/PRG/Verts/PCF) : Je ne fais pas de distinction entre les citoyens. Tous doivent être considérés avec égalité. Le soutien de la collectivité va aux plus faibles, sans distinction d'aucune sorte, afin de les aider à acquérir ou à retrouver la dignité et l'indépendance de vie que chacun est en droit d'attendre. Je n'ignore pas, cependant, les difficultés que peuvent rencontrer les personnes d'origine étrangère dans le domaine scolaire, dans la recherche d'un logement ou d'un emploi par exemple. Sur toutes ces questions, chacun doit trouver sa place et être respecté.

- Jean-Eric Branaa (sans étiquette) : Nous étudions la possibilité de proposer à la communauté musulmane la mise à disposition d’un lieu de prière. Pour le reste, les étrangers doivent pouvoir bénéficier des mêmes prestations que les autres, dès lors qu’ils sont résidents de la ville. Il faudra certainement faire un effort en direction de ceux qui ne parlent pas la langue, en mettant par exemple en place des cours d’alphabétisation, ou la prise en charge de l’aide aux devoirs de leurs enfants.

- Jean-Loup Metton (UMP/NC) :

2. Quelle est votre position concernant le droit de vote et d'éligibilité des étrangers non communautaires aux élections locales ?

Bagneux

- Frédéric Napoléone (UMP/NC) :

- Marie Darves-Bornoz (Modem) : Comme François Bayrou, qui a affirmé très clairement son point de vue sur la question lors de la campagne présidentielle, nous y sommes favorables. Toute personne qui réside depuis quelques années dans la même commune, qui y paie ses impôts, qui y scolarise ses enfants, doit avoir la possibilité de prendre part aux choix collectifs.

- Marie-Hélène Amiable (PCF/PS/Verts) :  J'y suis favorable et je me suis, à plusieurs fois, exprimée en sa faveur. En effet il ne serait que justice que les étrangers non communautaires qui participent à la vie de leur cité, à la vie associative, qui paient leurs impôts locaux puissent voter aux scrutins municipaux. Le conseil municipal, à l'exception de certains élus de l'opposition, a ainsi adopté en décembre 2005 un vœu demandant le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales. Ce vœu, nous l'avons adressé au Président de la République de l'époque ainsi qu'aux présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat leur demandant de remettre cette question à l'ordre du jour. Cette proposition figurera dans le futur projet municipal.

Malakoff

- Jean-Emmanuel Paillon : Nous sommes bien sûr favorables au vote et à l’éligibilité des étrangers aux élections municipales, à condition qu’ils résident depuis plus de trois ans sur la commune. Nous pensons que cela devrait surtout s’accompagner d’un dispositif d’information important, pour inciter les étrangers à s’inscrire et à voter pour qu’ils connaissent et exercent effectivement ce nouveau droit.

- Catherine Margaté (PCF/PS/Antilibéraux) : Nous sommes favorables au droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaires aux élections locales. D’ailleurs, il y a quelques années, nous avons organisé à Malakoff un référendum sur cette question qui a connu une bonne participation et un résultat positif pour le droit de vote.

- Thierry Guilmart (UMP/NC/PR) : Le droit de vote est par définition un droit. Pour pousser plus loin l’analyse c’est aussi un devoir pour tout citoyen vivant ou non dans son pays … La nationalité serait dénaturée et de peu d’effet si elle n’était pas corrélée au vote c’est pourquoi voter dans le pays qui nous a vu grandir permet aux expatriés de ce pays de trouver, là encore, une opportunité de limiter son déracinement… Cela permet à l’émigrant, qui n’a pas le désir de s’installer définitivement dans son pays d’accueil, de garder des points de contacts avec les citoyens de son pays d’origine. Le désir de changer de nationalité s’accompagne d’un droit de vote bien légitime. O combien symbolique et précieux.

- Ziad Goudjil (Verts) : Totalement pour le droit de vote et l'éligibilité des résidents étrangers aux municipales.

- Malakoff autrement à gauche ! (soutenue par la LCR) : Cela rejoint la première réponse. Les étrangers non communautaires doivent pouvoir voter et être éligibles.

Montrouge

- Wilfried Vincent (PS/PRG/Verts/PCF) : L'ensemble des partis qui soutiennent la liste que je conduis sont en faveur du droit de vote et de l'éligibilité aux élections locales des étrangers non européens. J'ajouterai que je suis personnellement favorable à la pleine citoyenneté, c'est-à-dire à favoriser l'acquisition de la nationalité française qui assure que tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs. Par ailleurs, les consultations qui pourraient avoir lieu sur les questions locales s'adresseraient à l'ensemble des Montrougiens sur le sul critère du lieu de résidence.

- Jean-Eric Branaa (sans étiquette) : L’éligibilité des étrangers aux élections municipales ne doit poser aucun problème. Il est raisonnable et permet de lutter contre l’exclusion. Notre liste comporte un citoyen européen. Il nous apparait évident que les Montrougiens d’origine étrangère non communautaire devrait également pouvoir être présents et pouvoir participer aux choix de la Cité..

- Jean-Loup Metton (UMP/NC) :

3. Comment comptez-vous favoriser la vie associative et la démocratie locale (notamment la prise en compte de la représentation de la jeunesse ou de la population immigrée) ?

Bagneux

- Frédéric Napoléone (UMP/NC) :

- Marie Darves-Bornoz (Modem) : La vie associative à Bagneux est riche et diversifiée, mais elle a depuis des années beaucoup trop servi de relais à l’influence de la municipalité communiste. Quant à la démocratie locale, elle est apparemment parfaite dans notre ville ; mais quiconque a essayé de s’y investir sait très bien que les différentes instances de concertation existantes, et notamment les conseils de quartier, sont strictement encadrés. Ce sont dans le meilleur des cas des chambres d’enregistrement, dans le pire, de pures séances de prêchi-prêcha où un adjoint et quelques militants viennent répandre la bonne parole. Ces pratiques doivent cesser. En coupant le cordon ombilical, je favoriserai la vie associative et la démocratie locale de la meilleure façon qui soit : je leur rendrai leur liberté.
Je ne suis pas sûre de comprendre ce qu’est la « la prise en compte de la représentation de la jeunesse » et la « population immigrée » (cette dernière expression me semble comporter une très déplaisante connotation ethnique, mais je me trompe peut-être…)

- Marie-Hélène Amiable (PCF/PS/Verts) : Bagneux est riche de près de 300 associations qui animent la ville dans les domaines culturel, sportif, humanitaire, social. Ces associations vivent grâce à la générosité et au dévouement de nombreux bénévoles. Pour favonser cette vie associative, nous poursuivrons les efforts engagés avec la création du conseil de la vie associative, la mise à disposition de panneaux d'informations dans la ville, la prise en charge par la municipalité de la formation des bénévoles associatifs sur les questions financières et juridiques. La tenue une fois par an d'un Forum ou d'une Fête des associations permet de faire connaître ce tissu associatif et de promouvoir leurs activités, et cela dans le respect de leur autonomie.

Sur la démocratie locale, je suis très attachée à ce que chaque habitant participe à la vie  locale et à la gestion de la cité. Nous avons ainsi pris un certain nombre d'initiatives pour favoriser cette participation : des rencontres publiques annuelles avec le Maire, les six conseils de quartier qui entrent dans leur quatrième année d'existence, les conseils d'usagers des structures municipales. Nous poursuivrons notre réflexion pour élargir encore la participation des Balnéolais à cette vie locale. Dans ce cadre là, nous envisageons la création d'ateliers villes thématiques. Au travers du budget participatif mis en place il y a deux ans, les Balnéolais ont la possibilité de choisir les travaux et aménagements qu'ils jugent prioritaires dans leur quartier. Quant à la  représentation de la jeunesse qui fait partie de nos priorités, nous avons relancer le Conseil local de la jeunesse qui avec notre service municipal organisent de nombreuses initiatives citoyennes. L'engagement associatif et citoyen est, en tout cas, des valeurs qui continueront d'être au cœur de la transformation et de la construction du Bagneux de demain.

Malakoff

- Jean-Emmanuel Paillon : Une de nos propositions phares pour Malakoff (proposition n° 1 de notre programme) consiste en la mise en place de conseils de quartier, conseils qui n’existent pas encore aujourd’hui mais où pourraient se discuter collectivement et dans la durée ce qui intéresse l’ensemble des habitants (voirie, équipements, accessibilité, lutte contre les incivilités…). Nous proposons également la mise en place d’un poste d'adjoint dédié la démocratie locale (proposition n°2 de notre programme), chargé également de monter des projets pour renforcer la participation de la jeunesse et des populations immigrées à la vie locale.

- Catherine Margaté (PCF/PS/Antilibéraux) : Malakoff comporte un tissu associatif et citoyen dynamique et créatif qui participe à l’information de la population, à l’animation de la vie locale et au climat convivial de notre ville. Nous souhaitons continuer à favoriser une vie associative active en développant notamment le rôle de la nouvelle Maison de la vie associative, en concertation avec les associations, en élaborant avec elles une Charte de la vie associative, reconnaissant leur autonomie et leurs liens avec la collectivité et en mettant à leur disposition des outils de communication, comme par exemple un site internet.
Concernant la démocratie locale, outre les réunions publiques, les visites de quartiers, la tenue de forums, nous souhaitons créer des comités de quartiers afin de faciliter une participation plus active de chaque citoyen à la vie quotidienne de la cité. Une réflexion sur la création d’un conseil des « sages » (séniors) est à mener. Quant à la représentation de la jeunesse qui est un vivier d’énergie et fait partie de nos priorités, nous souhaitons impulser l’implication des jeunes dans la vie locale à travers la mise en place d’un conseil des jeunes qu’ils animeront et dont ils détermineront les règles de fonctionnement.

- Thierry Guilmart (UMP/NC/PR) : La jeunesse qu’elle soit ou non issue de la population immigrée doit être prise en considération à sa juste valeur. Ainsi, je souhaite maintenir aux associations le niveau des subventions actuelles. Mais au-delà de ce paramètre, j’attache la plus haute importance au fait d’améliorer la participation de tous les citoyens et donc de la jeunesse, par des conseils de quartiers et des référendums sur des questions majeures. Ces points figurent d’ailleurs en bonne place dans mon programme.

- Ziad Goudjil (Verts) : Mise en place d'un conseil consultatif des résidents étrangers et fête de la laicité en France et proposition de co- organisation dans les pays d'origine.

- Malakoff autrement à gauche ! (soutenue par la LCR) : La participation à la vie sociale, culturelle et économique de la ville doit rester ouverte à l’initiative citoyenne de tous et toutes.
Une information réellement transparente des citoyens doit être instaurée, par tous les moyens disponibles (panneaux d’affichage, site Internet interactif, journal municipal).
 Notre objectif est de permettre une réelle implication de TOUS les citoyens dans la vie communale, y compris les habitants de Malakoff de nationalité étrangère.
A l’initiative d’un nombre minimal (à fixer) de citoyens de Malakoff, la possibilité d’un référendum sur les questions d’importance intéressant tous les habitant-e-s de la commune devrait être instaurée.
Des réunions de quartier organisées, animées et présidées par les habitants, avec participation des élus et des services techniques de la municipalité, devraient être constituées afin de permettre une expression collective, parfois contradictoire, des besoins des habitants.
Au quotidien, nous proposons que chaque établissement public municipal (sportif, culturel, social…) soit doté d’un cahier de communication où tout habitant pourrait déposer des commentaires, des questions, des suggestions, des critiques ou des félicitations. Une équipe municipale répondra personnellement au dépositaire du message et informera les élus.

Nous souhaitons mettre en place un conseil municipal des jeunes doté d'un budget qu’ils seront chargés d'animer et qui sera force de propositions.

Montrouge

- Wilfried Vincent (PS/PRG/Verts/PCF) :

Les associations montrougiennes sont nombreuses. Elles rencontrent beaucoup de difficultés pour développer leurs activités au service des Montrougiens. Pourtant, elles contribuent à l'animation de la ville, à créer des solidarités et du lien social entre nos concitoyens. Leurs activités et leur expression doivent être favorisés. Pour cela, j'entends mettre en place un Conseil local des associations qui aura à traiter de toutes les questions concernant l'ensemble des associations.

Plus largement, la démocratie locale doit permettre à chaque Montrougien de participer à la vie de sa ville. Des conseils de quartiers permettront d'assurer une vie démocratique locale en associant nos concitoyens aux projets qui les concernent.

Plus spécifiquement, pour les jeunes, un "Réseau Jeunes Citoyens" aura vocation à être un centre de référence afin de les aider dans les démarches qu'ils peuvent avoir à effectuer aussi bien en matière de formation, de santé, de recherche de logement et d'emploi. Ce Réseau Jeunes Citoyens aura aussi pour mission de participer à l'éducation à la citoyenneté. Il permettra de sensibiliser les jeunes à la question des libertés et des droits fondamentaux dans le respect de l'égalité de tous. Par ailleurs, un Conseil de la jeunesse, travaillant en liaison avec le Conseil municipal permettra l'expression des jeunes qui ne sont pas écoutés aujourd'hui dans notre ville.

- Jean-Eric Branaa (sans étiquette) : Notre programme a pour base un projet de ville : redonner à Montrouge un espace dans lequel les habitants pourront s’exprimer et participer à la vie de la cité. Pour cela, nous proposons la mise en place de maisons de la démocratie, dans chaque quartier. De véritables conseils de quartier dans lesquels les habitants pourront s’exprimer sont la seule vraie solution de rupture fasse à une habitude de concentration des pouvoirs et des décisions. La ville est faite pour les habitants et il faut trouver les moyens de les associer à son évolution. Un adjoint sera dédié la démocratie locale et à la vie associative. Il travaillera en respect d’une charte de la Vie Associative et de la démocratie Locale qui sera écrite en concertation avec les habitants, dans le cadre des misons de la démocratie.

- Jean-Loup Metton (UMP/NC) :

4. Quelles mesures concrètes pour limiter ségrégation et exclusion sociale?

Bagneux

- Frédéric Napoléone (UMP/NC) :

- Marie Darves-Bornoz (Modem) : Ségrégation et exclusion sont bien réelles à Bagneux ; et depuis toujours, elles y font l’objet d’un traitement exclusivement social. C’est, nous semble-t-il, une grave erreur. Les aides publiques sont sans doute indispensables, mais elles sont en elles-mêmes incapables de résoudre le problème. A la racine de tout ces maux, il y a en effet des réalités économiques : pauvreté, inactivité, chômage. Mes colistiers et moi-même nous voulons de toutes nos forces relancer l’économie dans notre commune, l’une des plus pauvres du département. Ce n’est pas simplement (ni même principalement) pour des raisons comptables : nous pensons que c’est le plus grand service que nous puissions rendre à nos concitoyens, et en particulier à ceux qui souffrent. Nous voulons qu’ils aient tous un emploi et un vrai salaire pour subvenir à leurs besoins, pour être pleinement et véritablement indépendants, pour pouvoir choisir leur logement, etc. Les « mesures concrètes » que nous prendrons ne seront donc pas de nouvelles prestations sociales, de nouvelles aides : elles viseront à la création et l’installation d’entreprises sur le territoire de Bagneux.

- Marie-Hélène Amiable (PCF/PS/Verts) : Nous avons la volonté de permettre à toutes les catégories sociales de vivre à Bagneux, à quelques kilomètres de Paris, Bagneux est une ville ouverte, solidaire, sachant accueillir toutes celles et tous ceux qui viennent y vivre ou travailler. Cela se traduit par une offre de logements sociaux de 50% et des services publics de qualité, diversifiés. La préservation, le développement des services publics de proximité sont, pour nous, un important moyen de lutter contre les exclusions. Cette conception du service public communal, soucieuse de répondre au plus près des besoins des Balnéolais, nous allons continuer à la promouvoir à la défendre malgré les nombreuses attaques dont les services publics de proximité font aujourd'hui l'objet. L'implication de la ville dans des dispositifs en matière d'éducation (réussite éducative) et de santé (atelier santé ville) permettent également de participer efficacement à lutter contre les inégalités. Je prends chaque année un arrêté pour interdire les expulsions locatives des habitants en difficultés économiques et sociales et je continuerai à le faire. C'est un combat pour la dignité.

Malakoff

- Jean-Emmanuel Paillon : Pour lutter contre la ségrégation et la constitution de « ghettos», Malakoff doit rester un « laboratoire social », un lieu de mixité sociale, générationnelle et urbaine. Concrètement cela veut dire qu’il ne faut pas vouloir rompre le fragile équilibre actuellement atteint entre logements sociaux et zones pavillonnaires. En matière d’exclusion, il nous apparaît également important que les services sociaux soient mobilisés le plus en amont possible pour détecter les cas d’exclusion, afin de proposer des solutions quand il en est encore temps. Il est également nécessaire de conforter les moyens dédiés aux associations locales qui luttent contre toutes les formes d’exclusion.

- Catherine Margaté (PCF/PS/Antilibéraux) : L’identité de Malakoff se fonde sur des valeurs de solidarité, de justice sociale, de tolérance, de respect mutuel, de laïcité, de convivialité, de culture de paix et d’amitié entre les peuples.
Malakoff est une ville populaire, multiculturelle et plurielle qui s’inscrit dans une tradition généreuse d’accueil des personnes venues d’ailleurs. Elle s’est efforcée tout au long de son histoire de faire de la volonté de vivre ensemble de ses habitants, quelque soit leur origine, un élément essentiel de la vie de la commune.
Nous refusons et combattons la ségrégation et l’exclusion sociale par la mise en place d’une politique offensive de solidarité qui s’articule à travers l’application du quotient familial à l’ensemble de nos prestations, une politique dynamique de logement qui se traduit par l’implantation sur la ville de 40% de logements sociaux. Par ailleurs, nous disposons de centres sociaux ouverts à l’ensemble des familles qui proposent de multiples activités et actions en direction des plus jeunes avec de multiples animations et une aide aux devoirs, en direction des familles avec une aide à la parentalité, en direction des personnes étrangères avec des cours d’alphabétisation. Nous favorisons des initiatives de mise en commun des diversités culturelles. De plus, nous poursuivons nos aides et actions envers ceux qui connaissent le plus de difficultés, avec notamment un soutien matériel aux chômeurs de longue durée et aux jeunes à la recherche d’un premier emploi. Nous favorisons également l’accès des plus démunis à toutes les initiatives municipales, sportives et culturelles.

- Thierry Guilmart (UMP/NC/PR) : Il faut éviter les ghettos qui sont favorisés par un nombre élevé de logements sociaux établis à partir d’une politique d’assistanat. Cette stratégie non seulement ne favorise pas l’épanouissement mais également repose sur des règles arbitraires. En effet, il est préférable de tirer les gens vers le haut plutôt que de les maintenir dans une situation de « survie ».  Il est particulièrement scandaleux de ne pas permettre aux revenus les plus modestes l’accès à la propriété à des tarifs très inférieurs au prix du marché. Etant un enfant de Malakoff ayant grandi en HLM, je trouve particulièrement insultant de vouloir laisser des personnes en situation de dépendance par calcul politique. Il faut rompre avec cette sordide stratégie en aidant les habitants de Malakoff à posséder un bien qu’ils pourront transmettre à leurs enfants.

- Ziad Goudjil (Verts) : Favoriser la mixité sociale dans le logement ou à l'école. Aider les meilleurs élèves par la prise en charge des abonnements de revues technique, scientifique et culturelles par exemple.Préparer des sessions de révision gratuite dans les centres de vacances de la ville de Malakoff.

- Malakoff autrement à gauche ! (soutenue par la LCR) : Notre démarche de participation devrait nous permettre de collecter auprès des habitants les éléments de ségrégation et d'exclusion dont ils ont été les témoins ou les victimes.
Suivant la nature de ces éléments (racisme, sexisme, homophobie, extrême pauvreté, difficultés liées au handicap ou à l'appartenance politique ou religieuse),
nous interviendrons auprès des auteurs et des victimes en fonction des textes de lois si ceux ci nous paraissent adaptés, si non nous lutterons pour dénoncer ces textes et les faire changer.
De manière préventive, des campagnes sur des sujets de solidarité ciblée seront mise en oeuvre.
L'air du temps nous montre que la précarité financière va malheureusement tendre à se développer.
L'alimentation, le logement, la santé et l'éducation des plus pauvres d'entre nous devraient s'en ressentir.
Ceci sera la priorité de nos élus.

Il est difficile de s'engager plus avant sans connaître plus précisément la réalité communale.

Montrouge

 - Wilfried Vincent (PS/PRG/Verts/PCF) : La question de la ségrégation et de l'exclusion sociale est particulièrement sensible à Montrouge. De nombreux Montrougiens, jeunes ou moins jeunes, font part de leur crainte de ne pouvoir rester dans notre ville. Les choix de la droite, ces dernières années, en matière d'urbanisme et de construction, conduisent à une exclusion de fait d'une partie de la population, celle qui a les plus bas revenus mais aussi une partie des familles à revenus moyens. J'entends mettre fin à cette politique en révisant le plan local d'urbanisme avec pour objectif le développement de la ville dans le respect de la diversité de sa population. Dans notre ville, l'accès aux sports, à la culture et aux autres loisirs est aussi un facteur de discrimination pour ceux qui n'ont que peu de moyens. C'est pourquoi, parmi d'autres actions, la révision du quotient familial devra permettre un accès pour tous à ces activités.

- Jean-Eric Branaa (sans étiquette) : Montrouge  peut et doit relever le défi de la mixité sociale. Les communes voisines de la nôtre souffrent d’une situation de déséquilibre. Cela engendre une méfiance entre les communes, et les groupes qui composent ces communes.

La prise en compte des différences doivent se faire de façon volontaire en ne se contentant pas de respecter les normes minimales imposées par la loi en matière de logements sociaux, mais en proposant une politique plus orientée pour une redistribution entre les citoyens. Concernant très spécifiquement le territoire de notre commune, cela passera une proposition d’habitat social au cœur de la ville, notamment en proposant du partenariat avec les bailleurs privés. 

L’intérêt doit également se porter avec urgence sur les enfants, qui sont les premières victimes de l’exclusion : aide aux devoirs, lieu d’accueil pour le sport, les loisirs, formation à la citoyenneté, les pistes sont nombreuses ; au-delà du catalogue de proposition, c’est la direction que nous souhaitons suivre en réorientant les priorités dans ce domaine.

- Jean-Loup Metton (UMP/NC) :

5. Quel avis portez vous sur la mise en place du fichier base élève ?

Bagneux

- Frédéric Napoléone (UMP/NC) :

- Marie Darves-Bornoz (Modem) : Comme humanistes, nous sommes en principe très circonspects à l’égard des fichiers personnels, quels qu’ils soient. Cette prudence inspirera tous nos actes si nous sommes élus. Mais les inquiétudes exprimées au sujet de Base élèves nous paraissent, à ce stade, largement exagérées.

- Marie-Hélène Amiable (PCF/PS/Verts) :  Si l'on peut comprendre l'intérêt d'avoir des informations qui permettent une meilleure maîtrise et transparence dans les effectifs des écoles notamment, je suis, par contre, réticente à la mise en place de fichiers qui stigmatisent certaines populations et qui s'inscrit dans un contrôle social. Je partage ainsi les inquiétudes exprimées par de nombreuses associations et syndicats d'enseignants quant à la mise en place de tels outils qui risque de marquer l'enfant durant toute sa scolarité.

Malakoff

- Jean-Emmanuel Paillon : Nous partageons les inquiétudes exprimées par la Ligue des droits de l’homme concernant la mise en place d’un tel fichier. On peut en effet légitimement se poser la question : à qui et à quoi vont réellement servir ces données ? Même si les inquiétudes des associations ont permis de retirer la mention liée à la nationalité, il nous paraît important qu'il en soit de même s'agissant du suivi d'un enfant par un éducateur et de toute référence aux familles monoparentales, car ses mentions n'ont pas leur place dans ce type de fichier. Enfin, il ne nous paraît pas du tout opportun que ce fichier soit croisé avec ceux des mairies.

- Catherine Margaté (PCF/PS/Antilibéraux) : Soucieux du respect des libertés individuelles, nous sommes réticents par principe à la mise en place de fichiers qui peuvent déboucher sur la stigmatisation de certaines catégories de population. En ce qui concerne le fichier base élève, nous avons participé aux côtés de nombreux mouvements et associations  pour obtenir que n’apparaisse pas la mention de nationalité ou d’autres mentions stigmatisantes qui pourraient être préjudiciables au bon déroulement de la scolarité des enfants.
Par ailleurs, nous apportons notre entier soutien au Réseau Education Sans Frontières pour la régularisation des familles sans titre de séjour ayant des enfants scolarisés car nous sommes favorables au droit à l’éducation pour tous.

- Thierry Guilmart (UMP/NC/PR) : Comme vous avez souligné plus haut l’importance de la jeunesse, je ne vous apprendrai rien en vous disant que l’éducation de cette jeunesse est la valeur ajoutée qui pérennisera le dynamisme de notre pays. C’est pourquoi l’affaissement du niveau  culturel d’une jeunesse en désarroi, bien que l’Education Nationale déploie toute son énergie à cacher le marasme, exige que nous trouvions des solutions. Ce fichier entre dans cette logique. Il ne s’agit pas d’entériner une méthodologie sécuritaire mais d’expérimenter un fichier. Analysons les avantages et les inconvénients afin de déterminer si nous sommes dans la bonne voie.

- Ziad Goudjil (Verts) : Contre

- Malakoff autrement à gauche ! (soutenue par la LCR) : Le fichier "Base Élèves" permet de savoir pas mal de choses sur chaque enfant : lieu de naissance, année d’arrivée en France, nationalité, aides sociales, absentéisme, parcours scolaire (redoublements...), langues vivantes étudiées, horaires et mode de transport domicile école, horaires et mode de garde avant et après l’école...: il est probable que ce fichier ne serve pas qu’à produire des statistiques à des fins pédagogiques.
La loi Sarkozy sur la délinquance du 5 mars 2007 a modifié le code de l’éducation et enjoint aux maires de croiser les fichiers d’élèves avec les fichiers d’attribution d’aides sociales - afin par exempte de supprimer les allocations familiales aux parents d’enfants coupables d’absentéisme. Les renseignements sur la nationalité et l’origine pourraient aussi être utilisés par la police pour expulser des dizaines de milliers de familles sans papiers.
Avec l’interconnexion des fichiers, les espaces de vie privée disparaissent les uns après les autres. Base élèves s’inscrit dans la logique du contrôle de l’ensemble de la société.
Base élèves ne sert en rien à l'amélioration de la réussite scolaire des élèves, base élèves est par contre l’outil idéal pour un contrôle renforcé de la population.

Nous refusons le principe d’un fichier informatisé national et partageable des enfants.

Montrouge

- Wilfried Vincent (PS/PRG/Verts/PCF) : Je suis opposé au fichier base élève. En premier lieu, la sécurité de ce fichier n'est pas assurée alors même que des renseignements nominatifs et personnels y figurent. Le deuxième problème est la collecte d'informations qui n'ont pas lieu d'être dans un tel fichier. Enfin, je considère qu'il n'est pas du ressort d'une mairie de détenir des informations relatives au comportement des élèves. Ces informations sont du ressort de l'Education nationale et ne doivent pas "suivre" la vie scolaire d'un enfant et le stigmatiser.

- Jean-Eric Branaa (sans étiquette) : La mise en place d’un tel fichier pose de réels problèmes dès lors qu’on ne connait pas les limites dans l’utilisation des données recueillies. Les renseignements collectés ne semblent pas tous opportuns et on peut se féliciter du combat des associations qui a permis de retirer la mention de la nationalité. Cela démontre que tout cela s’est fait un peu vite et avec trop peu de concertation.

- Jean-Loup Metton (UMP/NC) :

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