Samedi 4 juillet 2009
Communiqué de l'Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) :

Depuis une note de la direction centrale de la police aux frontières du 25 mai 2009, les personnes quirésident en France avec un document de séjour de courte durée et qui ont le tort de quitter le territoire pour quelques jours se voient systématiquement refuser tout retour.
Ces personnes sont refoulées dans leur pays de provenance ou d'origine (peu importe qu'il s'agisse de demandeurs d'asile). Elles sont supposées y demander un visa, dont on sait parfaitement qu'elles ne l'obtiendront jamais.
Alors que les règles légales n'ont aucunement changé et qu’ils n'ont jamais été avertis de ce changement de pratiques, les intéressés ont ainsi la surprise, lorsqu'ils veulent rentrer chez eux, de se voir aussitôt refoulés à peine débarqués de l'avion.
Le Conseil d'État s'est déjà prononcé, depuis plusieurs années, sur la parfaite illégalité de ces pratiques, qui viennent d'ailleurs d'être à nouveau condamnées par la justice en tant que violation grave et manifestement illégale de la liberté fondamentale d'aller et venir. Pour autant, imperturbablement, et quotidiennement, la police aux frontières (PAF) continue de violer la loi.
L'association malienne des expulsés (AME) vient d'annoncer une procédure contre les compagnies Air France et Aigle Azur qui appliquent en amont ces nouvelles directives3, et empêchent les personnes concernées de monter à bord pour rentrer chez elles.
L'effet, sinon l'objet, de ces pratiques, est simple : “faire du chiffre” au titre des refus d'entrée, et interdire tout retour sur le territoire de personnes qui y vivent tout à fait régulièrement, bien souvent y travaillent, y ont leur famille. Elles doivent être rapprochées de celles des préfectures françaises qui multiplient la délivrance de récépissés ou autorisations précaires au détriment des titres de séjour en bonne et due forme auxquels les personnes ont droit. Il n'est ainsi pas rare de rencontrer des étrangers titulaires depuis plusieurs années de récépissés ou d’autorisation provisoire de séjour (APS) renouvelés.
L'Anafé prépare un recours contre la note du 25 mai qui systématise ce déni de droit.
http://www.anafe.org
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Samedi 4 juillet 2009
Même durant l'été, la mobilisation ne faiblit pas . En effet, des points d'information auront lieu tous les vendredis de 18h à18h30, à proximité de la mairie de Montrouge... jusqu'au retour de Mohamed Allouche auprès de sa femme et de son fils. 
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Samedi 4 juillet 2009

A l'initiative de RESF 92 sud, le dimanche 5 juillet de 12h à 18h, les familles régularisées organisent une grande fête pour les familles non encore régularisées à l'école Jean Jaurès (13  av Jules Ferry à Malakoff, entrée par l’avenue Gabriel Péri).

Voilà plus de 5 ans que le RESF a pris pied dans les villes qui dépendent de la sous-préfecture d’Antony, Châtenay-Malabry, Clamart, Le Plessis, Fontenay, Antony, Bourg-la-Reine, Sceaux, Bagneux, Châtillon, Montrouge, Malakoff, Vanves. Pendant toutes ces années, des enseignants, des parents d’élèves, des habitants mais aussi de nombreux élus, des militants associatifs, syndicalistes et politiques se sont battus pour faire régulariser des jeunes et des familles et empêcher les expulsions. Au total plus de cent cinquante personnes ont été régularisées. Impossible, bien sûr, de les citer toutes. Chaque commune, chaque école, a  en mémoire les jeunes et les familles autour desquels elles se sont rassemblées, jusqu’à la victoire. Une première fête nous avait rassemblés à Bagneux en octobre 2007.  Un beau moment qu’il est important de rééditer.

Alors, le 5 juillet, de midi à 18 heures, on fera encore la fête. Celles et ceux qui ont été régularisés invitent ceux qui ne le sont pas encore ainsi que celles et ceux qui les ont accompagnés. Quelques uns  prendront la parole au nom de tous les autres, sans protocole, pour rappeler avec  leurs mots le combat partagé. Il y aura de la musique, des chants, des jeux pour les enfants, des artistes, vous, et nous.

Ce qui vous attend :
12 h - 13 heures, accueil, retrouvailles, apéritif
13 heures 13 h30 quelques discours entrecoupés de musiques joyeuses
13h30 - 15 h : repas en musique « Jordan et son groupe » 
15 h - 18h : Nina et son trio, slam et impro / chorale / jeux pour les enfants

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Vendredi 3 juillet 2009

Communiqué de la CNL :

Mardi 30 juin, Icade a annoncé être entré en négociations exclusives avec un consortium formé par la SNI (filiale de la Caisse des Dépôts), les grands offices départementaux et bailleurs sociaux d’Ile-de-France afin de vendre un peu plus de 26 000 logements pour un montant de 2 milliards d’euros. Si la CNL se félicite que les repreneurs soient issus du secteur locatif social, elle reste très inquiète sur le devenir des locataires.

 

Il est désormais sûr qu’Icade cédera exactement 26 034 logements d’ici la fin du premier semestre 2010 à ce consortium public. La société a également annoncé qu’elle apporterait 6 647 logements à des structures constituées pour l’occasion avec la SNI qui en assurerait la gestion. Pour le moment, rien n’est encore signé.
La Confédération Nationale du Logement, si elle se félicite que ces logements restent dans le secteur réglementé social, est inquiète car cette vente massive risque d’entraîner des conséquences terribles pour les familles. D’abord, le protocole d’accord, qui protégeait les locataires de plus de 70 ans et les familles modestes, ne serait pas prolongé lors de cette cession. Par ailleurs, en passant dans le secteur social, les locataires concernés seront soumis au supplément de loyer de solidarité et aucune disposition ne serait négociée pour éviter l’application du décret.
Un autre point concerne l’état des logements vendus. Pendant des années, Icade n’a pas entretenu son patrimoine malgré des loyers versés par les locataires et largement réévalués lors de renouvellements des baux. Cette vente est un vrai scandale car il s’agit d’une opération spéculative qui vise à enrichir les actionnaires d’Icade. La CNL est d’autant plus indignée que ces logements ont été doublement payés par les contribuables car ils ont bénéficié, lors de leur construction, de financements publics et d’une exonération de taxe foncière.
La CNL exige :
•Une commission parlementaire et l’audition de la CNL ;
•Une réelle concertation entre les locataires, leurs associations représentatives, les préfets et ce avant toute signature ;
•L’engagement des repreneurs à geler les loyers pendant six ans et ce au même niveau de loyer du dernier mois de la vente ;
•Le maintien du protocole d’accord ;
•Que les produits de cession perçus par la CDC doivent servir à réaliser les travaux non exécutés par Icade.


La CNL demande :
•Le gel des loyers, dans tous les secteurs locatifs
•La revalorisation de 20 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives
•L'arrêt de toutes les saisies et les expulsions
•La baisse des charges locatives récupérables, notamment en rejetant toute modification de la liste limitative du décret
•La construction annuelle de 180000 logements locatifs véritablement sociaux
•La création d'un véritable Service Public du logement et de l'habitat
•Le renforcement des moyens et la reconnaissance des organisations de consommateurs

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Vendredi 3 juillet 2009

Lu dans Le Parisien du 03/07/09, un article titré "Grand ramdam pour soutenir la cité U", de Anne-Sophie Damecour :

 

Etudiants, syndicats, élus de gauche et collectifs ont manifesté devant la mairie d’Antony hier soir contre la démolition programmée de 548 chambres à la cité universitaire.
Le dernier verrou s’opposant à la destruction du bâtiment C de la résidence universitaire d’Antony (RUA) a sauté hier soir avec le vote par le conseil municipal de la fermeture de l’école maternelle Jean-Zay située au rez-de-chaussée de ce bâtiment de 548 chambres étudiantes. Une centaine de manifestants ont vainement cherché à pénétrer dans la salle.

C’est donc sur le parvis, avec force banderoles, musique et confettis, que les protestataires ont fait entendre leur attachement à la RUA. Des élus de l’opposition, des membres de l’association des amis de la cité U, des parents de l’école Jean-Zay et les membres du collectif Jeudi noir, qui lutte contre le mal-logement, les avaient rejoints. « Toutes les décisions ont été prises avec une absence totale de concertation et de dialogue avec les étudiants », déplore Karima Delli, eurodéputée écologiste de Malakoff.

La polémique enfle depuis plusieurs semaines

« Le silence de Valérie Pécresse sur ce dossier est inacceptable, appuie Jean-Baptiste Prévost, président du syndicat étudiant Unef. C’est elle qui a en entériné le transfert de compétences du Crous vers la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvres ! Elle laisse ses amis politiques faire comme bon leur semble sur la question du logement étudiant. »
Voilà plusieurs semaines que la polémique enfle, depuis que les étudiants ont appris que le bâtiment C devait être vidé cet été « pour travaux ». La semaine dernière, les parents d’élèves ont occupé l’école pendant plusieurs heures après l’annonce de sa fermeture. Puis, lundi, les étudiants ont évacué plus de 600 parpaings destinés à murer le bâtiment. Mercredi soir, la communauté d’agglomération et le conseil général ont finalement confirmé la destruction de cette barre vétuste, promettant de reconstruire 20 % de logements supplémentaires. « Des logements plus chers et répartis dans l’ensemble du département », pronostique Jean-Baptiste Prévost, pour qui « aucune garantie n’existe sur ces futurs logements ».

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Vendredi 3 juillet 2009

Ci-après article paru dans Politis, titré "Un militant de l’accueil" écrit par Driss El Yazami, en hommage à Saïd Bouziri :

Avec le décès à Paris, le mardi 23 juin, de Saïd Bouziri, disparaît une des plus grandes figures de l’immigration du dernier demi-siècle. Né le 4 juin 1947 à Tunis, arrivé en France en 1966 pour poursuivre des études d’économie à Lyon, Saïd Bouziri fait alors partie de cette première génération d’étudiants maghrébins scolarisés après les indépendances du Maghreb, marqués par le double effet de la défaite des armées arabes en juin 1967 et les événements de Mai 68, et qui découvrent en France la réalité de ceux que l’on appelle encore les travailleurs immigrés. Vivant à la marge de la société, quasi invisibles, inexistants sur le plan politique. Et c’est à l’affirmation de cette présence politique de l’étranger dans l’ordre national que Saïd aura consacré une bonne partie de sa vie militante, d’une richesse et d’une diversité rares.

Étudiant-travailleur, Saïd Bouziri participe à la fondation des Comités Palestine puis du Mouvement des travailleurs arabes, qui rassemblent étudiants en rupture de ban et jeunes travailleurs, puis du Comité de défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés, qui accueillent les premiers noyaux de militants français solidaires. Il est visé en 1972 avec sa femme, Faouzia, par une mesure d’expulsion du territoire pour atteinte à l’ordre public ; ils entament une grève de la faim en plein quartier de la Goutte d’or, qui a un grand retentissement. C’est en effet une des premières grèves de la faim organisées par des immigrés depuis la guerre d’Algérie et qui permet en outre une mobilisation des grands intellectuels français à propos de l’immigration. Titulaire des années durant d’un titre de séjour provisoire renouvelable tous les mois (sa carte de séjour finissait par rassembler à un carnet à souches qui nous faisait sourire), Saïd Bouziri se lance dans l’organisation active des grèves de la faim pour la régularisation des années 1972-1973 puis dans l’appel, en septembre 1973, à une grève générale de travail des travailleurs immigrés contre la vague raciste du Midi de la France. Ces actions ne sont pas sans susciter de vifs débats avec la gauche et une partie de l’extrême gauche françaises, qui estiment qu’une organisation autonome menace « l’unité de classe » ou qui réprouvent la grève de la faim, qui ne ferait pas partie de la tradition ouvrière.

C’est aussi l’époque où Saïd Bouziri et ses compagnons présentent un candidat immigré symbolique aux élections présidentielles de 1974. Impliqués dans une grève de la faim pour la régularisation de travailleurs maghrébins, pakistanais et mauriciens, ils craignent que le scrutin organisé après le décès de Georges Pompidou n’étouffe leur lutte. D’où cette initiative originale : le candidat, un jeune gréviste de la faim tunisien, porte un double nom : Djellali Kamal, composé à partir des prénoms d’une victime du racisme et d’un militant menacé d’expulsion, manière de signifier aussi les autres combats des communautés immigrées : le refus de l’intolérance et le droit à la vie civique. Grâce à René Dumont, candidat écologiste, et à Alain Krivine, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire, ce discours, hérétique pour l’époque, passe même à la télévision.

Durant la deuxième moitié des années 1970, Saïd Bouziri milite pour l’essentiel dans le quartier qu’il a habité jusqu’à son décès : la Goutte d’or, en créant une association culturelle d’animation du quartier et une librairie rue Stephenson, et participe de manière active au comité de soutien au mouvement de grèves des loyers des foyers Sonacotra. Après avoir été l’un des fondateurs des journaux Sans Frontière (1979-1986) puis Baraka, il est aussi l’un des pionniers des radios libres : en juin 1981, il crée avec ses amis Radio Soleil Goutte d’or. À la veille des élections municipales de 1983, qui voient émerger le Front national, il est parmi les fondateurs du Collectif des droits civiques, petit regroupement qui incite les jeunes d’origine étrangère à s’inscrire sur les listes électorales.

Membre du conseil d’administration du Fonds action social (FAS), du Conseil national des populations immigrées et du conseil d’administration de la Fonda, Saïd Bouziri participe en 1987 à la création de l’association Génériques, dont il fut le président, jusqu’à son décès. En 1989, l’association organise la première grande exposition sur l’histoire de l’immigration en France et a réalisé depuis un travail colossal sur cette histoire, dont notamment un inventaire de toutes les sources de l’histoire de l’immigration, publié en quatre tomes de plus de 4 000 pages.

Responsable de la Commission immigrés de la Ligue des droits de l’homme puis trésorier national (il venait d’être réélu à cette fonction le 2 juin, lors du dernier congrès de la LDH), Saïd Bouziri a animé jusqu’à sa mort la campagne de la votation citoyenne, en faveur de l’octroi du droit de vote aux étrangers aux élections locales. Engagé dans la vie syndicale de son entreprise jusqu’à sa retraite, Saïd Bouziri a toujours gardé une sensibilité particulière aux plus démunis, dont les sans-papiers, et à l’action de terrain. C’est ainsi qu’il a animé, aux côtés notamment de l’anthropologue Emmanuel Terray, le troisième collectif des sans-papiers, qui a mobilisé de nombreux travailleurs irréguliers d’Asie. Directeur de publication de la revue Migrance, revue spécialisée dans l’histoire de l’immigration, Saïd Bouziri donnait le 11 juin dernier le coup d’envoi à une grande exposition accueillie aux archives municipales de Lyon, intitulée « Générations, un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France », et qui sera visible à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris à partir du 17 novembre prochain.

 

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Mercredi 1 juillet 2009

Le repos du dimanche est remis en cause, la proposition Mallié doit passer à l'Assemblée nationale le 6 juillet prochain.

Près de 80.000 personnes ont déjà signé une pétition pour exprimer leur opposition à ce texte.
Pétition en ligne en page :

http://www.travail-dimanche.com/component/option,com_wrapper/Itemid,116/


L'avis de Mme Amiable, députée de la 11e circonscription sur le sujet :

"Le 13 juillet 1906, l’Assemblée nationale avait voté à l’unanimité la loi instaurant le repos dominical, qui a constitué une avancée sociale significative, au profit notamment des salariés les plus modestes. Sa remise en cause au nom de la modernité est en réalité un formidable recul social qui en prépare d’autres comme la banalisation du travail du dimanche, qui pourrait aussi devenir un jour payé comme tous les autres. Je pense également que compte tenu de l’inégalité salarié-employeur et de la pression économique ambiante, les salariés qui ne seront pas volontaires seront contraints. Je m'inquiète aussi des conséquences de l'ouverture dominicale des 11 000 grandes surfaces sur la santé économique les 300 000 petits commerces de proximité si précieux pour la vie de nos communes. Je crois enfin que le temps en dehors du travail est utile pour s'investir par exemple dans la vie associative, syndicale ou politique, le sport, la culture, les arts, la vie affective. Le dimanche est aussi un moyen pour les familles d'avoir du temps commun pour se retrouver et pour assurer leur équilibre. Pour toutes ces raisons, en tant que députée, je m'opposerai fermement à toute proposition d'extension du travail dominical".

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Mercredi 1 juillet 2009

Lu dans la revue Inra-Magazine de juin 2009 (extraits) :

"Les circuits courts de commercialisation de produits agricoles ont le vent en poupe et se diversifient, en particulier à proximité des villes. Des consommateurs inscrivant leurs actes d’achat dans une démarche citoyenne plébiscitent ce lien social « retrouvé ».[...] [...]Les circuits courts, en relocalisant l’agriculture dans son territoire, vont souvent de pair avec des modes de production biologiques ou des fermes de petite taille qui revendiquent un respect de l’environnement et du bien-être animal, et aussi de meilleures conditions pour les travailleurs et un soutien à l’économie locale, la convivialité de la vente de proximité…[...] Certes, les circuits courts avec leurs marchés de producteurs, leurs ventes à la ferme existent depuis longtemps. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la multiplication des initiatives depuis 10 ans : Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), livraisons de paniers bio ou de saison aux entreprises, dans les gares, ventes directes aux restaurants, aux cantines, aux commerçants-détaillants ou grandes surfaces, ventes par Internet… [...] Dans les Amap, les consommateurs s’engagent à acheter régulièrement et à l’avance des produits, ce qui sécurise le chiffre d’affaires des agriculteurs », explique Yuna Chiffoleau, sociologue dans l’unité de recherche « Innovation » à Montpellier. [...] En Ile-de-France où la première association date de 2003, on recense aujourd’hui 10000 personnes engagées dans ce système de commercialisation. Pour Yuna Chiffoleau « les consommateurs sont aussi des citoyens en quête de sens dans leurs pratiques d’achat, en particulier dans leur alimentation. La clientèle des circuits courts qui représentait au départ un noyau marginal, se diversifie. Les consommateurs s’interrogent davantage par exemple sur l’origine des produits et les circuits courts permettent cette transparence». [...] Volontiers militante sur le sujet, la chercheuse défend que « l’idée n’est pas de substituer un dogme à l’autre mais de renforcer une filière et mettre en place des synergies entre filières courtes et filières longues dans la perspective du développement durable grâce à une démarche de recherche rigoureuse et citoyenne qui participe à la transformation de la société ». "


Les Amap à proximité de chez vous :

- Amap de Montrouge :
http://www.amapmontrouge.org/

- Amap de Malakoff : http://www.lemiam.org/

- Amap de Bagneux : http://amap-bagneux.blogspot.com/

et plus largement, les Amap d'Îlede France : http://www.amap-idf.org

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Mardi 30 juin 2009

Lu dans Le Monde du 30/06/09 :

La "racialisation de la société française" est-elle en marche ? Convaincus que les travaux du Comité pour la mesure et l'évaluation de la diversité et des discriminations (Comedd) mis en place en mars sous l'égide du gouvernement par le commissaire à la diversité, Yazid Sabeg, portent en germe ce risque, 22 chercheurs et universitaires de disciplines diverses se sont réunis pendant deux mois au sein d'une contre-commission : la Commission alternative de réflexions sur les "statistiques ethniques" et les discriminations (Carsed). Le fruit de ses travaux, un ouvrage collectif titré Le Retour de la race (éd. de L'Aube), a été présenté lundi 29 juin.
C'est la composition même du Comedd, partiale selon eux, qui a poussé ces universitaires à se réunir. "Le choix des membres du Comedd semble avoir été motivé par le seul critère d'une position ouvertement favorable aux statistiques ethniques", assurent-ils.

Une affirmation à nuancer : chargé d'"évaluer les dispositifs et outils nécessaires à l'observation et à la connaissance de la diversité et des discriminations en France", le Comedd réunit des personnalités de sensibilités différentes sur le sujet. La CGT ou la Ligue des droits de l'homme (LDH), pour ne citer qu'elles, ont des positions prudentes sur la question de la mesure de la diversité. Et c'est pour réussir à produire un rapport solide, mais aussi "le plus consensuel possible", que François Héran, le président du Comedd, a décidé de remettre son travail mi-septembre et non fin juin comme prévu initialement.

Avant d'être un support de propositions alternatives, le "contre-rapport" cherche à dénoncer le "leurre" de la réflexion engagée au Comedd. "La mesure statistique de la "diversité" (est) un euphémisme derrière lequel se cache désormais l'intention de produire des statistiques de l'ethnicité", affirment dans leur introduction les chercheurs parmi lesquels figurent la philosophe Elisabeth Badinter, les démographes Hervé Le Bras et Alain Blum, le sociologue Jean-François Amadieu.

Or soutiennent-ils, "en développant une vision de la société durablement fragmentée selon les critères d'origine, donc figés", une telle classification ethnique, "aboutit à terme à la fragmentation et à la concurrence entre "communautés" avec chacune ses lobbies, ses victimes, ses exclusions, son entre-soi, sa solidarité limitée aux membres du groupe alors que l'Etat républicain a la mission de l'assurer pour tous". Ils insistent sur un fait : si, "dans certaines discriminations, une composante raciste est présente, dans la plupart, l'influence des inégalités est déterminante".

Selon eux, "au lieu de s'acharner ou de fantasmer sur la construction d'une mesure illusoire", le gouvernement devrait se saisir de la question des moyens existants pour réduire les discriminations, tel le CV anonyme, dont les décrets d'application ne sont toujours pas sortis.

De même, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) devrait, selon la contre-commission, voir ses pouvoirs renforcés, "pour pouvoir par exemple mener des opérations de testing à assez grande échelle".

En somme, ce qui manque aujourd'hui, assurent ces chercheurs, c'est avant tout "une volonté gouvernementale".

 

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Mardi 30 juin 2009
Communiqué de Presse du Collectif Sauvons Jean zay :

Alerte! La Communauté d'Agglomération des Hauts de Bièvre et le CROUS veulent murer 540 chambres, et comptent commencer le travail dès demain matin, le 1er juillet, à 8 heures du matin. Les étudiants attendent d'un pied ferme. La résidence universitaire Jean Zay à Antony est la plus grande résidence universitaire de France et d'Europe. Avec sa capacité d'accueil de 2500 étudiants, elle représente 16% detout le logement social étudiant sur l'Ile de France. La Communauté d'Agglomération des Hauts de Bièvre (CAHB) s'en est rendu propriétaire en janvier 2009, et menace d'en détruire une partie importante.  La colère monte dans la résidence et dans la communauté des étudiants en Ile-de-France, car supprimer 540 logements sociaux étudiants, sans contre-partie (il y aura peut-être des logements étudiants construit un jour, avec 18m2 par chambre et des prix n'ayant rien à voir avec les 137 euros par mois de la RUA).  Le vendredi 26 juin, la mairie a été occupée, et Georges Siffredi s'est engagé à "mettre en place une réunion de concertation à partir de septembre sur l'avenir de la résidence, avant de prendre toute décision" selon le Parisien.  Or, ce midi 30 juin, un camion est arrivé devant le bâtiment C de la résidence universitaire d'Antony. Les ouvriers ont déposé 630 parpaings et une immense benne à ordure. Lestravaux vont commencer demain matin. Quels travaux ? Parle-t-on de relance, de réhabilitation de ce bâtiment qui, il y a deux semaines encore accueillait 540 étudiants et une école maternelle? Non. Les parpaings sont là pour murer de l'extérieur les fenêtres des chambres vidées. En effet, tous les résidents ont reçu l'ordre de quitter les lieux "pour cause de travaux". Ce matin, 30 juin, une délégation d'élus et de délégués des résident de la Résidence Universitaire d'Antony, du collectif Sauvons Jean Zay, ainsi qu'un représentant de l'Unef, ont été reçus par M. Vinzio, directeur de la RUA, et M. Paris, gestionnaire de la RUA de la part du CNOUS. Ils ont demandé à ce qu'on arrête de reloger les étudiants du bâtiment C, car le maire d'Antony, M. Siffredi, s'est engagé à attendre jusqu'à septembre. Ils ont répondu qu'ils n'ont reçu aucun ordre de leur hiérarchie, ils ont ordre de remettre le bâtiment vidé. Ils n'ont pas précisé la date. A l'heure actuelle, où le logement étudiant se fait rare, il faut que nos élus prennent leurs responsabilités. Avec 540 chambres en moins, c'est à la misère que G. Siffredi, P. Devedjian,V. Pécresse et le CROUS préparent 540 étudiants qui ne pourrons profiter de ces logments en état décent. 
Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Droits économiques et sociaux
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