Au 12 novembre, on relève les piquets de grève suivants ;
- MCND (ex site BMS) (démolition)
1, rue Noël Pons - 92100 Nanterre
17 grévistes
- BARBAUD-PEGASE (boucherie)
7, avenue de Galilée - 92350 Plessis Robinson
6 grévistes
- AXANDRE SERVICE (démolition)
5, rue Chaptal - 92300 Levallois
16 grévistes
- Agence SYNERGIE
4 C avenue Laurent Cély - 92 Asnières
(agence évacuée le 5 novembre)
- Agence ADIA
4D avenue Laurent Cély - 92 Asnières
- Agence SELPRO
Rue Félicie - 92 Gennevilliers
(agence évacuée)
L'écrivain Sébastien Smirou écrit au président de la République, au ministre de
l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, et au préfet des Hauts-de-Seine pour demander le retour de Mohamed Allouche auprès de ses proches.
Rappel :
Lu dans Le Monde du 06/11/09 :
Le tribunal correctionnel de Mulhouse a condamné à un mois de prison avec sursis une épicière pour aide à séjour irrégulier et travail dissimulé, a-t-on appris, vendredi 6 novembre, auprès de l'avocat de celle-ci.
L'épicière Sona Celebi et son mari ont accueilli à leur domicile un ressortissant turc, Mehmet Comut, sans titre de séjour et dont la demande d'asile à la France a été rejetée à trois reprises. Un agent de l'Urssaf l'avait trouvé derrière le comptoir de la petite épicerie de quartier lors d'un contrôle au mois d'août. Comut avait alors affirmé qu'il donnait "un petit coup de pouce" au magasin "de façon tout à fait occasionnelle" et de sa propre initiative.
"Il ne travaillait pas chez moi", a indiqué Mme Celebi, jeudi lors de l'audience où elle était soutenue par le "comité Comut", qui réunit des représentants locaux de la Ligue des droits de l'homme, de RSF 68, de la Cimade ainsi que du PCF et du NPA d'Olivier Besancenot. Selon le journal L'Humanité, ce militant du Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie a été condamné à mort, en 1996, dans son pays, une peine commuée depuis en réclusion à perpétuité.
Me André Chamy a fait valoir que le couple Celebi s'était comporté avec cœur en soutenant, malgré ses faibles revenus, une personne menacée de mort en cas de retour dans son pays. "Il n'y avait aucun lien de subordination même ressenti", selon l'avocat. Il a jugé aberrant que la préfecture demande un certificat d'hébergement à Comut et qu'on tombe ensuite sur ceux qui l'hébergent, "alors que le ministre de l'immigration Eric Besson a affirmé qu'il n'y aura[it] jamais de poursuites pour délit de solidarité".
Le tribunal a condamné l'épicière pour aide au séjour irrégulier d'un étranger en France, emploi d'un étranger démuni d'autorisation de travail et travail dissimulé. Le parquet a essentiellement fait valoir le risque d'une exploitation de la vulnérabilité de personnes en situation irrégulière qui travaillent sans protection sociale.
Le rassemblement du vendredi 23 octobre devant la mairie de Montrouge a commencé avec une
bien mauvaise nouvelle. La demande de visa de Mohamed Allouche a été rejetée par le Consulat Général de France à Tunis.
Dans le prolongement du mouvement engagé le 15 avril 2008, 3000
travailleurs-euses sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l'intérim… sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur leur lieu de travail ou sur leur
secteur d'activité (siège de fédération patronale ou grande entreprise), pour gagner leur régularisation administrative et l'amélioration de leurs conditions de travail.
Ces travailleurs-euses sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie (bâtiment, travaux publics, nettoyage, sécurité, restauration, intérim, aide à la personne,
agro-alimentaire, confection…).
La plupart paient des impôts, cotisent (retraites, maladie, chômage...).
Ils ne prennent le travail de personne et bien souvent l’exercent dans des conditions particulièrement pénibles, parce que sans droit.
Nous demandons une circulaire ministérielle afin de permettre la régularisation de tous ces salarié(e)s !
Pétition en ligne :
http://www.travailleurssanspapiers.org/phpPetitions/
Communiqué de la LDH :
Le ministère de l’Immigration reçoit aujourd’hui 22 octobre à 11 heures les représentants des signataires de la lettre du 1er octobre (CGT, CFDT, union syndicale Solidaires, FSU, Unsa, Ligue des
droits de l’Homme, Cimade, RESF, Femmes égalité, Autremonde, Droits devant) adressée au Premier ministre et concernant la régularisation des travailleurs(euses) sans papiers.
Ce sont les 3 700 travailleurs en grève depuis le 12 octobre 2009, dont le nombre grandit chaque jour, qui ont permis la tenue de cette première réunion.
Lors de cette rencontre, les organisations rappelleront les principes défendus dans la lettre commune :
- la régularisation des hommes et des femmes qui travaillent ;
- la définition de conditions simples, objectives, améliorées et sécurisées pour permettre cette régularisation ;
- la garantie de l’égalité de traitement de chaque salarié(e).
Les organisations signataires rendront compte régulièrement de l’avancée des discussions.
La LDH est pleinement impliquée, avec toutes ces organisations syndicales et associatives, dans la lutte pour la régularisation des travailleurs sans papiers, comme elle l'est depuis l'origine, avec notamment le RESF, dans la lutte contre les reconduites à la frontière des jeunes scolarisés et de leurs familles. Chacun de ces deux combats contribue puissamment à faire évoluer l'opinion d'un nombre croissant de citoyens quant à l'injustice des politiques migratoires actuelles, et constitue un point d'appui précieux dans notre combat pour la régularisation de tous les sans-papiers.
Signataires : CGT, CFDT, union syndicale Solidaires, FSU, Unsa, Ligue des droits de l’Homme, Cimade, RESF, Femmes égalité, Autremonde, Droits devant.
RESF informe :Communiqué de la LDH :
Un avion en provenance de Londres s’est posé cette nuit à Paris pour emmener vers l’Afghanistan trois demandeurs d’asile qui avaient fuit leur pays pour tenter de trouver asile en Europe. Le ministre de l’Identité nationale a ainsi offert trois reconduites à la frontière au gouvernement britannique qui lui réclamait une collaboration à sa politique des charters.
L’un des ces trois expulsés avait été arrêté lors du raid sur la « jungle » de Calais ; un autre lors de l’opération de police du square Villemin menée en plein mois d’août dans le 10ème arrondissement de Paris.
Même des députés de l’UMP comme M. Pinte et Mme Hostalier ont dénoncé cette opération que monsieur Besson revendique fièrement en osant prétendre que ces expulsés seront en sécurité à Kaboul. Kaboul, dans laquelle les Talibans ont encore tué dix-sept personnes il y a moins de quinze jours. Qui peut encore tenir l’Afghanistan pour un pays sûr alors que l’armée française elle-même enregistre une insécurité croissante des troupes qu’elle y a engagées ?
La LDH rappelle que la Cour européenne des droits de l’Homme avait réussi à faire empêcher des opérations semblables il y a encore quelques jours et tient le gouvernement français pour responsable du sort qui attend les victimes de sa politique de restriction du droit d’asile.
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Communiqué commun :
L'Etat français s'apprête à expulser des Afghans par charter
Un « charter » franco-britannique à destination de Kaboul est prévu pour aujourd'hui. Suite à la « fermeture » de la « jungle » de Calais, un « vol conjoint » pour l'Afghanistan était déjà d'actualité le 6 octobre. La mobilisation interassociative, les décisions de suspension d'expulsion de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avaient fait reculer Paris.
La libération des 140 Afghans placés en rétention dans les jours qui ont suivi la « fermeture » de la « jungle » de Calais, leurs demandes d'asile en cours, n'ont pas empêché les autorités françaises de continuer à arrêter et à placer des ressortissants afghans dans plusieurs centres de rétention administrative (CRA). A ce jour, une cinquantaine d'Afghans sont dans les CRA de Palaiseau (91), de Coquelles (66), du Mesnil-Amelot (77), de Nice (06), de Lille (59) et de Paris-Vincennes (75).
La situation n'a pas changé : l'Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d'y renvoyer ceux qui s'en sont enfuis à la recherche d'une protection en Europe. Les « charters conjoints », qui sont contraires au principe d'interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines, au mépris des droits fondamentaux des personnes.
Nous appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d'expulsion vers l'Afghanistan et insistons sur la nécessaire mobilisation de tous pour empêcher cette expulsion collective qui mettrait sérieusement en danger la vie de ces exilés.
Nous réaffirmons qu'il est urgent de rendre son sens au droit d'asile en Europe en prévoyant un mécanisme permettant à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix. Dans l'attente, la France peut, et doit, suspendre l'application du règlement de Dublin afin d'accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge en Europe.
45 organisations signataires :
ACAT-France (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers), AFRANE (Amitié franco-afghane), ANAFE (Association nationale d'assistance aux frontières des étrangers), APSR (Association d'Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France), Association Primo Levi, Auberge des migrants (Calais), Aumônerie de Saint-Omer, CAAR (Comité d'aide aux réfugiés - Bois-Colombes), Calais Migrant Solidarity, C'SUR (Calais), La Cimade, Collectif Migrants (Dunkerque), Collectif Solidarité Migrants (Angres), Collectif de soutien des exilés (Paris), COMEDE (Comité médical d'aide aux exilés), Dom'ASile, ELENA (European Legal Network on Asylum), Emmaüs-France, Enfants du monde-Droits de l'Homme (EMDH), Fédération de l'Entraide Protestante, Flandre Terre Solidaire, FNARS, Fraternité-Migrants Bassin minier 62 (Angres), GAS (Groupe Accueil et Solidarité), GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), Itinérance (Cherbourg), LDH (Ligue des droits de l'homme), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), PCF (Parti communiste français), Parti de Gauche (PG), PS (Partis Socialiste), RESF (Réseau Education sans frontières), Réseau Chrétien Immigré (RCI), Réseau franciscain Gubbio, SAF (Syndicat des avocats de France), SALAM (Calais), SALAM (Dunkerque), Secours catholique, Solidaires (Union Syndicale), Sud-Education, Syndicat de la magistrature (SM), Terre d'errance (Norrent-Fontes), Terre d'Errance (Steenvoorde), Les Verts.