Samedi 17 mai 2008

Dans Le Point du 16/05, Alex Türk, président de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) s'avoue inquiet sur les libertés fondamentales précisant que "du lever au coucher, nous sommes soumis à des contrôles géographiques qui entravent notre liberté fondamentale d'aller et venir", en référence au développement des outils biométriques, des GPS et, bien entendu, de la vidéosurveillance. Ce dernier point constituera son cheval de bataille pour l'année en cours, le nombre de plaintes liées à la vidéosurveillance étant en augmentation, alors même que le gouvernement envisage d'installer plus de 30.000 nouvelles caméras dans les lieux publics. Dans une note adressée à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, la Cnil dénonce le caractère obsolète du régime juridique encadrant actuellement le dispositif et demande à disposer d'un pouvoir de contrôle unique sur les systèmes de vidéosurveillance, installés dans les lieux publics comme dans les locaux privés. "

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Sécurité
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Samedi 17 mai 2008
Lu dans Le Monde du 16/05 :  "Le premier ministre François Fillon rappelle qu'il n'y aura pas de "régularisation massive". Il n'exclut pas "d'envisager d'éventuelles modifications" de la loi. Mais pour l'instant, il oppose une fin de non recevoir à la demande d'un "Matignon des travailleurs sans-papiers" réclamé par la CGT, CFDT, la Cimade et la Ligue des droits de l'Homme".



A noter que ce matin, un rassemblement (auquel la LDH participait) se tenait à Montrouge en soutien à la famille Kamissoko.

Ayant deux enfants scolarisés à Montrouge, la famille Kamissoko est aidée et soutenue par le Réseau éducation sans frontières. De son côté, Bokara, le père de famille est accompagné dans ses démarches par la CGT. Le milieu associatif montre ainsi sa cohérence et sa cohésion dans sa solidarité avec les enfants de parents sans-papiers et avec les travailleurs sans-papiers.

N'hésitez pas à consulter les reportages réalisés par des journalistes de VSD sur cette famille : http://blog.sans-papiers.vsd.fr/
par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Immigration
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Vendredi 16 mai 2008

Suite à l'annonce du Président de la République, la députée Marie Hélène Amiable a fait paraître le communiqué suivant titré "Service minimum à l'école : provocation maximum !" :


"Ce jeudi 15 mai, jour même d'un profond mouvement de défense du service public, particulièrement suivi dans l'Education nationale, le Président de la République a annoncé que le gouvernement présenterait, avant l'été, un projet de loi pour généraliser le service minimum d'accueil à l'école en cas de grève.

Tout en ignorant manifestement les revendications et inquiétudes partagées par les enseignants, les parents d'élèves et les lycéens qui ont manifesté en masse dans toute la France, Nicolas Sarkozy choisit la provocation pour détourner l'opinion publique des véritables questions.

Le problème majeur de l'école en France, c'est l'échec scolaire et le développement des inégalités qui concernent particulièrement les jeunes issus de milieux populaires. La question urgente n'est certainement pas de réduire, par les conditions de son exercice, le droit de grève des enseignants qui ne l'utilisent qu'à titre exceptionnel.

Cette attaque se fait également en direction des collectivités locales qui, contraintes, se voient mises en cause dans leurs compétences et leur autonomie !

Le Président et son ministre de l'Education nationale ont provoqué une situation de conflit en prévoyant, dans le budget pour 2008, la suppression de 11 200 postes dans l'Education nationale, la plus grande saignée dans la fonction publique, la modification à la va-vite des programmes scolaires sans évaluation sérieuse ou la suppression de l'école le samedi matin. Cette précipitation et cette absence de concertation provoquent la colère des enseignants et de nombreux parents, que la majorité présidentielle ne pourra ignorer indéfiniment.

Pour éviter le conflit, ce qu'il faut, c'est du dialogue et de l'ambition pour le service public d'éducation. Le Président avait annoncé qu'il donnerait la priorité en 2008 à l'école. Je souhaite que la mobilisation nationale du 18 mai lui rappelle très clairement sa promesse."

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Droits économiques et sociaux
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Vendredi 16 mai 2008

Vient de paraître : "Itiniéraire d'une femme française (Clamart, Bab El Oued, Epinay-sur-Seine)" d'Hamida Ben Sadia (Bourin Editeur).

Hamida Ben Sadia milite activement pour défense des femmes en France et en Algérie. Elle est membre du Comité central de la Ligue des droits de l’Homme. 

Le récit d’Hamida Ben Sadia est unique.

Elle a été élevée par des parents venus d’Algérie, parfaitement intégrés dans la société et la culture française et éloignés de toute préoccupation religieuse. Pourtant ils n’ont pas su résister à la pression culturelle de la famille restée au pays. Le mariage forcé de leur fille en Algérie a fait son malheur et le leur.

Ce récit n’est pas un livre de revendications.

C’est l’histoire d’une femme aujourd’hui apaisée, qui s’est opposée avec force aux traditions, a réussi à imposer un divorce à son mari, puis est revenue en France en étant obligée d’abandonner ses enfants. Elle finira par les retrouver après s’être battue avec l’énergie d’une mère et la force de la militante politique et associative qu’elle est devenue.

Pour la première fois, avec ce texte fort et humain, une représentante d’une génération de femmes issues de l’immigration raconte.  Elles n’ont pas vécu dans la soumission comme leurs mères, elles ne se sont pas révoltées dans la violence contre leurs pères, elles ont dû, par leur seule ténacité et en combattant toutes les dominations, trouver une place entre deux cultures qui ne parvenaient pas à se rencontrer. Elles ont ouvert la voie à ces « beurettes » qui aujourd’hui sont l’une des promesses de la France.

 Cet ouvrage est disponible à la boutique de la LDH (01 56 55 51 04 - laboutique@ldh-france.org).



A noter également, sur la thématique du droit des femmes, la réunion publique "Les violences et agressions sexuelles faites aux femmes : quel constat, quelle réponse législative ?", le mercredi 28 mai 2008 à 19 heures - Mairie du IIIe Arrondissement - 2, rue Eugène Spuller. Cett réunion est organisée par la Section Paris-Centre de la Ligue des Droits de l’Homme vous convie, sous la Présidence de Pierre Aidenbaum, Maire du IIIe Arrondissement de Paris, en présence de Martine Billard, députée Verts de Paris, Claude Katz (avocat, membre du Comité Central de la LDH, auteur de l’ouvrage intitulé « Victimes de harcèlement sexuel : se défendre »), Suzy Roijtam (porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes), et Nicole Savy, membre du Comité Central de la LDH, déléguée du groupe de travail Egalité hommes-femmes.
Si la législation française actuelle est égalitaire au plan des rapports hommes-femmes, il subsiste toutefois de profondes inégalités dont la plus lisible concerne les violences masculines multiformes exercées à l’encontre des femmes (injures, agressions physiques, harcèlement sexuel, agressions sexuelles, viols, pornographie, incitation à la prostitution…). Il est urgent en conséquence d’élaborer une réponse législative globale prenant en compte l’ensemble de ces formes de violence et leur traitement préventif et judiciaire. Tel est l’objet de la proposition de Loi-cadre déposée à l’Assemblée Nationale et au Sénat par le groupe parlementaire de la Gauche Démocratique et Républicaine.

 

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Droits des femmes
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Vendredi 16 mai 2008

Il y a 60 ans, le conflit israélo-palestinien est né de ce qui fut en même temps la création de l’Etat d’Israël et la Nakba, la catastrophe, l’exil forcé pour des centaines de milliers de Palestiniens chassés de leur terre au nom de crimes commis par d’autres, en d’autres lieux et en d’autres temps.

 

Le petit tiers restant de la Palestine mandataire, occupé par Israël en 1967, n’a cessé depuis lors d’être grignoté par une colonisation rampante que tous les gouvernements israéliens successifs ont refusé de remettre en cause. La bande de Gaza, finalement évacuée, est soumise depuis des mois à un blocus qui constitue une punition collective illégale et inacceptable, au point que la situation humanitaire y est la pire depuis 1967. Travailler, se soigner, se nourrir y sont une gageure pour plus d’un million de personnes. Les bombardements israéliens n’y épargnent même pas les cliniques, et les « exécutions ciblées » y tuent chaque semaine des civils, y compris des enfants, dont le plus grand nombre n’ont aucun lien avec les attentats – non moins injustifiables ‑ auxquels prétendent répondre ces opérations illégales.

 

Si le tir de roquettes sur les populations civiles israéliennes est incontestablement un crime de guerre, le recours à une violence disproportionnée qui se moque totalement des pertes et des destructions civiles en est un autre. Et nul ne peut ignorer la source de cette violence, qui est l’occupation israélienne et la colonisation.

 

Quant à la Cisjordanie, elle est chaque jour davantage morcelée par les check points, par les routes de contournement desservant les colonies et par le mur non moins illégal qui l’ampute encore d’une part de son territoire transformé en peau de léopard. L’humiliation quotidienne s’y ajoute à la destruction méthodique de toute base concrète d’édification d’un Etat palestinien.

 

Aucune paix, aucune sécurité pour les populations civiles ne sera jamais atteinte dans ce mépris du droit international et humanitaire. Au contraire, la fermeture de tout espoir de solution acceptable pour le peuple palestinien contribue depuis des années à donner une prime effroyable à la violence.

 

Il est de la responsabilité des Etats démocratiques, et au premier chef de l’Union européenne, de cesser de pratiquer le « deux poids, deux mesures » en tolérant des autorités israéliennes ce qui suscite ailleurs des interventions autrement plus musclées et en fermant les yeux sur une injustice de plus en plus insoutenable.

 

Partie prenante de la campagne « Paix comme Palestine, 60 ans après : la Paix par le droit », la LDH appelle à participer au rassemblement organisé le 17 mai de 16 heures à 23 heures au Parc des expositions de la Porte de Versailles. En solidarité avec le peuple palestinien privé de ses droits les plus élémentaires. Et pour exiger la création de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967, conformément à tant de résolution des Nations unies et à tant de promesses non tenues.

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : International
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Jeudi 15 mai 2008
Les dernières infos sur les 19 salariés "sans papiers" de Veolia Environnement de Wissous :

- 9 d'entre eux ont été régularisés cette semaine 

- Ils continuent tous ensemble la grève jusqu'à la régularisation de tous !

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Immigration
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Jeudi 15 mai 2008

Ci-après un comuniqué du milieu associatif, politique et syndical de Nanterre (92) avec comme premiers signataires : Ligue des Droits de l’Homme, PCF, PS, LCR, Groupe des élus communistes et d’initiative citoyenne au Conseil Municipal de Nanterre, UFICT-CGT, CGT, Collectif Alternatif Nanterrien (CAN), CulturPX, UNEF-Nanterre, Étudiants Gayment, la Gauche Révolutionnaire, JCR, Authenti-cité, Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix (MRAP), diverses associations de Nanterre, …

"Nanterre, notre ville, s’est développée grâce à l’apport de populations venues vivre et travailler ici, cette diversité fait sa richesse. Le passé de notre ville nous rattache aux valeurs de générosité et de combat pour la liberté et l’égalité, il ne fait aucune place aux idées d’exclusion et de ségrégation. C’est pourquoi l’annonce par Jean-Marie Le Pen de son intention d’installer les locaux du siège du front national ici, à Nanterre est pour nous une provocation.

Nous respectons toutes les opinions dans la mesure où elles sont respectables, celles du front national ne le sont pas.

Construite sur le rejet de l’autre et sur l’exploitation des angoisses et des peurs que suscite une situation économique et sociale qui laisse se développer la pauvreté et l’injustice, l’idéologie du Front National n’apporte aucune solution mais diffuse la crainte et la haine là où elle s’installe.

En parlant des quartiers de Nanterre, le front national parle de « zones de non France » ce qui préfigure ses intentions quand à son installation dans notre ville.
Partout où le Front National s’installe, il apporte avec lui une ambiance délétère. Les idées du Front National ont déjà trop tendance à être banalisées au quotidien :
-A travers la chasse aux sans papier.
-A travers la mise en place d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration. 

Nous, habitants de Nanterre rencontrons tous les jours des difficultés, du fait de l’aggravation des conditions de la vie quotidienne. Nous cherchons à les résoudre ensemble, par les voies de la démocratie et de la solidarité. Nous voulons vivre en paix, dans le respect de chacun.

Nous n’avons pas besoin de Le Pen et de ses sbires, dont la venue aurait comme conséquence un trouble permanent dans la ville.

Nanterre s’opposera avec force à la venue du Front National".

Les signataires appellent à un rassemblement le samedi 17 mai 2008 à 14h00, place des Droits de l’Homme, devant la Préfecture.

 

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Extrême droite
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Jeudi 15 mai 2008

L’existence de services publics efficaces, pérennes et accessibles à tous est une garantie fondamentale des droits de l’Homme et du citoyen. Le principe même du service public fait prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers. L’égalité d’accès et de traitement fait des services publics un instrument irremplaçable de lutte contre la précarisation et la diffusion des inégalités qui menacent de plus en plus le vivre ensemble.

 

Une revue des services publics visant à les rendre plus efficaces, plus démocratiques et plus également accessibles, serait une démarche très positive. Mais la RGPP vise à réduire drastiquement l’intervention publique économique, sociale, éducative et culturelle, et à aligner la gestion publique sur le management privé. Elle compromet l’efficacité de l’action publique en sacrifiant le long terme au court terme, l’investissement durable à l’électoralisme fiscal et la paix sociale aux appétits concurrentiels. Au total, la version actuelle de la RGPP est porteuse d’une régression profonde des droits fondamentaux, mettant en péril pour longtemps la cohésion sociale.

 

La LDH, qui soutient la manifestation de ce jeudi 15 mai 2008, appelle à un grand débat public, associant les usagers, les collectivités publiques et leurs agents, pour une démocratisation des services publics dans leur gestion, dans leur évaluation et dans leur contrôle, et pour une réforme fiscale porteuse d’égalité et de « sécurisation » des missions de service public et de solidarité sociale. Afin de faire progresser l’égalité démocratique et la construction d’un véritable « développement durable ».

 

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Droits économiques et sociaux
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Jeudi 15 mai 2008

La Ligue des droits de l’Homme et la section de Paris des Amis du Monde Diplomatique organisent un débat lundi 26 mai à 19h00 à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville (3 rue Lobau 75004 Paris) avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora (animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil). Le dessinateur de presse Aurel dessinera en direct lors du débat.

Ce débat est mis en place à l’occasion de la parution dans Le Monde Diplomatique de mai 2008 du reportage de Pierre Daum et de Aurel : « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » et après la sortie du film de Jean-Pierre Lledo, Algérie, Histoires à ne pas dire "Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ?"

Inscription obligatoire : communication@ldh-france.org - tél. : 01 56 55 51 07

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Histoire
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Jeudi 15 mai 2008

ERRAZI KHEDIJA , Simo Prudence METUEGO, Abderahmane MESSAOUI , Slimane DIFFALAH , Saïba SISSOKO,  Mokrane SAADALLAH et Nourreddine LAZREG poursuivent depuis 15 jours une grève de la faim.

Au vu de l’indifférence et le silence du  Préfet des Hauts de Seine sur la situation de ces êtres humains parce que venus d’ailleurs qui se sont mis en danger pour dénoncer les dysfonctionnements et les injustices au sein de la préfecture mis en place contre cette population fragile et vulnérable des sans papiers, ainsi que le mépris et l’immobilisme du représentant de la République, le CSP (Comité de soutien aux Sans Papiers) 92 appelle à :un rassemblement à Nanterre le Vendredi 16 Mai à 10 h, à l’église St Paul.

Le CSP 92 appelle au bon sens du Préfet de recevoir immédiatement une délégation du CSP 92 accompagné de son comité de soutien.

 

                               

par LDH Malakoff-Bagneux-Montrouge-Châtillon publié dans : Immigration
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