22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:14

Mme Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, nous informe :


La délégation aux droits des femmes du sénat que je préside organise cette année, en collaboration avec la Présidence du sénat, un colloque à l'occasion de la première commémoration de la journée du 27 mai, comme journée nationale de la résistance - et jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance - un colloque qui sera consacré aux femmes résistantes. Et à l’occasion de laquelle une plaque en hommage aux sénatrices résistantes sera d’ailleurs inaugurée dans la salle des bustes du Sénat.

Plus d'information : www.brigittegonthier-maurin.fr

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 20:57

Une cinquantaine de personnes était réunie ce soir pour inaugurer la plaque en mémoire de Victor et Ilona Basch, à l'angle des rues Carves et Basch à Montrouge.

L'historien Gilles Manceron a retracé l'itinéraire de Victor Basch : son engagement en faveur de Dreyfus, son combat contre l'antisémitisme, sa défense des droits économiques et sociaux et et son engagement au sein de la Ligue des droits de l'Homme.

Françoise Basch, petite fille de Victor et Ilona Basch, est revenus sur l'assassinat de ses grands parents le 10 janvier 1944, tués pour leur engagement et leur origine juive.

Jean-Loup Metton, conseiller général maire de Montrouge, a souligné l'intérêt de cette plaque pour permettre d'informer les Montrougiens sur qui était Victor Basch, ses combats. "Un homme qui force le respect, qui a consacré sa vie au combat pour un idéal" précisa M. Metton.

Mme Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, a dû annuler sa venue au dernier moment pour raisons de santé. Elle a transmis toutefois un message soulignant notamment "être très sensible à cette démarche qui a voulu, alors qu’une rue à Montrouge porte déjà le nom de Victor Basch, qu’une plaque soit aujourd’hui dévoilée pour rendre hommage conjointement à Victor et Ilona Basch. Je veux souligner l’importance de ce symbole. Et la présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat que je suis ne peut que s’en féliciter".
 

 

Commémoration en mémoire de Victor et Ilona BaschCommémoration en mémoire de Victor et Ilona BaschCommémoration en mémoire de Victor et Ilona Basch

article de Pascale Autran paru dans Le Parisien du 17/04/2014

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:15

Aujourd'hui, une plaque a été dévoilée à l'angle des rues Carves et Basch à Montrouge.

Ci-après le texte qui a été lu par les représentants de la LDH locale à cette occasion.

Victor Basch à Montrouge

Gilles Manceron reviendra en détail sur l’itinéraire de Victor Basch, dreyfusard de la première heure, militant acharné des droits de l’homme, intellectuel cosmopolite, athée mais ayant toujours revendiqué ses origines juives et qui, pour toutes ces raisons, fut assassiné avec son épouse Ilona il y a 70 ans, le 10 janvier 1944.
Mais attardons nous un instant sur les raisons qui poussent notre section locale à apposer une plaque en sa mémoire, ici même à Montrouge, au niveau de l’ancien stade Buffalo.
Victor Basch a été un « artisan majeur du Front populaire aux côtés de Léon Blum (même s’il prit quelques distances avec celui-ci pour soutenir les Républicains espagnols en guerre contre Franco) » (1).
Ainsi, le 14 juillet 1935, Victor Basch préside l’événement fondateur du Front populaire au vélodrome de Buffalo à Montrouge.
Il suffit de lire la presse de l’époque pour prendre conscience de l’importance de cet événement.
« Dans la vaste artère sportive de Buffalo, aux portes de Paris, le Front populaire avait tenu le matin à 9 heures des Assises de la Paix et de la liberté, premier acte des manifestations de gauche que la journée du 14 juillet devait voir se dérouler. On comptait environ douze mille auditeurs, où dominaient (…) les intellectuels et les étudiants de gauche qui s’entassèrent sur les gradins du stade » (2).
« M. Victor Basch, président de la Ligue des droits de l’Homme, présidait, assis, derrière une petite table recouverte d’un tapis écarlate ». Il fut le premier à prendre « la parole pour déclarer ouvertes au nom du Comité national du rassemblement, les Assises de la paix et de la liberté. Tous, dit-il, nous avons conscience que cette journée prendra place parmi les dates mémorables de l’Histoire de la France démocratique et qu’elle s’apparente aux journées illustres du 14 juillet 1789 et du 14 juillet 1790 » (3).
Il poursuit : "Réunis à la Grange aux Belles sous l'insigne du bonnet phrygien, symbole commun à tous pour préparer le Rassemblement du 14 juillet, nous jurons de rester unis pour défendre les libertés démocratiques, le droit de tous les hommes au pain et de tous les peuples à la grande paix humaine."
Au cours de cette matinée au stade Buffalo, les intervenants sont nombreux. « Au nom de la Ligue des droits de l’Homme, M. Ferdinand Hérold précise que : "Joyeusement, mais gravement, la Ligue des droits de l’Homme et du Citoyen, pénétrée de la grandeur de cette journée et de ses lointaines répercussions, adhère au rassemblement du 14 juillet. La Ligue se donne pour tâche de défendre les libertés publiques contre les ligues factieuses qui, s’inspirant des fallacieuses idéologies et des méthodes barbares du fascisme italien et du racisme allemand, se font un tremplin de la misère publique pour attirer à elles les victimes de la crise – et qui, en réalité, comme eux, ne sont que les troupes marchantes de la réaction et les haut parleurs des occultes puissances d’argent » (4).
Comme nous le précisons, les intervenants sont nombreux à se succéder à la tribune. Nous nous arrêtons toutefois un instant sur une intervention qui recoupe notre sphère locale, puisque, au nom des jeunes, c’est Léo Figuères (celui qui deviendra conseiller général des Hauts-de-Seine entre 1959 et 1993 et maire de Malakoff de 1965 jusqu’en 1996), s’exprime et déclare notamment: « Les jeunes ont soif de vivre de leur travail, dans la paix et la liberté. Ils unissent pour cela leurs volontés et leurs forces. Nous considérons que la journée d’aujourd’hui n’est que le premier pas vers une union plus féconde » (5).
A l’issue de ce rassemblement à Montrouge, « M. Rabaté [du Comité national de lutte contre la guerre et le fascisme] lut la formule du serment qui se termine par ces mots : "Nous faisons le serment solennel de rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses, pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine" Tous les assistants, debout, crièrent : "Nous le jurons" » (6).
Après ce rassemblement au stade Buffalo, l’après-midi de ce 14 juillet 1935 fut l’occasion d’une gigantesque manifestation entre la Bastille et Vincennes, « qui a réuni une foule qu’il est difficile d’évaluer avec précision, mais que l’on peut estimer loyalement à environ cent cinquante mille personnes. C’est un chiffre, mais qui perd un peu de sa valeur si l’on songe que l’on avait fait appel au ban et à l’arrière ban de la province, comme en témoignaient les banderoles portées par les camarades et que des femmes, enfant, vieillards, tout était descendu » (7).
Au cours de cette manifestation, « deux autos ouvrent le cortège proprement dit. L’une porte un immense drapeau tricolore, l’autre un immense drapeau rouge, sur lequel sont inscrits en lettre d’or les mots : Rassemblement populaire du 14 juillet. Sur la voiture que surmontent les couleurs nationales, ont pris place quelques responsables radicaux-socialistes, notamment M. Pierre Cot, sur la seconde auto se trouvent les représentants socialistes et communistes. Ensuite, à une certaine distance derrière, M. Victor Basch, président de la Ligue des droits de l’Homme, le groupe des chefs responsables du rassemblement populaire » (8).
« Le défilé, calme, en dépit des chants et des cris, a ressemblé, par instants, à une partie de campagne ou à une immense kermesse » (9). Cette journée avec « sa cohue nombreuse », « doit avoir un lendemain car, même les éléments les plus exaltés de gauche présentent des revendications justes, sur lesquelles doit se pencher l’attention de tout gouvernement » (10). D’autant plus que cette journée ne fut pas que parisienne, puisque l’on compta aussi ce même jour des centaines de milliers de manifestants en province.
Le Front populaire est en marche et ses avancées sociales qui l’accompagneront instaurant notamment deux semaines de congés payés, la semaine de 40 heures au lieu de 48 heures ou encore les conventions collectives.
C’est pour toutes ces raisons que la section locale de la LDH a tenu à mettre en place cette plaque.

Le crime contre l’esprit

Si nous avons attendu cette année pour la réaliser, c’est par ce que nous commémorons en 2014 les 70 ans de l’assassinat de Victor Basch. C’est pour ses origines juives, ses engagements et son activité de résistant en tant que responsable du Front national, que Victor Basch, et son épouse Ilona, sont tués le 10 janvier 1944 près de Lyon par la milice française et la police allemande qui déposent sur leurs corps l’inscription : « Terreur contre terreur : le juif paye toujours ». Pour Lécussan, un de ses assassins, ce crime se justifie car Basch, « prototype du Juif étranger » symbolise « la mafia judéo-maçonnique », il est aussi à abattre en tant que « créateur du Front populaire » (11).
70 après ces événements, nous tenons à nous souvenir. Nous célébrons cette année les 70 ans de la Libération mais nous ne voulons surtout pas oublier tous ceux qui y contribuèrent mais qui ne purent la vivre.


Ilona, compagne de combat jusqu’à la mort

Contrairement à la plaque de la rue qui ne mentionne que le prénom de Victor Basch, la plaque que nous dévoilerons tout à l’heure, rappelle également le rôle de son épouse, Ilona qui a partagé avec son mari « l’exaltation et les périls des innombrables combats de son mari pour les droits de l’homme » (12). Car parmi les personnages illustres, on oublie bien vite le rôle des femmes (et le peu de femmes présentes au Panthéon le prouve bien). Et être l’épouse d’un mari militant n’est pas toujours facile et encore moins reconnu. Notre amie Francesca Solleville, membre de notre section locale de la LDH, ne manque d’ailleurs pas de rappeler l’appui essentiel apporté par sa grand-mère Ernesta à son époux, Luigi Campolonghi, président fondateur en exil de la LIDU (Ligue italienne des droits de l’Homme) (13). La LDH et la LIDU se montrent solidaires dans la lutte contre le fascisme et Mussolini. « L’Italie, la vraie (…), elle est à côté de nous, représentée par les Campolonghi, De Ambris, Lussu, Trentin, Bergamo ! C’est avec celle-là que nous voulons celer l’amitié franco-italienne ! » (14) déclare Victor Basch lors d’un des nombreux meetings communs. La LIDU, fondée à Paris, « pouvait bien sûr compter sur le soutien de Victor Basch, président de la ligue française, (…) surtout pour résoudre les cas les plus épineux de reconnaissance du droit d’asile et de menaces d’expulsions » (15). Ici encore, les itinéraires des humanistes se recoupent à travers les lieux et le temps. Et les préoccupations des militants des droits de l’Homme restent constantes.
Ilona Basch, comme le rappelait dernièrement l’historienne Colette Cosnier (16), « a partagé la vie de son mari mais également sa mort puisqu’elle a été assassinée en même temps que lui le 10 janvier 1944. (…) Elle ne participe pas aux activités politiques de son mari mais mène toutes les actions qui peuvent les y aider ». En 1933 à l’occasion du congrès de la Ligue des droits de l’homme à Amiens, les militants remettent à Ilona un bouquet de fleurs en lui disant : « Recevez ces fleurs car nous aimons la Ligue, et si la Ligue c’est lui, c’est également vous ». Elle a joué un rôle majeur aux côtés de son mari, dont elle a partagé le destin jusqu’à la mort : quand la milice est venue chercher son mari, elle a refusé de le laisser partir seul. Comme l’écrit Françoise Basch (17), « Ilona a fait preuve de résistance et de courage jusque devant la mort. Si Victor Basch avait choisi de suivre une voie semée de dangers, Ilona, elle, décida en connaissance de cause de vivre et de mourir à ses côtés ».

Nous tenons aujourd'hui à honorer la mémoire de Victor et Ilona Basch et voulons nous souvenir de leurs combats et de leurs engagements. Comme l'écrit Chateaubriand, "les vivants ne peuvent plus rien apprendre aux morts, mais les morts au contraire instruisent les vivants".

---

(1) « Ilona, ma mère et moi - Une famille juive sous l’occupation 1940 -1944 » - Françoise Basch, Ed. iXe, 2012, p 30
(2) Le Petit Parisien, n°21321, 15/07/1935, p 7
(3) Le Petit Journal, n°26478, 15/07/1935, p 5
(4) L’Humanité, n° 13359, 15/07/1935, p 4
(5) Le Populaire, n° 4537, 15/07/1935, p 4
(6) Journal des débats politiques et littéraires, n°195, 15-16/07/1935, p 1
(7) L’Echo de Paris, n°20359, 15/07/1935, p 1
(8) Le Matin, n°18743, 15/07/1935, p 6
(9) Le Temps, n°60, 15-16/07/1935, p3
(10) La Croix, n°1668, 16/07/1935, p 2
(11) Cité par Françoise Basch (Le juif paye toujours) in Victor Basch, un intellectuel cosmopolite, Berg international ed.
(12) « Ilona, ma mère et moi - Une famille juive sous l’occupation 1940 -1944 » - Françoise Basch, Ed. iXe, 2012, p 27
(13) « A piena voce » de Marc Legras et Francesca Solleville, Ed. Christian Pirot, 2004, p 18
(14) « Immigrés d'Italie et paysans de France, 1920-1944 » de Laure Teulières, Ed. Presses universitaires du Mirail, 2002, p 172
(15) « Exil et identité: les antifascistes italiens dans le Sud-Ouest, 1924-1940 » de Carmela Maltone, Ed. Presses Universitaires Bordeaux, 2006, p 59
(16) Colloque tenu le 10/01/2014 à Rennes au collège Victor et Hélène Basch
(17) « Ilona, ma mère et moi - Une famille juive sous l’occupation 1940 -1944 » - Françoise Basch, Ed. iXe, 2012, p 93

Victor et Ilona Basch ont désormais leur plaque à Montrouge
Victor et Ilona Basch ont désormais leur plaque à Montrouge

Louis Aragon – Le crime contre l’esprit par le témoin des martyrs, Ed. de minuit, 26/02/1944, pages 65-66

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:00

Accompagnés par le Secours catholique des Hauts-de-Seine, des hommes et des femmes en difficulté de logement ont décidé de réaliser un film collectif retraçant leurs histoires pour témoigner et se faire entendre. Ils retracent leur parcours par le dessin sur un tableau noir. Ce tableau couvert d'une certaine détresse est un moyen d'expression et d'extériorisation.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 15:37
En souvenir de Victor et Ilona BASCH, mercredi 16 avril à 18h30 à Montrouge

La section locale de la Ligue des droits de l'Homme vous convie à participer à l'évènement qu'elle organise le mercredi 16 avril à 18h30 à Montrouge.

Il y a 70 ans, le 10 janvier 1944 près de Lyon, du fait de ses engagements et de ses origines juives, Victor Basch est assassiné avec son épouse Ilona, par la milice française et la Gestapo.
C’est à Rennes, à l’occasion de l’affaire Dreyfus, que débute l’engagement politique de Victor Basch. Ce combat le conduit à faire partie dès juin 1898 des premiers adhérents de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen dont il assurera la présidence de 1926 jusqu’à sa mort.
L’engagement militant de Victor Basch l’amène à être également un acteur important du Front populaire. C’est ainsi qu’il préside à Montrouge, le 14 juillet 1935, au vélodrome Buffalo, les "Assises de la paix et de la liberté", évènement fondateur du Front populaire et de ses avancées sociales.

C'est la raison pour laquelle la section locale de la Ligue des droits de l’Homme dévoilera une plaque rappelant cet événement, le mercredi 16 avril 2014 à 18h30, à l'angle des rues Carves et Basch à Montrouge, en présence de Françoise Basch (petite-fille de Victor et Ilona Basch), Gilles Manceron (historien, membre du comité central de la Ligue des droits de l'Homme), Jean-Loup Metton (conseiller général maire de Montouge), Julie Sommaruga (députée des Haut-de-Seine) et Brigitte Gonthier-Maurin (sénatrice des Hauts-de-Seine).

Article paru dans Montrouge Magazine d'avril 2014

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 15:06

Frédéric Lordon est un économiste dit "hétérodoxe" c'est à dire qu'il développe des réflexions économiques en dehors de la pensée courante.
Dans ses interviews il prévient du fait qu'aujourd'hui en économie, les courants de pensées différentes ou la recherche sont rendus de plus en plus difficiles. A la différence de sa période d'étude par exemple seules des thèses allant dans le sens des développements économiques pratiquées seraient admises pour valider un parcours universitaire.

Cette critique grinçante des banques “D’un retournement l’autre” jouée par la compagnie Ultima Chamada, compagnie engagée, semble mériter qu'on se déplace
http://www.seuil.com/livre-9782021045772.htm
Du 19 mars au 6 avril au "Plateau 31" : http://www.plateau31.com/article246.html

________________________________________________________________
Section de la Ligue des droits de l'Homme de Malakoff-Bagneux-Montrouge
Maison des associations - 28 rue Victor Hugo - 92240 Malakoff
ldh92sud@hotmail.fr - http://ldh92sud.over-blog.co

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 01:28

Bonjour,

notre section porte le nom officiel de Montrouge Bagneux et aujourd'hui nos adhérent.es sont de Malakoff, Montrouge, Bagneux, Clamart, Arcueil, de Boulogne... en passant par Palaiseau !
Trouvons ensemble un nom qui nous représente au mieux géographiquement.

Vous êtes toutes et tous invité.es à participer pour cette consultation.

  • Un outil de vote et de discussion pour les adhérent.es est disponible pour nous aider à décider collectivement.

Inscrivez-vous : https://www.loomio.org/d/CitTN5Wh/nom-de-notre-section

Merci de votre implication et de votre aide. Amicalement, à très bientôt.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 14:35
Consultation des candidats aux municipales

Une grande consultation a été lancée ce lundi 10 mars à l’adresse de 160 candidats têtes de listes pour les municipales qui se dérouleront les 23 et 30 mars prochain.
Le collectif « Droit de vote 2014 » qui a pour objectif de lancer le débat sur le droit de vote des résidents étrangers, rappelle que plus que jamais cette question est d’actualité.

Beaucoup de parents d’élèves, d’acteurs associatifs de représentants syndicaux d’ouvriers, d’employés de chefs d’entreprises seront privés du droit à la désignation de leur futur maire.
Le lien «indéfectible» posé par la Constitution entre la nationalité et la citoyenneté a été infirmé par l’octroi du droit de vote et d’éligibilité aux élections locales et européennes aux résident étrangers de l’Union européenne il y a plus de 20 ans, et certains d’entre eux seront même élus dans les jours qui viennent.
Cette inégalité entre résidents étrangers n’a que trop duré.

Les quatre derniers Présidents de la Républiques se sont prononcés, durablement ou non, favorablement pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.
Tous les responsables politiques même locaux ont ce devoir de participer à l’évolution de l’exercice démocratique, comme cela a été le cas en 1944 en accordant le droit de vote aux femmes.
D’autres pays européens ont déjà engagés les marches du progrès et de l’égalité en accordant à leurs résidents étrangers le droit de vote aux élections locales voire plus.
Tous les responsables politiques doivent s’engager dans cette démarche le gouvernement en proposant de modifier la constitution, les parlementaires (députés et sénateurs) en modifiant la constitution lors de la réunion en congrès, mais aussi les élus locaux qui désignent les sénateurs.

Ainsi dans les Hauts de Seine comme ailleurs, il est comme une évidence que ceux qui depuis toujours soutiennent le droit de vote des résidents étrangers, interpellent ces futurs élus, qui auront à designer les sénateurs au cours de leur mandat.
C’est dans cette optique, que le collectif des hauts de seine, qui avait déjà lancé la campagne il y a un an lors d’une conférence de presse à l’Assemblé Nationale a lancé une large consultation à l’adresse des 160 candidats têtes de liste dans les Hauts de seine, de droite comme de gauche.
Leur positionnement est fondamental afin que les citoyens qui sont appelés aux urnes les 23 et 30 mars prochain prennent aussi en compte l’intérêt que portent les candidats à l’élargissement de la démocratie locale à l’ensemble des acteurs de leur ville.

La consultation lancée dès ce lundi 10 mars consiste à répondre à la question suivante :
« Aux prochaines élections municipales des étrangers voteront et seront éligibles, il s’agit des résidents étrangers communautaires (de la communauté européenne).
Êtes vous favorables (dans les mêmes conditions que les résidents étrangers communautaires c'est-à-dire, ne peuvent être maire, ne peuvent être grand électeur, et ne peuvent participer à la désignation des grands électeurs) au droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extracommunautaires aux élections municipales ? »

Les réponses sont à retourner à contact.92@droitdevote2014.org avant le lundi 17 mars 2014 au soir.
Les réponses et les non-réponses seront publiées sur le site www.droitdevote2014.org à la veille du premier tour.

Le collectif droit de vote 2014 des Hauts-de-Seine
contact.92@droitdevote2014.org

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:31

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme :


Pour l’égalité des femmes et des hommes, pour la mixité des droits C’est parce que l’égalité de fait a progressé entre les femmes et les hommes depuis les années 1970, grâce aux combats féministes, que les inégalités persistantes sont de plus en plus inacceptables. Plus on a de libertés et de droits, plus fortes sont les exigences d’égalité.


Or l’écart reste immense aujourd’hui entre une législation largement égalitaire et la situation réelle. Les inégalités – le quart de salaire en moins pour les femmes – se maintiennent et, pire, avec la crise économique, la pauvreté et la précarité féminines augmentent : femmes chômeuses, retraitées pauvres, femmes à la rue, femmes privées d’accès aux droits.


Simultanément, l’extrême droite, des traditionalistes au Front national, soutenue par une partie de la droite républicaine, agitent le fantasme d’une prétendue théorie du genre pour renvoyer les femmes à un statut d’inférieures, dans le cadre de la famille patriarcale. Elles stigmatisent l’avortement, s’attaquent aux bibliothèques et à l’école publique, entendent discriminer les homosexuels et, plus largement, les femmes et les étrangers. Idées dangereuses que le Front national instille efficacement dans le débat politique, en attendant les prochaines élections qui risquent de lui donner un poids politique plus lourd.


Ces menaces se précisent dans d’autres pays d’Europe. À l’occasion de cette journée internationale des femmes, nous réaffirmons que nous sommes solidaires des femmes espagnoles qui refusent massivement de se voir priver de leur droit à l’avortement.


De même nous sommes solidaires de celles qui, de l’autre côté de la Méditerranée, se battent pour séparer le politique du religieux et promouvoir l’égalité des droits dans les constitutions de leurs pays.


Nous soutenons les mobilisations et initiatives locales. Et nous attendons de notre gouvernement une défense énergique et effective des droits des femmes. La loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes comporte des avancées, mais elles sont insuffisantes. Oui aux ABCD de l’égalité, oui à la réaffirmation par la loi du droit à l’IVG ; non à l’abandon de la loi famille, aux fermetures de maternités et de CIVG.


Nous voulons l’accès plein et entier de toutes les femmes à leurs droits spécifiques. Nous voulons une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons une justice sociale dont les moyens ne relèvent pas seulement du budget de l’Etat, mais d’une véritable volonté politique.


Oui à une société ouverte, où toutes et tous, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine ou de classe sociale jouiront des mêmes libertés et des mêmes droits.


La Ligue des droits de l'Homme s’engage avec force pour l’effectivité de l’égalité entre les femmes et les hommes parce que lorsque les femmes luttent pour leurs droits, c’est la société tout entière qui en bénéficie. Elle appelle à la mobilisation de toutes et de tous, partout en France, pour manifester à l’occasion de la journée internationale des femmes.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 10:02
L'avancée du droit des femmes sous la Commune

8 Mars - Journée internationale des Femmes

Ci-après un extrait du texte de Claudine Rey paru dans le n°57 de La Commune

En avance sur la reconnaissance de l'union libre, les communards ont versé une pension aux veuves de Fédérés qu'elles soient mariées ou non. Un siècle avant la loi sur l'héritage pour les enfants nés en dehors du mariage, la Commune a donné les mêmes droits à tous. Pour le salaire des hommes et des femmes, elle a prôné et commencé à appliquer l'égalité de rémunération entre les instituteurs et les institutrices. Elle a permis la séparation des époux par le versement d'une pension alimentaire aux femmes qui souhaitaient rompre avec leur conjoint.
Alors que la place des femmes n'était pas reconnue à part entière dans cette société du 19e siècle, elle a laissé des femmes siéger dans les commissions municipales et. malgré l'opposition de certains, elles ont été combattantes sur les fortifications.
Ainsi Victorine Brocher est fédérée au bataillon des Turcos. Moins célèbre que Louise Michel, elle a cependant raconté dans l'ouvrage Souvenirs d'une morte vivante, sa lutte héroïque, jusque sur les barricades parisiennes. Nous la découvrons porteuse du drapeau rouge près de la Bastille jusque dans le XIXe arrondissement, où elle cache sur elle ce témoin compromettant, sans pourtant s'en séparer.
Comme elle, beaucoup d'autres ont été parties prenantes et même protectrices de la Commune. Nous les retrouvons dans le Petit dictionnaire des femmes de la Commune. (...)

Même si en 1871, tout n'a pas été gagné en soixante-douze jours, la Commune a fait preuve d'une très grande ouverture d'esprit qui a permis une immense avancée sur le long chemin du combat des femmes pour l'égalité.

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