Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 09:13

RETRAITES : CONTRE LE PROJET DU GOUVERNEMENT POUR UNE REFORME JUSTE ET EFFICACE
Le collectif de Malakoff appelle à participer le 7 Septembre à la manifestation à l’initiative des organisations syndicales, place de la République à Paris à 14h
(Rendez-vous à 13h30 à Malakoff, place de la mairie pour un départ collectif)
Le collectif « Touche pas à ma retraite » est large, ouvert à toutes et tous. ENSEMBLE, membre d’une organisation ou non, agissons et construisons la riposte. Premiers signataires  Union locale CGT, CGT Territoriaux, FSU, SNUIPP, Union Nationale des Retraités et des Personnes Agées, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Mouvement de la Jeunesse Communiste, Parti Socialiste, Mouvement des Jeunes Socialistes, les élus communistes Anti-libéraux et citoyens, les élus socialistes, Collectif antilibéral, Alternative citoyenne, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, les Verts/Europe Ecologie, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières pour la justice sociale et la planète), Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’homme.
Contact : touchepasamaretraite-malakoff@sfr.fr

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Il est possible de financer nos retraites

 

MENSONGES D’ETAT
Si l’on devait croire le gouvernement, il serait nécessaire de reporter l’âge légal de la retraite à 62 ans et allonger la durée de cotisation nécessaire pour sauver notre système de retraite par répartition. A l’appui de cette affirmation, il annonce un chiffre sans appel : 2 600 milliards d’€ de déficits cumulés d’ici 2020.
Le seul problème, c’est que le gouvernement « oublie » de préciser un certain nombre de choses dans son argumentation. Par exemple que ces 2600 milliards sont à opposer aux 120 000 milliards d’€ qui seront produits dans la même période par le pays. Par exemple que même le Conseil d’Orientation des retraites (C.O.R.) considère que le la réforme gouvernementale ne permettrait pas d’assurer réellement un financement « équilibré » des retraites d’ici 2050. Par exemple encore que les hypothèses du gouvernement sont bâties sur un dogme, celui de l’impossibilité d’aller trouver de nouvelles recettes pour financer les retraites.

 

LES SOLUTIONS EXISTENT POURTANT !
Il est possible de financer nos retraites en maintenant nos acquis, à savoir l’âge légal de la retraite à taux plein à 60 ans, même si le nombre de retraités en France devrait passer de 11 millions actuellement à 22 millions en 2050 selon les projections démographiques.
Pour cela, il est nécessaire de mettre en cause les politiques libérales mises en œuvre depuis une trentaine d’années, et d’affecter les sommes phénoménales consacrées à la spéculation (avec les crises qu’elle entraîne) et aux dividendes versés aux actionnaires (passés de 3,2 % du PIB -produit intérieur brut- en 1982 à 8,5 % du PIB en 2007) au financement de nos retraites actuelles et futures.
 1 million d’emplois créés, c’est 5 milliards d’euros pour la retraite : le retour au plein emploi est la première solution pour financer de bonnes retraites. Il faut donc rompre avec le système actuel où  le salarié n’est devenu « employable », selon le patronat, qu’entre 30 et 50 ans.
 Moduler les cotisations patronales d’assurance vieillesse selon des critères favorables à l’emploi :
• le taux de cotisation serait plus faible pour les entreprises dites de main d’œuvre (BTP, gardiennage, nettoyage …) ; à l’inverse, il serait plus important dans les secteurs à faible main d’œuvre et qui dégagent d’important profits (pétrochimie par exemple)
• le taux de cotisation serait également plus faible pour les entreprises qui créent des emplois, et plus fort pour celles qui ne cessent d’en détruire
 Mettre fin aux exonérations de cotisations patronales, dont l’efficacité est mise en cause même par la Cour des Comptes, et non totalement compensées par l’État.
 Instaurer des cotisations sur l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et les stocks-options, au minimum à la hauteur des cotisations vieillesses sur les salaires.
 Instituer une contribution sur les revenus financiers, intérêts et dividendes des entreprises.
 Supprimer le bouclier fiscal qui ne profite qu’aux plus riches.

Les solutions de financement viable de notre système de retraite existent donc, mais elles impliquent de s’attaquer au système actuel qui favorise le capital et dévalue le travail.
Le gouvernement, qui nous assène son mot d’ordre « Réussissons une réforme juste » à coups de spots publicitaires financés par nos impôts, relaie en fait dans son projet les revendications patronales et s’attaque au salariat, futurs retraités.
C’est ça la justice ?
Nous ne l’acceptons pas !

Par Section LDH de Bagneux-Malakoff-Montrouge - Publié dans : Droits économiques et sociaux
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