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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 01:28

Bonjour,

notre section porte le nom officiel de Montrouge Bagneux et aujourd'hui nos adhérent.es sont de Malakoff, Montrouge, Bagneux, Clamart, Arcueil, de Boulogne... en passant par Palaiseau !
Trouvons ensemble un nom qui nous représente au mieux géographiquement.

Vous êtes toutes et tous invité.es à participer pour cette consultation.

  • Un outil de vote et de discussion pour les adhérent.es est disponible pour nous aider à décider collectivement.

Inscrivez-vous : https://www.loomio.org/d/CitTN5Wh/nom-de-notre-section

Merci de votre implication et de votre aide. Amicalement, à très bientôt.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 14:35
Consultation des candidats aux municipales

Une grande consultation a été lancée ce lundi 10 mars à l’adresse de 160 candidats têtes de listes pour les municipales qui se dérouleront les 23 et 30 mars prochain.
Le collectif « Droit de vote 2014 » qui a pour objectif de lancer le débat sur le droit de vote des résidents étrangers, rappelle que plus que jamais cette question est d’actualité.

Beaucoup de parents d’élèves, d’acteurs associatifs de représentants syndicaux d’ouvriers, d’employés de chefs d’entreprises seront privés du droit à la désignation de leur futur maire.
Le lien «indéfectible» posé par la Constitution entre la nationalité et la citoyenneté a été infirmé par l’octroi du droit de vote et d’éligibilité aux élections locales et européennes aux résident étrangers de l’Union européenne il y a plus de 20 ans, et certains d’entre eux seront même élus dans les jours qui viennent.
Cette inégalité entre résidents étrangers n’a que trop duré.

Les quatre derniers Présidents de la Républiques se sont prononcés, durablement ou non, favorablement pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.
Tous les responsables politiques même locaux ont ce devoir de participer à l’évolution de l’exercice démocratique, comme cela a été le cas en 1944 en accordant le droit de vote aux femmes.
D’autres pays européens ont déjà engagés les marches du progrès et de l’égalité en accordant à leurs résidents étrangers le droit de vote aux élections locales voire plus.
Tous les responsables politiques doivent s’engager dans cette démarche le gouvernement en proposant de modifier la constitution, les parlementaires (députés et sénateurs) en modifiant la constitution lors de la réunion en congrès, mais aussi les élus locaux qui désignent les sénateurs.

Ainsi dans les Hauts de Seine comme ailleurs, il est comme une évidence que ceux qui depuis toujours soutiennent le droit de vote des résidents étrangers, interpellent ces futurs élus, qui auront à designer les sénateurs au cours de leur mandat.
C’est dans cette optique, que le collectif des hauts de seine, qui avait déjà lancé la campagne il y a un an lors d’une conférence de presse à l’Assemblé Nationale a lancé une large consultation à l’adresse des 160 candidats têtes de liste dans les Hauts de seine, de droite comme de gauche.
Leur positionnement est fondamental afin que les citoyens qui sont appelés aux urnes les 23 et 30 mars prochain prennent aussi en compte l’intérêt que portent les candidats à l’élargissement de la démocratie locale à l’ensemble des acteurs de leur ville.

La consultation lancée dès ce lundi 10 mars consiste à répondre à la question suivante :
« Aux prochaines élections municipales des étrangers voteront et seront éligibles, il s’agit des résidents étrangers communautaires (de la communauté européenne).
Êtes vous favorables (dans les mêmes conditions que les résidents étrangers communautaires c'est-à-dire, ne peuvent être maire, ne peuvent être grand électeur, et ne peuvent participer à la désignation des grands électeurs) au droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extracommunautaires aux élections municipales ? »

Les réponses sont à retourner à contact.92@droitdevote2014.org avant le lundi 17 mars 2014 au soir.
Les réponses et les non-réponses seront publiées sur le site www.droitdevote2014.org à la veille du premier tour.

Le collectif droit de vote 2014 des Hauts-de-Seine
contact.92@droitdevote2014.org

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:31

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme :


Pour l’égalité des femmes et des hommes, pour la mixité des droits C’est parce que l’égalité de fait a progressé entre les femmes et les hommes depuis les années 1970, grâce aux combats féministes, que les inégalités persistantes sont de plus en plus inacceptables. Plus on a de libertés et de droits, plus fortes sont les exigences d’égalité.


Or l’écart reste immense aujourd’hui entre une législation largement égalitaire et la situation réelle. Les inégalités – le quart de salaire en moins pour les femmes – se maintiennent et, pire, avec la crise économique, la pauvreté et la précarité féminines augmentent : femmes chômeuses, retraitées pauvres, femmes à la rue, femmes privées d’accès aux droits.


Simultanément, l’extrême droite, des traditionalistes au Front national, soutenue par une partie de la droite républicaine, agitent le fantasme d’une prétendue théorie du genre pour renvoyer les femmes à un statut d’inférieures, dans le cadre de la famille patriarcale. Elles stigmatisent l’avortement, s’attaquent aux bibliothèques et à l’école publique, entendent discriminer les homosexuels et, plus largement, les femmes et les étrangers. Idées dangereuses que le Front national instille efficacement dans le débat politique, en attendant les prochaines élections qui risquent de lui donner un poids politique plus lourd.


Ces menaces se précisent dans d’autres pays d’Europe. À l’occasion de cette journée internationale des femmes, nous réaffirmons que nous sommes solidaires des femmes espagnoles qui refusent massivement de se voir priver de leur droit à l’avortement.


De même nous sommes solidaires de celles qui, de l’autre côté de la Méditerranée, se battent pour séparer le politique du religieux et promouvoir l’égalité des droits dans les constitutions de leurs pays.


Nous soutenons les mobilisations et initiatives locales. Et nous attendons de notre gouvernement une défense énergique et effective des droits des femmes. La loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes comporte des avancées, mais elles sont insuffisantes. Oui aux ABCD de l’égalité, oui à la réaffirmation par la loi du droit à l’IVG ; non à l’abandon de la loi famille, aux fermetures de maternités et de CIVG.


Nous voulons l’accès plein et entier de toutes les femmes à leurs droits spécifiques. Nous voulons une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons une justice sociale dont les moyens ne relèvent pas seulement du budget de l’Etat, mais d’une véritable volonté politique.


Oui à une société ouverte, où toutes et tous, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine ou de classe sociale jouiront des mêmes libertés et des mêmes droits.


La Ligue des droits de l'Homme s’engage avec force pour l’effectivité de l’égalité entre les femmes et les hommes parce que lorsque les femmes luttent pour leurs droits, c’est la société tout entière qui en bénéficie. Elle appelle à la mobilisation de toutes et de tous, partout en France, pour manifester à l’occasion de la journée internationale des femmes.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 10:02
L'avancée du droit des femmes sous la Commune

8 Mars - Journée internationale des Femmes

Ci-après un extrait du texte de Claudine Rey paru dans le n°57 de La Commune

En avance sur la reconnaissance de l'union libre, les communards ont versé une pension aux veuves de Fédérés qu'elles soient mariées ou non. Un siècle avant la loi sur l'héritage pour les enfants nés en dehors du mariage, la Commune a donné les mêmes droits à tous. Pour le salaire des hommes et des femmes, elle a prôné et commencé à appliquer l'égalité de rémunération entre les instituteurs et les institutrices. Elle a permis la séparation des époux par le versement d'une pension alimentaire aux femmes qui souhaitaient rompre avec leur conjoint.
Alors que la place des femmes n'était pas reconnue à part entière dans cette société du 19e siècle, elle a laissé des femmes siéger dans les commissions municipales et. malgré l'opposition de certains, elles ont été combattantes sur les fortifications.
Ainsi Victorine Brocher est fédérée au bataillon des Turcos. Moins célèbre que Louise Michel, elle a cependant raconté dans l'ouvrage Souvenirs d'une morte vivante, sa lutte héroïque, jusque sur les barricades parisiennes. Nous la découvrons porteuse du drapeau rouge près de la Bastille jusque dans le XIXe arrondissement, où elle cache sur elle ce témoin compromettant, sans pourtant s'en séparer.
Comme elle, beaucoup d'autres ont été parties prenantes et même protectrices de la Commune. Nous les retrouvons dans le Petit dictionnaire des femmes de la Commune. (...)

Même si en 1871, tout n'a pas été gagné en soixante-douze jours, la Commune a fait preuve d'une très grande ouverture d'esprit qui a permis une immense avancée sur le long chemin du combat des femmes pour l'égalité.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 19:08
Egalité Femmes/Hommes : deux débats à Malakoff

L’association Femmes solidaires convie à deux débats à Malakoff, à la maison de la vie associative (28 rue Victor Hugo) :

- "Égalité filles-garçons : la transmission" - vendredi 7 mars 2014 de 10h à 12h
Conférence animée par le Laboratoire de l’égalité, suivie d’un débat autour de la question : Le rôle des grands-parents pour ne plus transmettre aux enfants des stéréotypes sexistes.

- "L’égalité femmes /hommes au travail, c’est pour quand ?" - mercredi 19 mars à 18h
En partenariat avec la Bourse du travail de Malakoff

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:48
En mémoire de Victor et Ilona Basch, le 16 avril à Montrouge

Ancien président de la Ligue des droits de l’Homme, Victor Basch est assassiné, du fait de ses engagements et de ses origines juives, avec son épouse Ilona, le 10 janvier 1944 près de Lyon par la milice française et la Gestapo.


C’est à Rennes, à l’occasion de l’affaire Dreyfus, que débute l’engagement politique de Victor Basch. Ce combat l’amène à faire partie dès juin 1898 des premiers adhérents de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen dont il assurera la présidence de 1926 jusqu’à sa mort.
L’engagement militant de Victor Basch l’amène à être également un acteur important du Front populaire. C’est ainsi qu’il préside à Montrouge, le 14 juillet 1935, au vélodrome Buffalo, les "Assises de la paix et de la liberté", évènement fondateur du Front populaire et de ses avancées sociales. La section de la Ligue des droits de l’Homme de Montrouge dévoilera une plaque rappelant cet événement, le mercredi 16 avril 2014 à 18h30, rue Victor Basch à Montrouge.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 21:18
Qui fait et défait la loi dans la République ?

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme :

Ainsi donc, la « Manif pour tous les intégristes » a gagné. La promesse faite en 2012, les amendements présentés par les députés socialistes lors de la loi sur le mariage instituant l’égalité d’accès à la PMA, l’engagement qui leur avait été fait que ce que l’on bloquait alors serait repris en 2014 dans la loi sur la famille… Tout cela est passé à la trappe.

Comme il y a dix ans, le ministre de l’Intérieur est Premier ministre, ministre de la Famille, ministre de la Justice, auto-investi du pouvoir de définir le « destin » des Roms, des étrangers, des homosexuels, de déclencher des censures a priori, etc.

Ainsi donc, le reste du gouvernement ne sert à rien. Le Parlement ne sert à rien. Les associations porteuses d’égalité des droits, la « société civile », dont on nous rebat les oreilles quand cela peut servir la communication électoraliste, tous ceux qui connaissent l’état réel de la société quant aux rapports familiaux, aux droits et à l’intérêt réel des enfants, eux non plus ne servent à rien.

Quel gâchis démocratique ! Aujourd’hui comme hier, le mélange d’astuce et d’inaction est un double message que ses auteurs ne sont pas en état de maîtriser. Aux manifestants d’extrême droite et de droite extrême, que l’on croit naïvement « apaiser », on montre « ce qui paie » : à quand les mobilisations des « familles » sur la « fin de vie », contre l’avortement, pour une Europe à la Mariano Rajoy ? Et message non moins redoutable, pour toutes celles et tous ceux qui avaient entendu « le changement, c’est maintenant » : citoyens électeurs qui vous imaginiez souverains, députés qui vous imaginiez législateurs, voyez comme le vrai pouvoir, qui est ailleurs, est capable de faire très vite ce qu’il n’avait pas dit, et d’oublier très vite de faire ce qu’il avait promis.

Avec cette combinaison d’impuissance et de reculade face aux forces les plus régressives, avec une forme d’autoritarisme face au Parlement et un mépris des engagements pris, c’est l’effectivité de la démocratie qui est gravement compromise. Et l’on peut craindre que ceux qui ont fait ce pas de clerc ne soient pas les seuls à en payer le prix.

La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de tous ceux et toutes celles qui continuent à faire avancer l’égalité des droits, appelle les citoyennes et les citoyens à continuer à construire ensemble un avenir qui n’est ni dans le rétroviseur ni dans l’immobilisme.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 12:49
6 février : tirer les leçons de l’histoire

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme :

Il y a quatre-vingt ans, le 6 février 1934, plusieurs organisations d’extrême droite et ligues factieuses appelaient à se rassembler devant l’Assemblée nationale avec l’objectif non dissimulé de faire tomber un gouvernement discrédité par une série de scandales et, au-delà, d’en finir avec la République.

Les factieux visaient à imposer les valeurs salvatrices d’un ordre éternel et chrétien, d’une xénophobie solidement antisémite et, par la violence, à renverser une République stigmatisée comme la chose des « rastaquouères » et des juifs, des francs-maçons et des « bolchéviks ».

Cette manifestation pesa lourdement sur la vie politique française et constitua un signal d’alarme pour tous les démocrates. Le rassemblement du Front populaire, organisé dans la foulée autour de défense de la paix, du pain et de la liberté sut mettre un coup d’arrêt à ces prétentions autoritaires.

Quatre-vingt années et une guerre mondiale plus tard, un rassemblement de réseaux, dont le point commun est la haine de l’égalité républicaine, agite le spectre d’un nouveau 6 février. L’objectif est moins d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que d’organiser la mise à bas morale du principe d’égalité républicaine.

D’où la multiplication des rumeurs, mensonges, slogans haineux, manifestations de rues et appels à la violence visant l’enseignement de l’égalité entre les sexes à l’école, l’égalité de toutes et tous devant le mariage, l’égalité entre citoyens ; d’où également cette conjonction des intégrismes mêlant antisémitisme et homophobie, dénonciation du « système » et de l’école républicaine.

Cette offensive décomplexée d’une extrême droite radicalisée, s’avère articulée avec les ambitions électorales du Front national, ainsi qu’avec certains courants de l’église catholique et une fraction non négligeable de la « droite républicaine ».

La Ligue des droits de l’Homme appelle à combattre fermement cette stratégie de la peur et cette exaltation de l’ordre moral. Cela exclut toute concession à l’esprit ambiant de xénophobie, et tout esprit de conciliation vis-à-vis des tentations d’exclusion et de restriction des droits.

C’est en rassemblant sur des valeurs d’égalité et de fraternité, de respect et de progrès social, que les forces républicaines peuvent relever le défi qui leur est lancé.

C’est en adoptant des politiques de solidarité, en refusant de s’enfermer dans des mesures d’austérité désespérantes et stériles, que la perte de confiance de l’opinion publique dans la politique gouvernementale peut être enrayée, que les bases d’un rassemblement populaire et démocratique peuvent être jetées.

C’est l’un des enjeux des élections municipales à venir. A cet égard, la participation au scrutin constitue un élément d’importance pour ne pas placer la République et la démocratie en état de faiblesse. Sans entrer dans le détail des programmes et listes soumis aux électrices et électeurs, la Ligue des droits de l'Homme rappelle que c’est en combinant la défense des libertés et du progrès social que « l'esprit de 36 » a su rassembler et faire échec aux vents mauvais.

C’est cet esprit que la Ligue des droits de l'Homme entend faire vivre dans les débats électoraux à venir en défendant des mesures concrètes pour l’égalité, la fraternité et la solidarité, en rassemblant contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’homophobie et toutes les discriminations.

La Ligue des droits de l'Homme appelle les citoyennes et citoyens, les démocrates et les républicains, la société civile et la représentation politique à en débattre ensemble, avant, durant et après la phase électorale qui s’annonce. Face aux menaces et aux discours de haine, elle appelle à se rassembler et à réinventer la promesse d’une République fraternelle et sociale porteuse d’un avenir meilleur pour tous les citoyens.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:57
Mineurs étrangers : La Fédération française de football doit respecter ses engagements !

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme :

Saisie par des présidents de club de football, la Ligue des droits de l’Homme s’est engagée à leurs côtés pour dénoncer des dispositions discriminatoires figurant dans le règlement de la Fédération française de football (FFF), concernant l’accès des mineurs étrangers à une licence.

Depuis trois ans, la Ligue des droits de l'Homme condamne l’attitude de la Fédération française de football qui, par une interprétation singulière de la circulaire 1190 de la Fédération internationale de football association (Fifa), empêche des mineurs étrangers - y compris lorsqu’ils sont nés sur le territoire français - d’obtenir une licence sportive pour pratiquer le football à titre amateur.

Suite à une intervention de la ministre des Sports, madame Valérie Fourneyron, en avril 2013, la Ligue des droits de l'Homme a pris acte de l’engagement de la FFF de ne maintenir des mesures spécifiques qu’aux demandes de premières licences des mineurs de plus de 13 ans, tout en regrettant l’existence d’un régime dérogatoire pour certains jeunes. Or, depuis cette annonce ministérielle, force est de constater que la FFF n’a rien changé à son règlement inique.

Comme le constate la Ligue des droits de l'Homme depuis l’ouverture de la saison 2013-2014, la FFF, par son interprétation absurde de la circulaire, persiste à demander des pièces qui n’existent pas remettant ainsi en cause les principes républicains et la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide).

Ce sont tous les mineurs dits « étrangers », qu’ils aient plus ou moins de 13 ans, qui sont frappés par ces mêmes dispositions insupportables qui s’appliquent depuis maintenant trois ans.

La Ligue des droits de l'Homme exige à nouveau - puisque ses précédentes interpellations sont restées lettre morte - que la FFF se mette enfin en conformité avec les demandes du gouvernement sur cette question.

Elle demande au gouvernement de ne pas se contenter d’engagements oraux mais d’exiger de la FFF une modification sans délai de ses règlements, pour que soit définitivement supprimée toute forme de distinction entre mineurs étrangers ou français.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:21

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme :

Des activistes d’extrême droite ont lancé une action nationale pour l'interdiction de l’étude du genre à l'école. Cette campagne est basée sur un mensonge. En effet, les programmes scolaires et notamment les ABCD de l’égalité contiennent, conformément au Code de l’éducation, des éléments pédagogiques combattant les archétypes sexistes et promouvant l’égalité entre les sexes.

L’école, et c’est son rôle, enseigne le refus des discriminations, l’égalité entre les filles et les garçons, la liberté de construire l’esprit critique et l’intelligence par l’accès au savoir. C’est cette dimension d’égalité qui agresse une extrême droite familialiste, dont le modèle de société est de remettre les femmes « à leur place », à la maison ; de propager auprès des parents la peur d’une société sans préjugés et sans discriminations.

En appelant à boycotter l’école sur la base du mensonge et de la désinformation, en provoquant la censure d’un livre* publié par le Centre national de documentation pédagogique, sous l’autorité du ministère de l’Education nationale lors du Salon de l’éducation, cette extrême droite familialiste entend peser sur les publications, les programmes ou encore la fréquentation scolaire.

Ces prétentions sont à prendre au sérieux et doivent être combattues énergiquement. L’école doit pouvoir poursuivre son travail pour la compréhension et l’éducation des rapports entre les hommes et les femmes, entre masculin et féminin, avec leur dimension d’inégalité, dont on sait qu’elle est grande. Leur « loi de la nature », c’est la loi du plus fort : alors que l’égalité se construit, s’apprend, comme la démocratie.

C’est pourquoi nous en appelons à la vigilance de tous les citoyens et citoyennes, face à des tentatives d’immixtion rétrogrades dans le système scolaire et de retour à l’ordre moral.

*Publié aux éditions Sceren-CNDP, et intitulé Déjouer le genre. Pratiques éducatives au collège et au lycée. L’auteur, Hugues Demoulin, est chargé de mission égalité filles/garçons dans l’académie de Rouen.

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