Communiqué de la FCPE-SNUIPP-Collectif de Soutien aux Sans papiers de Bagneux-RESF :
Six enfants risquent de voir leur vie et leur famille dévastées, en application des lois inhumaines héritées de l’ère Sarkozy.
Nous, habitants de Bagneux, parents d’élèves, enseignants, élus ou simples citoyens, nous n’acceptons pas ces agressions contre les droits de l’Homme et contre les droits de l’enfant.
Nous demandons qu’Anis H., père marocain de Mehdi (élève de moyenne section à l'école Châteaubriand), Nelson M., père angolais d’Elisa, Sinaï et Jade (élèves à l'école Joliot-Curie), Jelena
et Ratko R. parents serbes d’Una et Vuk (scolarisés à l'école Maurice Thorez) reçoivent le titre de séjour « Vie privée et familiale » qui leur permettra de vivre et de travailler normalement en
France et d’élever leur enfants.
Les habitants de Bagneux, les parents d’élèves, les enseignants, les élus ne laisseront pas Mehdi, Elisa, Sinaï, Jade Una et Vuk, enfants de Bagneux, être privés de l’un de leurs parents ou être eux-mêmes expulsés.
TOUS CES ENFANTS SONT SOUS NOTRE PROTECTION !
RASSEMBLEMENT DEVANT L’ECOLE MAURICE THOREZ - VENDREDI 5 AVRIL A 18h
41, Av. Albert Petit
DELEGATION A LA SOUS PREFECTURE LUNDI 8 AVRIL A 16H
99 Ae Ch. De Gaulle Antony
Lu dans Le Parisien du
26/02/2013 (extrait) : 
Une bonne nouvelle pour Janat, la jeune lycéenne sans papiers de Montrouge menacée d’expulsion : le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) vient de lui donner gain de cause.
Annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 mars 2012, qui lui refusait la délivrance d'un titre de séjour : il devra réexaminer son dossier d'ici deux mois.
Annulée aussi l'obligation de quitter le territoire français qui faisait planer sur la jeune fille de 21 ans une terrible menace. Elle risquait en effet d'être renvoyée en Egypte. Cette jeune
copte avait fui ce pays il y a plus de deux ans pour échapper aux persécutions de sa communauté et où elle n'a plus de famille. [...]
"Elle peut enfin circuler librement et entrevoir un avenir" se réjouit Richard Moyon de RESF (Réseau éducation sans frontières).
Elève en CAP peinture au lycée Jean Monnet de Montrouge, Janat va pouvoir poursuivre ses études auprès de ses camarades.
Communiqué de la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) :
La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) présente aujourd’hui son rapport intitulé « Droit d’asile en France : conditions d’accueil – Etat des lieux 2012 ». Le constat dressé après
plusieurs mois d’enquête réalisée dans 31 départements de quinze régions en France montre que le système d’asile est à bout de souffle.
Les vingt associations regroupées au sein de la CFDA tirent la sonnette d’alarme sur le système français d’asile. Alors que le nombre de demandes d’asile a tendance à baisser (41 222
primodemandeurs adultes en 2012 soit moins qu'en 1989 (61 400), ou 2003 (52 200), la CFDA dénonce l’incapacité à sortir d’une logique qui porte atteinte aux droits des demandeurs.
L’enquête révèle que les délais pour accéder à la procédure d’asile sont de plus en plus longs. La gestion par les préfectures de région de l’accueil des demandeurs d’asile complique souvent
l’accès matériel à la procédure et conduit parallèlement à la saturation des services administratifs. Faute d’infrastructures suffisantes, les conditions dans lesquelles sont accueillis des
milliers de femmes, d’hommes et d’enfants se résument aux dispositifs d’urgence ou à la rue. L’Etat se défausse de ses responsabilités en laissant les associations pallier son inaction.
Une demandeuse d’asile malienne raconte les conditions d’accueil en préfecture « je me présente presque toutes les semaines. Les policiers ne nous traitent pas comme des humains. Comme si tu
mentais sur les raisons qui t’ont fait fuir ton pays. Tu passes la nuit dehors dans le froid. On te reçoit 5 minutes. On te dit qu’il n’y pas de place. Après on te renvoie chez toi sans
explication. Et tu recommences ». Ayant fui les menaces pour son engagement contre l’excision, elle attend depuis un an en France de pouvoir déposer son dossier.
Au final, les personnes qui sont venues en France pour chercher refuge contre les persécutions sont à nouveau mises face à un danger : celui de ne pouvoir déposer à temps leur demande d’asile ou
d’être déboutées de leur demande, faute d’avoir pu correctement exposer leurs craintes de persécutions.
« La prise en charge des demandeurs d'asile est déshumanisée et incohérente, déplore Franck Ozouf, rédacteur du rapport. Déshumanisée, car de plus en plus de demandeurs ne sont pas ou mal accueillis et les organisations d’aide financées par l'Etat contraintes à délaisser l’accompagnement social et juridique pour un travail de gestion administrative. Incohérente, car le coût augmente par des systèmes de contrôle, une dissuasion à tous les niveaux de la procédure et une préférence donnée au dispositif d'urgence, cher et précaire, le tout pour un service rendu bien loin des normes minimales d'accueil ».
La CFDA appelle à une réforme en profondeur de la procédure d’asile et du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile. La course à la réduction des délais et la lutte contre les détournements de
procédure doivent céder la place à une réflexion d’ensemble pour assurer l’accueil et la protection des réfugiés grâce à une procédure efficace et équitable.
Stéphane Hessel vient d'enregistrer un CD au profit du Réseau
Éducation Sans Frontières (RESF).
Une voix pour la poésie, CD de poèmes dits par Stéphane Hessel et mis en musique par Laurent Audemard, 69’37’’, 15€
Communiqué commun :
La lutte des sans-papiers de Lille et la poursuite des expulsions viennent confirmer avec force que la circulaire Valls, publiée le 28 novembre 2012, ne répond pas à la revendication portée par
nos organisations « pour une égalité des droits entre Français et étrangers ». Cette revendication avait été réaffirmée durant les campagnes présidentielle et législative par les organisations
suivantes : Autremonde, CGT Paris, La Cimade, Droits Devant !!, Fasti, FSU Paris, Gisti, LDH Paris, Mrap, RESF, Union Syndicale Solidaires.
En partant du vécu de milliers de migrants, les organisations signataires proposaient des mesures précises pour sortir d’une logique qui, circulaire après circulaire, loi après loi, avait
globalement réduit à peau de chagrin les droits des migrant-e-s.
Elles proposaient d’avoir le courage politique de marquer une véritable rupture avec la politique antérieure et de réformer en profondeur le Ceseda et le Code du travail.
La circulaire Valls ne suffit pas, dans la mesure où elle n’est pas opposable devant un tribunal et reste marquée par une logique de quota de régularisation.
Par sa nature même, elle ne remet pas en cause le pouvoir discrétionnaire des préfets et ne permet en aucun cas d’asseoir une égalité de traitement, les étrangers ne pouvant pas s’appuyer sur ce
texte devant les tribunaux.
D’autre part, elle ne remet pas en cause les principes d’exclusion des dispositifs légaux précédents : critères arbitraires, exclusion encore une fois du département de Mayotte, conditions encore
restrictives, notamment pour les travailleurs.
La circulaire continue de faire de l’employeur le seul interlocuteur de l’administration en lui laissant le pouvoir exorbitant de donner des suites, ou non, à la démarche de régularisation, elle
exclut de fait les travailleurs au noir et impose des périodes de clandestinité préalables à tout titre de séjour.
C’est pourquoi nous, les organisations soussignées, tenons à rappeler notre volonté de défendre l’égalité des droits entre Français et immigrés et de rompre avec cette politique de stigmatisation
des migrants.
Nous exhortons le gouvernement à aller vers des choix qui intègrent la mobilité des personnes, qui reconnaissent une place à chacun–e, en mettant au centre la solidarité et l’égalité plutôt que
le rejet et la peur.
Nous rappelons notre exigence que soient modifiés le Ceseda et le Code du travail pour des régularisations de plein droit.
Nous revendiquons la création d’un titre de séjour unique, stable, avec droit au travail, renouvelable de plein droit, donnant à tous les étrangers les mêmes droits.
Organisations signataires : Autremonde, CGT Paris, La Cimade IDF, Droits Devant !!, Fasti, FSU Paris, Gisti, LDH Paris, Mrap, RESF, Union Syndicale Solidaires
La Ligue des droits de l'Homme, qui a contribué à révéler les discriminations qui se cachent (mal) dans certains milieux du sport, a poursuivi cette année son action contre le refus de
délivrance, par la Fédération française de football (FFF), de licences à des enfants qui veulent pratiquer ce sport. La raison ? Ils sont, disent-ils, étrangers.
Dans une lettre adressée à la Ligue des droits de l'Homme, la FFF tente de se justifier. Cette lettre montre que s'il advenait que ses dirigeants aient besoin d'une formation, ce serait bien en
droit ! Le directeur général adjoint attaque vivement la LDH pour avoir déclenché une campagne médiatique défavorable. Et de s'en indigner... et de tenter ainsi un retournement en réponse aux
accusations de discriminations, en l’occurrence celles que subissent certains mineurs parce que leurs parents sont étrangers, dans leur demande de délivrance d'une première licence. C'est une
défense classique mais dérisoire que celle qui consiste à s'offusquer d'être critiqué, alors que le fondement de la critique est avéré. La FFF refuse de délivrer des licences à des jeunes enfants
au vu de leur nationalité, et cela porte un nom déplorable, cela s'appelle une discrimination, et aboutit, pour une entité sociale, à se donner le droit de créer son propre droit au mépris de la
loi.
La situation ainsi créée montre un curieux paradoxe. Il apparaît que dans le cas de jeunes joueurs dont les clubs souhaitent s'attacher les talents alors qu'ils viennent de l'étranger,
l'intervention auprès de la Fifa consiste à lever le blocage de la licence. Autrement dit, la circulaire Fifa et sa déclinaison nationale ne s'appliquent pas lorsqu'elles le devraient, et
s'appliquent lorsqu’elles ne le devraient pas. En ce qui concerne la protection des mineurs provenant de certains pays et trompés par de faux agents qui les abandonnent par la suite, si une
solution protectrice doit être trouvée, elle ne peut consister à refuser une première licence de football à ceux qui en font la demande. C'est en effet une dérive dangereuse pour les libertés que
celle qui consiste à incriminer tout un groupe au prétexte de sanctionner un délit. A la pratique de la discrimination, la FFF ajoute l'ignorance des règles fondamentales et habituelles du
droit.
Si la Ligue des droits de l'Homme critique la réglementation et la pratique administrative de la FFF, c'est parce que la démonstration est faite qu'elle invente des actes administratifs dans un
sens défavorable aux personnes, qu'elle les différencie en fonction de leur origine supposée ou réelle. Appliquées aux enfants, ces règles sont une violation de la Convention internationale des
droits de l'enfant, qui dit qu'en toute situation c'est « l'intérêt supérieur de l'enfant » qui s'impose à toute autre disposition. La solution qui consiste à construire la protection de certains
jeunes joueurs, venus de l'étranger, sur la stigmatisation d'enfants d'étrangers vivant en France ne garantit pas l'égalité de traitement de tous.
En ce qui concerne la pratique de ses services, le directeur général adjoint mentionne un examen au « cas par cas des dossiers », dans une sorte de reconnaissance honteuse qu'il y a bien
problème. S’agit-il d’actionner une baguette magique, qui, bien agitée, rétablirait dans le bon sens une mauvaise situation d'arbitraire ? Dans un maintien dans l'ignorance des demandeurs, la FFF
adapte soit les critères généraux, soit la situation de la personne. Quant à la demande d'une attestation de résidence, si elle voit sa durée de cinq ans réduite à trois ans, c'est sans mettre en
cause la présentation d'un acte administratif qui n'existe pas. Par ailleurs la mention « attestation de cinq ans » figure dans la réglementation à l'annexe 1, et le secret est bien gardé sur les
détails du logiciel employé.
La FFF aurait renoncé, dit-elle, à un certain nombre d’exigences à fournir. Rappelons que lorsqu'il s'agit d'un enfant, il s'agit d'une illégalité, puisqu'il n'existe pas d'enfants sans papiers,
mais juste des enfants. Cette analyse est corroborée par la demande de présentation d'une preuve de résidence des parents, ce qui revient à dire que pour avoir le droit de pratiquer le football,
il ne faut pas être fils ou fille de SDF, il ne faut pas être fille ou fils de sans-papiers et, absolument éviter d'être fils ou fille de sans-papiers SDF...
En outre, alors que la FFF affirme que les demandes ne sont pas cumulatives, on peut constater que l’ensemble des réponses flottent dans un flou général, au point que la FFF s'empêtre dans sa
démonstration et reconnaît qu'il y a bien des discriminations, mais qu'elles ne sont pas intentionnelles, mais exceptionnelles comme si le fait qu'elles soient telles les rendait moins
condamnables.
La FFF prétend n'établir un contrôle effectif qu'à partir de l’âge des U13. Cette assertion est fausse. De nombreux enfants dès l’âge de 6 ans, même nés en France, ont subi un refus de délivrance
de licence en début de saison et ont bénéficié d'un déblocage uniquement grâce à l'intervention volontariste des responsables de clubs. Un certain nombre d’entre eux seraient tellement lassés par
ce travail de bénévoles accompli à longueur de temps, qu’ils renoncent à inscrire désormais de jeunes mineurs étrangers signant leur première licence. Ainsi à la perte de temps s'ajoute une
aggravation et un enracinement dans la pratique, et plus seulement dans la réglementation de la discrimination. Dès lors, la Ligue des droits de l'Homme se sent confortée dans son rappel à
l'ordre de la Convention internationale des droits des enfants, un jeune est « enfant » jusqu’à l’âge de 18 ans, et aucune différence ne devrait être faite pour tout mineur qui doit avoir le
droit de s’inscrire dans le sport qu’il désire pratiquer.
La Ligue des droits de l'Homme a eu
connaissance des nouvelles dispositions que le gouvernement a prises en ce qui concerne les centres de rétention administrative. Les conditions dans lesquelles les associations concernées vont
devoir répondre au nouvel appel d'offre sont inacceptables : liberté d'action limitée, droit à investigation dénié, limitation du droit des personnes à bénéficier d’une aide. Au lieu d'une
amélioration des conditions de fonctionnement et du respect des personnes, le gouvernement accentue les mesures restrictives.
Alors qu'aucune diminution du nombre de personnes retenues dans les centres de rétention n’est attendue, compte tenu du chiffrage du nombre d'expulsés d'ores et déjà annoncé par le ministère de
l'Intérieur, l'intervention des associations contractantes est rendue plus difficile, en recourant à un contrôle étroit de leurs activités.
Ainsi, elles devront par exemple prévenir les chefs des centres de rétention, dès qu’une des personnes enfermées qu’elles accompagnent osera déposer un recours, et les personnes étrangères
enfermées ne pourront plus s’entretenir avec les associations accompagnées d’un co-retenu de leur choix, ce qu’elles souhaitent pourtant très fréquemment.
Enfin, en matière de liberté d’information, les associations seront soumises à un « devoir de réserve » et une « obligation de discrétion », et devront exprimer « de manière mesurée, des opinions
dans le domaine des politiques publiques relatives à l'immigration ».
L’empilement de ces mesures de restriction signifie que le regard critique et de dénonciation que portaient les associations est largement mis en cause. Ainsi, tout affichage dans leurs bureaux
est soumis à l’autorisation préalable du chef du centre de rétention. De même, le prêt de moyens de communication vers l’extérieur est interdit, mettant ainsi en cause le droit de correspondre
pour se défendre.
Enfin le texte de l’appel prévoit des sanctions, des pénalités financières, l’interdiction définitive pour les salariés d’accéder au centre de rétention, voire la résiliation des contrats des
associations. Ces sanctions seront prononcées par la police ou le ministère de l’Intérieur, sans moyen de recours compte tenu de la liberté d’appréciation qui leur est laissée.
En matière de rétention des étrangers, l'orientation va donc dans le sens de la répression : expulsions collectives, absence d'amélioration du traitement des étrangers malades, création, après
l'arrêt du conseil d'Etat sur la garde à vue, d'une nouvelle disposition de retenue, au mépris du droit commun, poursuite de l’enfermement d’enfants dans le centre de rétention de Pamandzi à
Mayotte, mise à l'écart des Cra de Mayotte et de Martinique du marché public. Ce faisant, les mesures d’assouplissement de la politique antérieure sont noyées dans un ensemble défavorable.
La Ligue des droits de l'Homme se prononce pour la fin de la politique d'enfermement des étrangers sans papiers, et pour le retrait de l'appel d'offre du marché public de la rétention, tel
qu'il est proposé aux associations intervenant dans les centres de rétention.
Pour les droits des migrants, la Ligue des droits de l'Homme appelle à manifester le 18 décembre !
Le 18 décembre est la Journée internationale d’action pour les droits des migrants et de leurs familles. La Ligue des droits de l’Homme appelle à participer aux actions qui l’émailleront de
toutes leurs couleurs.
Ce sera le moment de rappeler le signe négatif qu’est le refus de la France de ratifier la Convention internationale sur la protection des droits des migrants et de leurs familles, qui les
énonce.
Mais cette année, c’est aussi l’occasion de dire que le gouvernement, malgré des changements réels, n’a pas fait le choix d'un changement de la politique de l’immigration. Ainsi, emblématique
s'il en est, la circulaire dite de « régularisation » ne permettra pas à toutes les catégories d’étrangers d’en être bénéficiaires, et elle prévoit une maîtrise d’œuvre par les préfectures qui
reste changeante et aléatoire.
Sur le fond, la logique des critères pour obtenir un titre de séjour reste restrictive. En fixant des chiffres très élevés de présence constatée, la circulaire apporte certes des améliorations
par rapport à la situation précédente, et ouvre la possibilité d’un nombre notable d’issues positives. Mais, que ce soit pour les enfants et les jeunes majeurs en cours d’études, pour leurs
familles, que ce soit pour les salarié(e)s, les durées exigées sont trop loin de la réalité des demandes déposées ou exprimées. De plus, les autres conditions ajoutent une très rigoureuse
limitation des situations éligibles à la régularisation, telle l’exigence de bulletins de salaire sur toute la période de référence.
Le ministère dit avoir voulu fixer des dispositions stables et pérennes applicables par toutes les préfectures. On ne peut qu’apprécier cette orientation. Mais compte tenu des critères retenus,
rien ne garantit que l’arbitraire ne puisse perdurer, sachant que l’éloignement du territoire demeure la règle. Il est de la responsabilité du ministère de l’Intérieur de s’assurer que les
dérives de ces dernières années cessent.
La Ligue des droits de l'Homme attendait du gouvernement qu'il s'engage dans une politique différente de celle du gouvernement précédent. C'est pourquoi cette circulaire avait suscité un grand
espoir pour les familles, les jeunes et les travailleurs sans papiers.
Parce qu'il faut un changement radical de la politique de l'immigration, parce qu'il faut que dans la loi et dans la pratique, les droits des familles, des jeunes et des travailleurs soient
assurés, la Ligue des droits de l'Homme appelle à participer aux manifestations organisées le 18 décembre 2012.
Asdjad, 19 ans , élève de CAP Petite Enfance du lycée Jean-Jaurès,
est arrivée en France à 16 ans et 4 mois : 4 mois trop tard pour être régularisée de droit par la circulaire Valls
Pas question de l’accepter, elle doit avoir des papiers pour continuer de construire sa vie ici
Rassemblement mercredi 12 décembre à 14 h30
Pour Asjad, avec ses profs, ses camarades
Devant la sous préfecture d’Antony
99, avenue du Général De Gaulle
Pas un lycéen sans papiers ne doit être laissé de côté
Tous lycéens, mêmes droits pour tous
Lycéens sans papiers
Ils, elles doivent être régularisés, maintenant !
Vitalii, le père de Tamara, élève de 6e au collège Haut-Mesnil à
Montrouge, est menacé d'expulsion. Il est assigné à résidence jusqu'au 17 décembre avec obligation de pointage tous les jours au commissariat de Montrouge. De plus, il est convoqué à la
préfecture de Paris le 14 décembre et est sensé se présenter ce jour là avec un billet d'avion pour l'Ukraine pour un départ dans les trois jours.
Il est arrivé en France en 2009, travaille dans le bâtiment et habite à Châtillon. Sa femme et sa fille aînée, Tamara, sont venus le rejoindre en août 2011. Sa deuxième fille, Tamila, est née en France cet été.
En soutien à Vitalii, RESF appelle :
- à une manifestation de soutien Lundi 10 décembre à 18h15, entre la place Jean Jaurès et le commissariat de Montrouge
- à signer la pétition http://resf.info/P2451.
- à se rassembler Mardi 18 décembre à partir de 17h30 devant le collège Haut-Mesnil