Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 18:01

mouvement-de-la-paix.jpgLe Mouvement de la Paix de Bagneux convie le mercredi 8 février à un débat « 4 heures pour la Paix, 4 heures pour la Palestine » avec un porte-parole de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), de la communauté musulmane de Bagneux et Richard Wagman, porte-parole de l’UJFP (Union juive française pour la paix).

Débat, buffet et lecture de textes de comédiens d’un théâtre local.

 

Rendez-vous à 19 heures à la Salle Gabriel-Péri, 13 avenue Gabriel-Péri, 92220 Bagneux.

 

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : International
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 16:11

Francesca Solleville, la voix de l’espoir

 

Défendre l’universalité des droits de l’homme est un combat de longue haleine. Il nécessite de garder intacte la conviction qu’il nous est possible d’améliorer les choses et de contribuer à bâtir un avenir meilleur. Ces certitudes, Francesca Solleville les partage et les transmet. En actes et en paroles, en soutenant ces valeurs et en les chantant. « Passeur d’émotion et d’espoir », comme elle se définit, Francesca Solleville accompagne de sa voix, cette volonté de se battre pour une société plus juste et plus fraternelle. C’est un air de lutte et d’espoir, que Francesca Solleville porte depuis plus de cinquante ans, comme une déclaration d’amour et une déclinaison poétique des droits humains. Une éthique qui l’amène d’ailleurs à répondre régulièrement aux sollicitations et aux actions de la Ligue des droits de l’Homme.

 

A l’occasion de la sortie de son nouveau disque et d’un film qui lui est consacré, la section de la Ligue des droits de l’Homme de Malakoff et Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, invitent à rencontrer Francesca Solleville, vendredi 9 mars 2012, de 17h à 20h à la librairie l’Îlot Pages, 75 avenue Pierre Larousse à Malakoff.  


Seront en vente à cette occasion :

 - le dernier CD de Francesca Solleville, « La promesse à Nonna » (EPM, février 2012)

 - le DVD du documentaire de Bernard Darnault, « Francesca Solleville, montrez-moi la phrase » (Inthemood..., décembre 2011).

 

La rencontre étant accueillie dans une librairie, seront également disponibles deux ouvrages consacrés à Francesca Solleville : « Francesca Solleville. A Piena Voce » de Marc Legras (Ed. Christian Piot, 2004) et « Portraits croisés. Francesca Solleville, Allain Leprest » de Véronique Sauger (Ed. Les points sur les i, 2009)

 

Profitant de la présence de Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, lors de cette soirée, des publications de l’association seront également présentées.

9mars2012

 

 

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:06

vote2010APPEL DES MAIRES
« Pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers » en France


Le concept de citoyenneté contient le droit pour toute personne de participer aux prises de décision qui la concernent.
Etrangers comme nationaux sont impliqués dans la vie de nos cités et le « vivre ensemble » : ils participent à la vie économique, sociale et associative et contribuent déjà à la vie citoyenne en étant responsables d’association, délégués syndicaux, représentants de parents d’élèves, électeurs pour la désignation des conseils de prud’hommes, etc …
L’extension de cette citoyenneté a déjà eu lieu pour une partie des étrangers résidents, ressortissants de l’UE, qui peuvent voter aux élections municipales et européennes. Il s’agit maintenant de donner les mêmes droits à tous les étrangers résidents.
Aujourd’hui, l’opinion publique est favorable à l’évolution d’une citoyenneté attachée à la résidence et non pas seulement à la nationalité.
Aujourd’hui, les résidents étrangers doivent être considérés comme des citoyens à part entière.
Beaucoup de nos communes ont déjà oeuvré pour faire avancer ce droit : commission extra municipale, conseil des résidents étrangers, etc… Il est temps de franchir une étape supplémentaire !


C’est pourquoi, nous, Maires des Villes de :
Alençon, Allonnes, Amiens, Angers, Annemasse, Arcueil, Aubervilliers, Auxerre, Bagneux, Bègles, Besançon, Blois, Bondy, Bonifacio, Bourg-en-Bresse, Bourg-lès-Valence, Brest, Caen, Cergy, Chalette-sur-Loing, Champigny-sur-Marne, Chelles, Clamart, Clermont-Ferrand, Clichy-la-Garenne, Clichy-sous-Bois, Colombes, Creil, Créteil, Décines, Dijon, Dunkerque, Erstein, Esvres-sur-Indre, Fontenay-aux-Roses, Fontenay-sous-Bois, Fresnes, Givors, Graçay, Grand-Quevilly, Grenoble, Illkirch-Graffenstaden, Ivry-sur-Seine, La Courneuve, La Norville, Le Quesnoy, Les Ulis, Libourne, Lignerolles, L’Ile-Saint-Denis, Lille, Limay, Limeil-Brévannes, Lormont, Lyon 3e, Lyon 5e, Mainvilliers, Malakoff, Metz, Montbéliard, Montreuil, Naintré, Nantes, Orly, Palaiseau, Paris, Paris 11e, Paris 12e, Paris 13e, Paris 14e, Paris 18e, Paris 19e, Paris 20e, Paris 3e, Paris 9e, Pau, Périgueux, Peronne, Pessac, Pierre-Bénite, Plénée-Jugon, Plérin, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, Romans, Rouen, Saint-Affrique, Saint-Denis, Saint-Fons, Sens, Soissons, Strasbourg, Toulouse, Tourcoing, Valbonne, Sophia-Antipolis, Villejuif, Villeurbanne, Voiron
lançons un appel solennel et prenons l’engagement de tout mettre en oeuvre pour que le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales soit reconnu.

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Elections
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 18:13

Lettre ouverte au Premier Ministre François Fillon :

Monsieur le Premier Ministre,

Les organisations nationales et internationales des droits de l’homme soussignées, vous exhortent à rejeter toute demande d’extradition vers l’Algérie du Dr. Mourad Dhina, directeur exécutif d’Alkarama, Fondation suisse de défense des droits de l’homme travaillant sur le monde arabe. Le Dr. Dhina a été arrêté par la police française le lundi 16 janvier, à la demande des autorités algériennes.

Le Dr. Dhina est également l’un des membres fondateurs du mouvement Rachad, association politique régulièrement enregistrée en France, qui appelle, par des moyens non violents, à un changement démocratique en Algérie.

Il a été arrêté à l’aéroport d’Orly après avoir participé à une réunion de son mouvement à Paris et alors qu’il s’apprêtait à regagner Genève où il réside. Les autorités françaises ont justifié cette arrestation par une demande d’extradition formulée par l’Algérie pour sa prétendue appartenance dans les années 1990 à un groupe terroriste armé en Suisse.

Mardi 17 janvier, le Président de la Cour d’Appel de Paris ordonnait son placement sous écrou extraditionnel dans la perspective de sa possible extradition vers l’Algérie. Les autorités algériennes disposent de 30 jours pour présenter un dossier d’extradition.

Le Dr. Dhina a joué un rôle important dans la dénonciation des violations des droits de l’homme dans le monde arabe au sein d’Alkarama. Quant à ses activités politiques, celles-ci ont été menées en conformité avec son droit à la liberté d’expression et d’association, garanti par le droit international. Il avait, par le passé, voyagé en France à plusieurs occasions. Nous craignons en conséquence que la demande des autorités algériennes ne soit motivée par leur volonté de le réduire au silence en raison de ses activités politiques et de défenseur des droits de l'homme  au sein d’Alkarama.

Nous exprimons également la crainte que le Dr. Dhina ne soit soumis à des tortures ou à de mauvais traitements s’il devait être renvoyé en Algérie. Ces risques sont d’autant plus avérés que la pratique de la torture reste d’actualité comme l’a relevé le Comité contre la Torture des Nations Unis lors de l’examen de l’Algérie en 2008. Céder à la requête algérienne serait en contradiction avec les engagements de la France, découlant des articles 3 de la Convention Européenne pour les Droits de l’Homme et de la Convention contre la Torture des Nations Unis. Nous sommes également préoccupés par les condamnations de personnes suspectées d'activités terroristes, en violation des normes internationalement admises en matière de procès équitables, un tel risque étant également encouru par le Dr. Dhina. Son extradition constituerait de toute évidence une violation du principe de non refoulement.

Compte tenu du rôle important de la France dans la mise en place d’un système international pour la promotion et la protection des droits humains et à l’importance qu’elle accorde au respect des droits de l’homme au niveau national, nous espérons pouvoir compter sur votre assistance dans la protection des droits du Dr. Dhina en  refusant son extradition.  Par ailleurs, et à défaut  de crimes établis en conformité avec les normes du système international, nous pressons les autorités françaises à procéder à sa libération immédiate. La France se doit de respecter ses obligations internationales au regard des droits de l’homme et s’abstenir de toute compromission avec les autorités algériennes dans ses tentatives d’étouffer l’opposition et les activités des militants algériens des droits de l’homme en exil.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre très haute considération, 

ACAT-France
Algeria-Watch
Alkarama
Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS)
Centre Libanais pour les Droits de l’Homme (CLDH)
Euro-Mediterranean Human Rights Network (EUROMED)
Fédération internationale pour les droits de l’homme (FIDH)
Frontline Defenders
International Commission of Jurists (ICJ)
Ligue des droits de l’Homme
World Organisation Against Torture (OMCT)

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 12:23

Appel signé notamment par la Ligue des droits de l'Homme,  les Céméa, le Planning Familial et la Ligue de l’Enseignement :

 

Depuis quelques années, mais avec une intensification ces derniers mois, l’Education Nationale fait l’objet d’une offensive sans précédent de la part des courants qui tout à la fois remettent en cause l’approche de genre, nient la réalité et la légitimité des familles homoparentales et veulent nous imposer leur vision de la famille traditionnelle comme la seule et unique référence. Ces mêmes courants de pensée s’opposent à une éducation à la sexualité qui propose, à partir des questions des jeunes, d’aborder sans tabou, les représentations de la sexualité, l’orientation sexuelle et anime des espaces de parole sans jugement permettant de dépasser les seuls points de vue médicaux, hygiénistes et préventifs, pour privilégier une approche relationnelle de la sexualité.


Aider à construire une identité sexuée débarrassée des stéréotypes par une réflexion sur les rapports sociaux de sexes est une dimension fondamentale de l’accompagnement éducatif. C’est aussi une étape nécessaire pour lutter contre les violences de genre, et dans la marche vers l’égalité entre les femmes et les hommes dans la société.


Dans cette perspective, c’est bien l’ensemble des acteurs de l’Education qui est concerné, bien au-delà des seules séances prévues -mais non réalisées- d’éducation à la sexualité par la circulaire du 17 février 2003 de l’Education Nationale (3 séances par an pour chaque niveau scolaire du CP à la terminale). Ainsi, les débats qui émergent autour des contenus des programmes témoignent de la volonté d’empêcher les jeunes en milieu scolaire de s’approprier les réflexions et les débats qui se posent dans la société.


La perspective que proposent ces courants de pensée fortement liés aux églises et à leurs valeurs sur les questions de contraception, sexualité, déniant l’apport des connaissances scientifiques, n’a pas de légitimité dans l’école publique. La laïcité, une des valeurs fortes de l’école, doit garantir à toutes et tous, l’accès aux informations et aux connaissances, la possibilité de débattre pour se construire en citoyen libre et responsable Nous signataires, qui militons pour une société ouverte et plurielle, ne pouvons accepter ce projet de société et serons vigilantEs sur ces enjeux.

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Laïcité et religions
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 20:02

interlgbt.jpgCommuniqué commun  Collectif Homoboulot / L'autre Cercle / Inter-LGBT :

 

Le Défenseur des droits et le bureau de l’Organisation Internationale du Travail pour la France (OIT) ont rendu publique ce matin la 5ème édition du « Baromètre sur la perception des discriminations au travail : regard croisé salariés du privé et agents de la fonction publique » réalisé par l'Institut CSA. L’enquête a permis pour la première fois de faire un focus sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Les enseignements de ce sondage sont nombreux et montrent la nécessité de faire évoluer la mentalité des entreprises et des administrations sur la gestion de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre au travail.

 

La première leçon positive montre que le monde du travail prend conscience que les salariés et agents LGBT sont fortement menacés par les discriminations.

Cependant, pouvoir être visible sur son orientation sexuelle et son identité de genre suscite toujours une grande incompréhension. Si le dévoilement du handicap, second focus du baromètre, est plébiscité par le panel, la révélation de son orientation sexuelle et de son identité de genre reste incomprise et met mal à l’aise entre eux les salariés (pour 46% des répondants)* et agents  de la fonction publique (51%).*

 

La loi du silence

 

Une donnée reste pour le moins alarmante, les salariés du privé se taisent s’ils sont victimes ou témoins de discriminations (42% des répondants)*. Alors que la lutte contre ces phénomènes est perçue comme un enjeu majeur dans le monde du travail, 61% des répondants* se terrent dans le silence car ils estiment qu’en parler n’aurait rien changé.

 

Nos organisations remarquent avec intérêt que le baromètre aborde clairement le sujet de l'identité de genre alors que celui ci est en général ignoré dans le monde professionnel. Elles seront très attentives aux prochains baromètres qui revêtiront une dimension comparative européenne « notamment en matière de droit du travail (égalité et non discrimination, questions de genre) et de protection sociale ».

 

La protection des salariés et agents LGBT doit devenir une priorité au même titre que l’égalité professionnelle Femme Homme ou le handicap

 

Pour le Collectif Homoboulot, l’Autre Cercle et l’Inter-LGBT, comme pour les autres critères de discriminations, ceux touchants les LGBT doivent être intégrés dans les processus RH et plus largement dans l'instauration de démarches Diversité. Garants de la cohésion sociale, l’État employeur, les chefs d'entreprise, les responsables des ressources humaines et les partenaires sociaux doivent veiller plus que jamais, à ce que l'équité et l'égalité des droits et de traitement soient respectées.

 

Cela est d'autant plus nécessaire dans un contexte tendu de crise économique et sociale où les entreprises et administrations se restructurent et réalisent, pour certaines, des plans de sauvegarde de l'emploi car il existe un risque de stigmatisation et de discriminations liées à l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Les associations rappellent que la diversité est source de performance et que la visibilité des personnes LGBT peut être une source d'amélioration du climat au travers de l'acception de chacun-e.

 

Conscients que le manque d’information et de formation sur le sujet est la raison principale de l’incompréhension et des discriminations, les entreprises et administrations doivent saisir l’occasion d’utiliser l'expertise des associations LGBT. Des solutions existent !

 

* : Baromètre de la perception des discriminations au travail, janvier 2012, CSA pour OIT et DDD

 

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Homo et transphobie
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:53

LDH RATP

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:50

ardhis.gifCommuniqué de l'Ardhis :

 

Par une circulaire du 12 janvier 2012, le Ministère de l’Intérieur vient d’instaurer une taxe de 110 € pour toute demande de régularisation de la situation administrative d’un étranger ou d’une étrangère vivant en France. L’Ardhis, association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour, dénonce cette nouvelle mesure qui rend encore plus difficile la situation des couples binationaux de même sexe et instaure une discrimination par l’argent.

 

Actuellement, pour l’étranger ou l’étrangère qui souhaite vivre en couple avec son partenaire ou sa partenaire, il est toujours nécessaire de passer une année en France « sans papier » avant de pouvoir tenter une régularisation. Cette situation implique d’importants sacrifices financiers puisqu’un seul ou une seule des deux partenaires est autorisé-e-s à travailler.

 

De plus, demander sa régularisation sur la base de la reconnaissance de sa vie commune avec un Français ou une Française est toujours une prise de risque, la réponse de l’administration française n’étant jamais garantie. La nouvelle taxe de 110 € sera perçue quelle que soit la réponse de l’administration.

 

En ajoutant aux difficultés déjà existantes un obstacle financier, la France marque une nouvelle fois son hostilité à la reconnaissance des couples binationaux de même sexe et son peu de considération réelle pour les victimes d’homophobie et de lesbophobie dans le monde.

 

L’Ardhis demande la suppression immédiate de la taxe sur les dossiers de régularisation des personnes étrangères vivants en France.

 

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Immigration
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:47

La Ligue des droits de l’Homme ne peut se satisfaire de l'adoption, le 17 janvier par le Sénat, de la proposition de loi visant, selon ses termes officiels, à étendre l’obligation de neutralité des professionnels de la petite enfance aux structures privées de la petite enfance et aux assistants maternels à domicile. Si elle ne souhaite pas respecter cette neutralité, la personne concernée devra le stipuler dans son contrat de travail.

Outre le fait qu’on risque de voir resurgir des débats sans fin sur ce qui pourra  être considéré comme une manifestation contraire à la neutralité,  les termes et les conséquences de cette proposition de loi dont l’application sera inévitablement compliquée sont à bien des égards inadmissibles. D’une part, elle contrevient à la liberté de conscience et d’opinion inscrite dans  la loi de 1905, ainsi qu’à la liberté d’expression garantie par cette même loi, par la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) et par la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. D’autre part, elle inaugure un nouveau type de contrat de travail, celui où le salarié devra déclarer ses convictions religieuses, alors même que le Code du travail interdit toute discrimination directe ou indirecte basée notamment sur la religion.

En réalité − et personne n’est dupe − cette loi s’inscrit dans la brèche ouverte par les diverses lois votées depuis 2004 en matière de laïcité. Hier de jeunes élèves, puis des mères désireuses d’accompagner leurs enfants en sortie scolaire, puis des futures mariées se sont vues exclues de l’espace public ou social parce qu’elles portaient un signe religieux. Aujourd’hui, c’est le tour des « nounous ». Demain ?

A travers cette proposition de loi, on assiste à une nouvelle tentative de dénaturer la laïcité en un moyen d’exclusion qui, dans les faits, vise tout particulièrement les femmes de confession musulmane, dans ce qui représente parfois pour elles la seule possibilité d’activité rémunérée donc d’autonomie. Ce n’est pas cette conception de la laïcité que défend la la Ligue des droits de l’Homme, attachée à une  démocratie qui crée les  meilleures conditions du vivre ensemble dans le strict respect de la liberté de conscience.

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Laïcité et religions
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:46

La Ligue des droits de l'Homme, qui a compté à sa direction de grands défenseurs de la cause arménienne, de ses deuxièmes président et secrétaire général, Francis de Pressensé et Pierre Quillard, à Anatole France, entre autres, a fait de la dénonciation des massacres d'Arméniens dans l'Empire ottoman l'un de ses premiers combats au lendemain de sa constitution lors de l'affaire Dreyfus.

Aujourd'hui, elle poursuit son action pour la reconnaissance universelle du génocide dont les Arméniens ont été victimes en 1915.

Mais elle considère comme inopportune la loi votée, suite à la visite de Nicolas Sarkozy en Arménie les 6 et 7 octobre, par l'Assemblée nationale le 22 décembre 2011 et le Sénat le 23 janvier 2012, visant à pénaliser en France toute contestation ou relativisation d’un génocide reconnu par la France. Faut-il le rappeler, iI ne revient pas à l'État d'écrire l'Histoire ni aux lois et aux juges de réprimer les propos sur cette question historique.

Cette initiative, qui ne répond pas à la nécessité de lutter contre une forme spécifique et déguisée de discours raciste au sein de la société française, mais relève fondamentalement de préoccupations idéologiques et électoralistes, est contre-productive par rapport à l'avancée nécessaire de la reconnaissance des faits.

L’essentiel est que les historiens puissent œuvrer librement et scientifiquement, en Turquie comme en France.

 

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Histoire
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